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Le Voyage d'Hawkwood

Paul KEARNEY

Titre original : Hawkwood's Voyage, 1995

Cycle : Les Monarchies divines vol.

Traduction de Marianne THIRIOUX
Illustration de Steve CRISP

ROCHER, coll. Fantasy
Dépôt légal : novembre 2004
372 pages, catégorie / prix : 19,90 €
ISBN : 2-268-05228-1   
Genre : Fantasy 



    Quatrième de couverture    
     Les différents royaumes qui gouvernent le monde sont entrés en guerre. Aekir, la grande cité ramusienne, vient de tomber sous le joug de l'armée du sultan Aurungzeb. La ville est en flammes, des milliers d'habitants fuient la guerre et s'exilent aux quatre coins des Cinq Monarchies. À Hebrion, le roi Abeleyn IV est de plus en plus inquiet de la place prise par les Inceptines, ordre religieux fanatique, qui veulent éliminer toute trace de magie sur le monde. Le mage Bardolin va prendre sous son aile une jeune lycanthrope et tenter de survivre à la folie de l'Église. Enfin, revenant à Abrusio à bord de sa caravelle, le noble Hawkwood va voir toute une partie de son équipage arrêtée. Sa seule chance de survie est d'accepter le marché que lui propose un cousin du roi : aller à la recherche du continent légendaire qui se trouverait de l'autre côté des mers. Son équipage : les magiciens et les sorciers devenus indésirables dans la cité. Le seul problème est que personne n'est jamais revenu vivant de ce périple impossible.

     Fresque épique en cinq volumes, écrite d'une plume particulièrement raffinée, Les Monarchies divines raviront tous les amateurs d'une fantasy mature, puissante et ténébreuse.
 
    Critiques    
     Je ne me souviens plus de l'identité exacte de la personne qui m'a dit que Le Voyage d'Hawkmoon d'Hawkwood c'est « super, de la bonne fantasy enfin », mais si j'avais ledit individu en face de moi, je me ferais un plaisir particulier de lui tirer l'oreille et de lui mettre le nez dans le caca la citation suivante : « L'ombre de l'eau, lumineuse, se gondolait dans ses orbites » (page 11), avant de lui faire démettre les quatre membres en place de Grève.

     A dire vrai, si on fait abstraction des perles de traduction (seize incarnations du verbe être dans la seule page 125) et d'un début relativement foireux, ce roman est tout à fait lisible à défaut d'être passionnant. Tout commence par une pseudo Saint Barthélemy. Le clergé (méchant, forcément) prend en partie le pouvoir dans le royaume d'Hebrion (Hébrion aurait été plus heureux en français), les magiciens et autres rebouteux sont ainsi condamnés à disparaître (mort violente ou exil) ; à peu près au même moment, le cousin du roi, sorte de Christophe Colomb alcoolique frénétique, réussit à arracher à son souverain et néanmoins parent deux bateaux pour explorer le continent qui se trouve à l'ouest et dont personne n'est (évidemment) jamais revenu. Un de ces bateaux sera commandé par le noble Hawkmoon Hawkwood. L'équipage sera, par la force des choses, composé en grande partie de sorcières et de jeteurs de sort (avec une louve-garou en guise de cerise sur le bateau).

     En fait, le plus plaisant avec ce magnifique ouvrage, et je ne m'en lasse pas, se trouve bien en évidence ; il s'agit de l'illustration de couverture (tout de même finaliste des Razzies 2005) et du quatrième de couverture, où l'on peut lire des phrases promotionnelles vraiment touchantes comme : « Une nouvelle voix forte et audacieuse dans le monde de la fantasy », Robert Silverberg ; et « Fresque épique en cinq volumes, écrite d'une plume particulièrement raffinée, « Les Monarchies divines » raviront tous les amateurs d'une fantasy mature, puissante et ténébreuse », l'éditeur (du moins le supposé-je).

     Mégalo, comme d'habitude, j'aurais aimé qu'on me laisse un peu de place, ce qui aurait donné : « Vous adorez les quatre premiers « Elric » de Michael Moorcock, vous aimez « La Compagnie noire » de Glen Cook, et bien... vous n'aimerez probablement pas « Les Monarchies divines » de Paul Kearney. » Bon, il ne me reste plus qu'à demander un devis pour un sticker ou un beau bandeau rouge et faire le tour des trois Fnac parisiennes où survivent quelques exemplaires esseulés de l'ouvrage.
Cid « marin sur le dos des douces » Vicious

CID VICIOUS
Première parution : 1/4/2005 dans Bifrost 38
Mise en ligne le : 8/8/2006


 

 
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