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La Mort peut danser

Jean-Marc LIGNY



Illustration de Pascal MORET

DENOËL (Paris, France), coll. Présence du fantastique n° 35
Dépôt légal : janvier 1994
324 pages, catégorie / prix : 11
ISBN : 2-207-60041-6   
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     Irlande, 1181. Alors que sévit l'invasion anglo-normande, une sorcière est brûlée vive au sommet d'une falaise. Une sorcière aux yeux de l'Église, mais pour le peuple elle était Forgaill, leur poétesse, la prophétesse...
     Irlande, 1981. Un couple de musiciens, Bran et Alyz, s'installent dans un manoir du XIIe siècle. Sous le nom de La Mort Peut Danser, ils donnent des concerts dont le succès va grandissant  : quelle puissance surnaturelle anime la voix d'Alyz, cette voix qui ouvre les esprits, qui semble venir d'un autre monde ?...
     Inspiré par les légendes celtiques et les recherches d'un groupe musical contemporain en pleine ascension (Dead Can Dance), un roman qui renouvelle magistralement le thème fantastique de la possession.

     L'auteur
     Jean-Marc Ligny, né en 1956, fait partie de ces auteurs français qui, depuis leur apparition, au début des années 80, sur la scène des littératures de l'imaginaire, n'ont cessé de s'affirmer dons l'exploration de leur univers personnel. La mort peut danser, son septième roman aux Éditions Denoël, couronne son évolution vers le fantastique moderne, telle qu'il l'a amorcée avec Yurfunggur et Yoro Si.

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
    Critiques    
     Les bruits les plus néfastes courent sur une éventuelle mort des collections de fantastique et de SF des éditions Denoël. On en voudrait pour preuve que dans Présence du futur les titres se raréfient, et que pour Présence du fantastique, les lecteurs ne suivraient pas. On ne peut, dans les deux cas que le regretter. D'abord parce que l'on ne peut avoir que de la sympathie pour Denoël, qui a offert un marchepied à beaucoup d'auteurs de qualité. Ensuite parce qu'il était courageux pour Jacques Chambon de lancer une collection fantastique et de doubler le tout par une collection Présences. Ligny a publié dans les deux collections, et il propose aujourd'hui une curieuse histoire de possession, qui allie son amour pour la musique et son goùt pour les mythologies étrangères, ici la mythologie celte. Une curieuse synergie prend corps entre deux époques sur le même espace : celle de l'invasion anglo-normande en Irlande et celle de l'actualité. La voix musicale de deux femmes qui se répondent à travers le temps, tisse une curieuse prophétie que trois corneilles approuvent. Ajoutons une heureuse initiative : Ligny propose in fine un lexique assez court, qui évite de longues explications.

Roger BOZZETTO
Solaris
Mise en ligne le : 8/9/2003

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition DENOËL, Présence du futur ()


     Certains livres inspirent des émotions fortes, marquent votre imagination et bousculent vos sens. La mort peut danser fait partie de ceux-là. Lire ce roman, c'est entendre le chant irréel d'Alyz-Forgaill, c'est se promener sur les côtes d'Irlande, contempler l'océan et ses vagues qui se fracassent sur les falaises, c'est une multitude de sensations qui vous emportent dès les premières pages et vous laissent à la fin pris de vertige, sonné.

     Jean-Marc Ligny a construit un roman qui se déroule sur deux époques. La première, c'est le Moyen-Âge avec la première invasion de l'Irlande par les Normands, la fin de la religion druidique et son remplacement par le catholicisme, une période noire où la misère côtoie la mort. La seconde, qui se passe de nos jours, raconte l'histoire du groupe La Mort peut danser. Au fur et à mesure du récit l'auteur va réunir ces deux fils temporels pour les entremêler et ne plus aboutir qu'à un seul. C'est très bien fait et cela rend crédible la possession qui s'opère à travers le temps.
     Il n'est pas utile à mon sens de connaître l'histoire du groupe Dead Can Dance ni même de l'avoir déjà écouté. Si vous ne l'aviez jamais entendu, ce sera, à la fin du roman, votre souhait le plus cher. Ce livre vous fera aimer leur musique.

     Cependant je modérerais mon enthousiasme par une critique mineure. J'ai trouvé que certains des passages se déroulant au Moyen-Âge comportaient quelques longueurs qui affaiblissent légèrement l'intensité du roman. Mais rien de bien grave.

     A noter : je connaissais déjà Dead can dance et appréciais leur musique, cela influence certainement mon jugement, mais La Mort peut danser, par ses qualités intrinsèques, n'en demeure pas moins un excellent roman sur le thème de la musique et de la possession.

Benoît LUCAZEAU (lui écrire)
nooSFere




 

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