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Razzia

COLLECTIF & Jean-Marc LIGNY


Illustration de GRILLON
BLACK COAT PRESS, coll. Rivière Blanche n° 2012
Dépôt légal : juillet 2005
248 pages, catégorie / prix : 17 €
ISBN : 1-932983-50-3   
Ce livre est l'aboutissement d’un atelier d’écriture virtuel animé par Jean-Marc Ligny, en collaboration avec la médiathèque de Houilles. Razzia constitue une suite de Inner city de Ligny.


Couverture

    Quatrième de couverture    
     François Cossid, Jean-François Seignol, Julien Pailleron, Jean-Charles Marzin, Daniel Jetté, Patricia Célibert et Philippe « Fildefer » Maillard, sous la direction de Jean-Marc Ligny.
     Le Paris fortifié du futur qu'est INNER CITY vit dans la crainte des hordes sauvages de SLUM CITY qui l'entourent. Dans Maya, la haute réalité virtuelle des riches inners, un mystérieux hacker, Sixte-R, prépare la révolution. Il ne suffit plus que d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres et faire exploser le système.
     Ce sera la RAZZIA...


    Sommaire    
1 - Jean-Marc LIGNY, Préface (2005), pages 5 à 8, Préface
 
    Critiques    
     « Ce roman est une oeuvre collective. Il a pris naissance en octobre 2003, lorsque la Bibliothèque Jules Verne de Houilles (Yvelines) m'a demandé si j'étais intéressé par l'animation d'un atelier d'écriture 'virtuel' sur Internet. »
     Ainsi débute la préface de Jean-Marc Ligny destinée à expliciter la genèse du travail qui a abouti au présent roman (d'autres détails résident sur le site de la Bibliothèque de Houilles — cliquer sur « Mission Science-Fiction »). De nombreuses expériences d'écriture collective ont déjà été menée sur Internet, mais — à ma connaissance et au moins dans le domaine de l'Imaginaire — aucune ne semble avoir abouti. Difficile en effet pour des amateurs de mener à bien un tel projet sans un « directeur d'ouvrage » compétent, capable de stimuler, d'orienter, d'harmoniser et de corriger l'équipe des rédacteurs.
     On ne peut donc que féliciter Jean-Marc Ligny de s'être prêté au jeu et de l'avoir joué jusqu'au bout, jusqu'à la publication. On félicitera aussi les éditions Rivière Blanche de permettre celle-ci — c'est l'avantage de l'impression à la demande que de pouvoir offrir des livres « différents ».

     Razzia a donc été conçu comme une suite à Inner City, à partir d'un premier chapitre écrit par Ligny lui-même. C'est sans doute ce choix que je trouverais le plus critiquable dans cette entreprise. Il me paraît en effet un peu dommage d'avoir choisi un univers déjà bien codifié, voire trop bien balisé, plutôt que de laisser davantage de liberté aux écrivains en herbe. Certes, l'objectif était d'apprivoiser l'art de l'écriture et non d'inventer une histoire originale...
     Du coup, il ne faut pas s'attendre à de grandes surprises côté scénario. On retrouve le monde dichotomique d'Inner City, avec les riches inners qui passent le plus clair de leur temps en réalité virtuelle et, de l'autre côté d'une barrière infranchissable, les pauvres outers.
     Mais voilà que des outers ont réussi à pénétrer dans ce Paris futuriste, bien décidés à y mener une sanglante razzia... L'action est au rendez-vous, menée avec rythme et efficacité, comme sait le faire Ligny. Narration au présent, ton direct et percutant, argot des outers, les différents auteurs ont bien assimilé le style de ce dernier — au point qu'il est impossible de distinguer leurs propres styles — et ils donnent ici une suite tout à fait honorable à Inner City et à la trilogie des Guerriers du réel.
     Bien sûr, Razzia demeure avant tout un roman d'action et de pur divertissement. L'intrigue s'avère trop simple et l'opposition inners/outers trop peu nuancée pour être pleinement convaincantes. Elle correspond cependant parfaitement à la ligne éditoriale de Rivière Blanche, censée ressusciter l'esprit populaire de la défunte collection « Anticipation ».

     Notons au passage l'ironie de l'anecdote : alors qu'Inner City s'inquiétait de la « virtualisation » et de la désincarnation des relations humaines, l'écriture à plusieurs mains de Razzia démontre qu'Internet peut aussi être un lieu de partage et de travail collectif. Gageons que d'autres suivront le même chemin. Reste à savoir si les différents auteurs sauront prendre leur envol après avoir ainsi fait leurs armes ...


Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 12/9/2005 nooSFere


 

 
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