Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
Carrie

Stephen KING

Titre original : Carrie, 1974

Traduction de Henri ROBILLOT
Illustration de Éric SCALA

J'AI LU (Paris, France), coll. Stephen King n° 835
Dépôt légal : juillet 2001
256 pages, catégorie / prix : G
ISBN : 2-290-30251-1   
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer des objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
     Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tim Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie.
     Mais c'est compter sans l'aigreur et la mesquinerie des autre élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

     Stephen King
     Universellement reconnu comme le grand maître de l'épouvante (Simetierre, Shinning, Ca), de la S-F et la fantasy (Les Tommyknockers, La Tour Sombre), il sait aussi se faire le critique virulent de la société américaine (Marche ou crève), évoquer les affres de l'adolescence (Carrie) ou relever le défi du feuilleton (La ligne vert).

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    

    Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo, ....)    
Carrie au bal du diable , 1976, Brian De Palma
Carrie 2 : La haine , 1999, Katt Shea
Carrie , 2002, David Carson (Téléfilm)
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition J'AI LU, Science-Fiction (1959 - 1984, 1ère série) (1978)


 
     PUZZLE ENTIEREMENT ECRIT A LA MAIN

     Oui, c'est le « Carrie » que vous avez tous vu au ciné. Sauf moi. De toute façon, même si vous avez vu ce film (admirable ! m'a dit mon meilleur pote ; tartignolle ! m'a dit mon deuxième meilleur pote), ça ne vous empêche pas de lire ce bouquin. C'est un bon bouquin (et c'est votre meilleur pote qui vous le dit) écrit avec... art ? métier ? efficacité ? qu'importe le terme pourvu qu'on ait l'ivresse. Moi, l'ivresse, je l'ai eue. C'était pas, d'accord, la grande cuite à rouler sous la table, avec l'inconscience et la GDB du lendemain. Non. La bonne ivresse, planante, juste ce qu'il faut d'angoisse au fond du verre.
     Je dis qu'avoir vu le film ne gêne pas cette lecture pour la bonne raison que l'auteur nous dévoile le thème dès le début. On sait tout, non seulement après avoir lu le résumé page 4 de couverture, mais après avoir avalé les premières pages. On sait tout. C'est un cas de télékinésie. Carrie est un laideron de 17 ans, rejetée de toutes parts, dont la mère est totalement cinglée, totalement ratatinée et puritaine, esclave de Dieu et tous ces machins. Carrie a un don : elle peut déplacer les objets à volonté. Voilà. On sait tout, je vous dit. On sait que Carrie-Cendrillon va aller au bal, et que des petits cons méchants vont lui jouer un de leurs tours, et que Carrie va se venger d'un seul coup de dix-sept années de misères en rayant une ville de la carte. Rien de moins. On sait tout. Alors, dites, pourquoi lit-on quand même ?
     Vous aimez les puzzles ? Oui ? Bon. Vous achetez un puzzle. Vous allez vous taper des heures et des heures là-dessus, à rassembler vos petits bouts de carton, pour reconstituer le modèle. Là aussi, vous savez tout. Vous connaissez le modale. Et pourtant, hein ?... des heures, des jours, à rassembler vos places. A râler, à être tout content d'avoir enfin trouvé le petit bout de l'arbre en haut à gauche.
     Carrie, c'est ça. Un puzzle écrit à la main. Vous avez toutes les pièces en tas, au départ, et vous avez le modèle. De plus, King écrit comme ça, construit une histoire comme ça : comme un puzzle, à coups d'extraits-bidons de presse, ou de journaux intimes, ou de pseudos-publications, de communiqués d'agence de presse, de rapports de police, etc. Plus quelques plongées ici et là dans la tête de quelques personnages. Ce qu'il faut, pas davantage, juste ce qu'il faut pour vous donner toujours l'envie d'aller plus loin et de voir comment s'est passé ce que vous connaissez déjà... Art, talent, efficacité ? Métier ? Sais pas. Quelle importance... Efficacité, sûrement. Comme est également efficace le superbe roman du sieur King, paru chez Alta, fabriqué selon la même technique : SALEM 1. Oui, efficacité. Ça laisse rêveur et pantelant. Le plus fort étant qu'au départ on s'est dit que tout ça, bon, c'est de la frime et qu'on ne marchera pas... pour oublier aussi sec cette bonne résolution. Et pour non seulement marcher, mais courir avec délice.

Notes :

1. SALEM, à la réflexion, c'est quatre fois, dix fois plus « efficace » que CARRIE... Ouais...

Pierre PELOT
Première parution : 1/11/1978
dans Fiction 295
Mise en ligne le : 1/3/2012




 
retour en haut de page
Dans la nooSFere : 65516 livres, 64466 photos de couvertures, 60252 quatrièmes.
8088 critiques, 35911 intervenant·e·s, 1434 photographies, 3684 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous écrire.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2019. Tous droits réservés.