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Le Veilleur à la lisière du monde

Daniel WALTHER



Illustration de Jeffrey RIDGE

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions, coll. Anticipation n° 1385
Dépôt légal : juin 1985

192 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-265-03019-8   
Genre : Science Fiction 

L'ISBN indiqué sur le livre (2-265-03019-5) est erroné.



    Quatrième de couverture    
     Je suis seul ici, dans cette « maison », sur cette lande de méthane gelé qui donne sur l'espace aveugle. La base plutonienne est devenue pour moi l'enfer même de la solitude et de l'angoisse. Et de l'ombre chère qui aurait dû veiller sur moi, il ne reste plus qu'un masque de mort et de désolation...
     La Terre est loin, et là-bas, du fond de la nuit cosmique, des présences formidables semblent guetter, me scruter...
     Sur cette lande de méthane gelé, il n'existe nul refuge contre les menaces du Dehors !
 
    Critiques    
     Encouragé par ses diverses publications (la dernière en date étant le merveilleux Sept femmes de mes autres vies), Daniel Walther écrit de plus en plus et peut-être aussi de mieux en mieux. Qui s'en plaindrait ? Sans doute pas Patrick Siry et le Fleuve Noir qui en profitent pour sortir en ce début d'été son dernier-né, l'encore tout frais Le veilleur à la lisière du monde, hommage à Harlan Ellison et Jean-Gaston Vandel (ce qui prouve bien l'éclectisme de l'auteur), portant ainsi à onze le nombre de ses romans et à huit celui de ses textes publiés par cet éditeur.
     Une fois de plus, il offre un exemple parfait de ce que devraient être les romans publiés par le Fleuve : des récits solides et crédibles, pensés et travaillés, et en prime bien écrits, malgré la nécessité évidente de pouvoir être perçu par le plus grand nombre. Une tâche pas si facile que ça à accomplir : que Guieu et Limat en prennent de la graine... Le roman, dès la fin du prologue, part à cent à l'heure, dans un tourbillon d'aventures et d'images aussi surréalistes que d'ordinaire. David est envoyé, en compagnie de la charmante Osa, sur Pluton et son satellite Charon, le lieu de leur mission. Mais sa compagne meurt et il commence à craquer, semblant s'enfoncer, alors qu'il prend conscience de ce qui pourrait bien être un « plan » mis en branle par des extra-terrestres et visant ce même Charon. De plus, le souvenir de sa maîtresse le hante de manière intolérable, un petit peu de la même manière que le personnage principal de La dame de cuir de Michel Grimaud, lequel vivait un véritable cauchemar une fois la sienne décédée...
     A lire d'une traite en attendant ses prochains ouvrages : un roman d'hor (en espérant qu'il ne soit pas destiné à l'abominable collection Gore), un roman de littérature générale, un dernier de SF (intitulé City Music) ainsi qu'un recueil dont le thème paraît déjà des plus intéressants.


Richard COMBALLOT
Première parution : 1/9/1985 dans Fiction 366
Mise en ligne le : 16/3/2005


     Quelle attente !
     Quelles attentes !
     D'abord, il y a celle de David Hensley, le veilleur à la lisière du monde de méthane gelé. Il se livre à des expériences. Il surveille. Mais que surveille-t-il ?
     Ensuite, il y a celle de Formosa-lryna, l'amante morte de David, morte d'on ne sait quoi, qui pose dans la morgue pour une improbable postérité.
     Et puis il y a celle des dieux du Voilier de l'Infini qui voyagent vers Pluton pour nettoyer l'espace d'un œuf de serpent.
     Enfin, et surtout, il y a l'attente du lecteur ; la plus longue, la plus pénible, la plus vraie ! Pauvre lecteur qui attend quelque chose et qui ne voit rien venir. Je te plains...
     Non, Docteur, ce roman ne me fait pas mal. Il n'est ni bâclé, ni mal écrit. Dans son genre, il n'est pas non plus simpliste. Une ambiance en lui, fait que l'on ne se sent pas le droit — le courage ? — de le condamner à mort. Mais cela n'empêche pas qu'on ressent l'envie, Monsieur le Juge, de le vouer à la détention à perpétuité entre quatre murs et mille barreaux de l'oubli. Parce qu'il lasse à force de trop promettre. Parce que David Hensley est un con et que ses holopornos nous tapent sur le système ; et aussi parce que ses jérémiades versées sur sa compagne disparue (en veux-tu ? En voilà !), c'est le refrain qui fait déborder le vase.
     Un refrain, ça ne suffit pas à faire une chanson. Où sont les couplets ?
     Une dernière chose : le titre est bien, non ? On devrait songer à attribuer un prix du meilleur titre de roman. Comme ça, même les œuvres mineures auraient une chance d'obtenir une récompense...


Éric SANVOISIN
Première parution : 1/8/1985 dans Fiction 365
Mise en ligne le : 15/4/2005


 

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