Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
Blues pour Julie

Pierre PELOT

Première parution : France : Ponte Mirone, 1980


Illustration de VOLNY

PONTE MIRONE , coll. Espaces mondes n° 2
Dépôt légal : 1er trimestre 1980
Première édition
Roman, 160 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : néant   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Généralement, on peut lire sur ce verso d'un livre, ce qu'il est convenu d'appeler le « résumé page quatre de couverture ». Il s'agit d'un texte de quelques lignes (écrites par le personnel de l'éditeur ou par l'auteur, cela dépend), qui est sensé donner une idée du contenu de l'ouvrage, doit aguicher le lecteur en puissance et déclencher un « tilt » dans sa tête qui le poussera à acquérir cet objet bizarre fait de pages et de mots imprimés.
     Dans le cas présent, l'éditeur a téléphoné un soir à l'auteur en lui disant : « Écoute, tu ne voudrais pas écrire le résumé de couverture ! Moi, je n'y arrive pas... ». Je n'aime guère cet exercice qui de toutes manières, toujours, donne une fausse idée du livre. J'ai dit : « Bon, d'accord, je vais essayer... »
     Et j'ai essayé. Pendant quatre jours. Sans résultat. Alors quoi dire ? Que j'ai écrit cette histoire il y a quelques années déjà, que je l'ai relue récemment pour l'édition présente sans y changer un mot (ou presque). Qu'il n'est peut-être pas facile d'y entrer, pas plus qu'il ne m'a été facile de la modeler...
     Dire que pour moi BLUES POUR JULIE est tout à fait irrésumable et avouer mon impuissance, là, ici, en tant qu'observateur extérieur de ce « roman ». J'en suis heureux et désolé à la fois.
Pierre Pelot
 
    Critiques    
 
[ critique de Blues pour Julie par Pierre Pelot aux éditions Ponte Mirone & de Virgules Téléguidées de Pierre Suragne aux éditions Fleuve Noir]


     Dans le n° 248 de Fiction, je rendais compte d'un roman de Pierre Suragne : Mais si les papillons trichent. Espérons que Patrick Siry aura l'excellente idée de rééditer ce livre dans la collection Super-Luxe du Fleuve Noir. Je concluais en écrivant : « Et, comme dirait Philip K. Dick, cela ne fait que commencer ». Je ne croyais pas, franchement, être aussi bon prophète. Après ce livre, il y a eu encore de nombreux Suragne, pour la plupart excellents, et puis, pas du tout inattendu mais surprenant par son ampleur, le déferlement des Pelot dans toutes les collections ou presque. Avec au moins un chef-d'œuvre, Délirium Circus.
     Blues pour Julie et Virgules téléguidées, le dernier Pelot et le dernier Suragne — mais pas pour longtemps — prennent une place à part dans la carrière de l'homme double. Le premier est une « biographie rêvée », qui frôle à plusieurs reprises la science-fiction sans jamais y entrer. Pierre Pelot s'est arrêté un moment pour réfléchir à sa vie et à son métier. Et il s'est brûlé, et il a été emporté, et il nous livre son art et son âme dans un récit vibrant, éclaté, plein de force et de tendresse. Exemple, cette confidence dans laquelle il nous parle de ses futurs personnages : « J'étais le seul à les connaître, ça me saoulait un peu : j'adore ces moments-là, juste avant de souffrir, juste avant de reconnaître derrière le masque des personnages des traits familiers, qui m'appartiennent trop » (p. 120). C'est sans doute par l'exploration aventureuse et la recréation du souvenir que ce roman touche de plus près à la science-fiction.
     Virgules téléguidées marque la rentrée de Suragne au Fleuve. Après Vendredi par exemple, un des meilleurs romans français de l'année 1975, il y avait eu La cité au bout de l'espace, en 1977, et plus rien. C'est aussi le roman de la fusion Pelot-Suragne, qu'on peut croire définitive. Un livre vivant, chaleureux, avec ses personnages quotidiens : assez proche, justement, de Vendredi, mais sans doute inférieur. Pourtant ; dans cette histoire d'une fausse invasion de la Terre... qui était une vraie manœuvre politique, on trouve un mépris de l'action, voire de l'intrigue, typique de Pelot. Car Pelot ne joue qu'un jeu : le sien.
     Il reste que ces deux livres sont un peu minces : il faut le regretter.

Michel JEURY
Première parution : 1/5/1980 dans Fiction 308
Mise en ligne le : 10/5/2009


 
retour en haut de page

Dans la nooSFere : 72049 livres, 83789 photos de couvertures, 67327 quatrièmes.
8483 critiques, 38792 intervenant·e·s, 1494 photographies, 3729 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2021. Tous droits réservés.