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Le Réveil des titans

Alexis AUBENQUE


Cycle : L'Empire des étoiles  vol.


Illustration de Alain BRION

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. L'Empire des étoiles n° 2
Dépôt légal : février 2006, Achevé d'imprimer : janvier 2006
288 pages, catégorie / prix : 7
ISBN : 2-265-08157-4
Format : 10,8 x 17,6 cm   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     L'empire est à bout de souffle. La guerre est déclarée entre les puissantes familles régnantes. Les conservateurs affaiblis sont en proie à la nouvelle garde de régents qui sont prêts à braver tous les interdits pour prendre le pouvoir et sortir l'empire de la stagnation. Le prince Arkan, allié à la duchesse Akour et à des contrebandiers de l'espace, va devoir affronter la puissante armée de l'empereur, qui est décidé à user des sciences interdites pour mater la ré ;bellion...
 
     Animé d'un souffle romanesque et épique, L'empire des étoiles s'inscrit dans la tradition des grandes sagas de l'imaginaire, telles que Dune ou Le Seigneur des anneaux.
 
    Critiques    
[Chronique des deux premiers tomes du cycle]

     Les Razzies, ça se mérite ! Alexis Aubenque, qui est aux Razzies ce que Michael Schumacher est à la Formule 1, visait le Grand Chelem en 2005 mais, faute d'avoir été publié, il n'a pas pu se contenter d'un accessit ni n'a même été nominé. Fort furieux, il s'est juré de reconquérir sa peu glorieuse couronne en 2006 et, force est d'admettre qu'il a déjà placé la barre très bas : il sera difficile de passer dessous.

     La quatrième de couverture évoque Dieu sait pourquoi Le Seigneur des Anneaux et, on le comprend malheureusement mieux, « Dune ». En fait, évoquer les préquelles du cycle de Frank Herbert eût été plus juste et un véritable plagiat bien meilleur.

     Donc, dans le lointain futur de cette autre galaxie où les gens portent des jeans, s'appellent Marlowe ou Florentin, habitent Séville ou Chicago, voire, comble de l'exotisme, Taigon ou Beijong, et sont affublés de prénoms tels que Gabriel, Stéphane, Catherina, XjzzyhgH'rg Esteban, Désiré, Hélène et j'en passe, sur cet univers, disais-je, règne un empereur entouré de tout un aréopage de ducs et de princesses fieffés de planètes dont l'une est — mais oui — désertique ! (Non, il n'y a pas d'asticots !) Mis à part les astronefs fabriqués par l'Eglise, on s'éclaire à la bougie... Quant à la toile de jean, elle doit être filée à la quenouille mais, obnubilé par les scènes de ménage et autres querelles nobiliaires à la portée du premier notaire venu, on a pas eu l'heur de visiter un tissage local. Les Amazones, sorte de ninjas femelles, constituent la ridicule élite combattante de ce grotesque univers où, jadis, une terrible guerre a abouti à l'interdiction de la technologie. Ajoutez, pour faire bonne mesure, des contrebandiers réfugiés dans une planque high tech...

     Pour empêcher Stéphane Arkan, héritier putatif du trône, d'y monter, l'empereur marie sa fille à un Black, Désiré N'Goya, qui devrait être une charmante sorte de Baby Doc. Le scandale vient non de son anecdotique négritude ni des forfaits qu'auraient pu commettre les «  tontons macoutes » de son entourage, mais de ce qu'il soit de petite noblesse. Ça, ça pardonne pas ! Tout ça parce que Stéphane Arkan se prépare à relancer l'empire sur la voie du progrès. Ce qui n'est pas du goût de l'Eglise. Pendant qu'Arkan fourbit ses cyborgs, Gabriel X joue de la bombe A.

     Les personnages sont encore plus plats que ceux du Flatland d'Edwin Abbott, à tel point qu'Aubenque finit par confondre Hérizon N'Goya et Esteban de Mandragore. On le comprend...

     Moins cher, moins gros que La Chute des mondes (Pocket), L'Empire des Etoiles, dont l'un des personnages secondaires se nomme Liette Ninet — si ça ne vous rappelle rien, c'est que vous avez de la chance — est un peu plus lisible, un rien moins mauvais. Publié dans la feue collection « Anticipation », Alexis Aubenque se serait trouvé une place discrète dans le tout-venant des tâcherons maison, entre Dan Dastier, André Caroff et Daniel Piret : pas vraiment des ténors. C'est au space op' ce que les sitcoms sont au cinéma. Avec cette histoire de trône à lire sur le trône, Alexis Aubenque n'a pas réussi à se « souspasser ». Il faudrait peut-être qu'une bonne âme se dévoue pour lui expliquer qu'il n'y a aucune gloriole à truster les Razzies année après année, tout en affirmant à sont éditeur que ce n'est pas parce qu'une bouse se vend qu'elle sent moins mauvais... A titre de comparaison, juste histoire de bien enfoncer le clou, on pourra lire Les Légions immortelles de Scott Westerfeld (cf. critique ci-après). Il y a aussi des empereurs, des princesses, des cyborgs, des batailles...

Jean-Pierre LION
Première parution : 1/5/2006 dans Bifrost 42
Mise en ligne le : 5/8/2007


 
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