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Les Lunes de sang

Anaïs CROS

Cycle : Les Lunes de Sang  vol. 1 


Illustration de Didier GRAFFET

NESTIVEQNEN (Aix en Provence, France), coll. Fractales / Fantasy
Dépôt légal : juin 2006, Achevé d'imprimer : mai 2006
Première édition
Roman, 464 pages, catégorie / prix : 24 €
ISBN : 2-915653-26-7
Format : 13,0 x 20,0 cm
Genre : Fantastique


Autres éditions
   in Les Lunes de Sang - Volume 1, ARMADA, 2015
   LOKOMODO, 2011

Quatrième de couverture
     Plein de rancune envers le roi Torn qui n'a pu empêcher le massacre de tous les habitants de sa cité, Evrahl, nain et médecin de son état, se rend à la cité royale de Mortelune avec la ferme intention de préparer l'assassinat du roi.
     Chemin faisant, il s'installe au cœur de la ville et partage un logement avec un étrange colocataire : Listak. Demi-lunaire, celui-ci se révèle être un personnage brillant et excentrique, à la faculté de déduction exacerbée. Fidèle au roi Torn, Listak tire ses revenus des enquêtes qu'il a résolues par le passé pour le royaume.
     Combien de temps les manigances d'Evrahl pourront-elles échapper au fin limier ? Que fera celui-ci pour empêcher l'assassinat du roi ?
 
     Agée de 23 ans, Anaïs Cros vit en Alsace. Passionnée par l'écriture, elle a écrit pas moins d'une vingtaine d'ouvrages qu'elle n'a jamais soumis à aucun éditeur, mais qui lui ont permis de peaufiner son style et de parfaire ses intrigues et ses univers. Une telle production fait d'elle, malgré son jeune âge, une des auteurs de fantasy avec laquelle il faudra dorénavant compter.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - (non mentionné), Les Territoires Magiques, pages 4 à 4, carte
2 - (non mentionné), Lunargent, pages 5 à 5, carte
Critiques
     Un médecin qui a vécu de longues et éprouvantes années du guerre, et qui maintenant cohabite avec un détective original et observateur, musicien et drogué, ça vous dit quelque chose ? Vous pensez à Watson et Sherlock Holmes ? Perdu, le détective se nomme Listak et le médecin Evrahl. L'action se passe à Lunargent, la cité royale du royaume de Mortelune. Evrahl est un nain dont la famille a été massacrée par la faute du roi Torn et Listak, qui a du sang humain, elfe et lunaire, est au service de Torn. Pourtant, Les Lunes de sang, d'Anaïs Cros, est effectivement une réécriture des aventures de Sherlock Holmes, mais une réécriture décalée, détournée, en même temps qu'un hommage au maître Conan Doyle.

     Rarement roman m'aura procuré une telle impression de familiarité alliée à un tel sentiment d'étrangeté. Les trois « espèces » d'êtres intelligents, les nains, les elfes et les hommes, ancrent Les Lunes de sang dans un décor familier aux lecteurs de fantasy. L'amitié entre Evrahl et l'elfe Finœil , au début du livre, rappelle la relation qui naît entre Gimli et Legolas, dans Le Seigneur des Anneaux. Et puis, quand Listak et Evrahl fument la pipe, en devisant tranquillement de l'affaire en cours... on se croirait au 221 Baker Street !

     Cependant, l'existence des lunaires, si insolites, si inquiétants, et celle des lutins d'eau, élémentaires tout de grâce, de danse et d'eau, contribuent fortement à faire de ce roman un objet étrange. Mais le véritable décalage se produit quand on comprend — et cela vient assez vite — qu'Evrahl et Listak ne sont pas du même bord, qu'ils pourraient bien être adversaires, malgré les très forts liens d'amitié qui se nouent entre eux.

     Le résultat de cette ambivalence est un roman riche et foisonnant d'idées, aux antipodes du roman d'aventures si classique en fantasy. L'intrigue est passionnante et les personnages complexes et attachants ; le mystère s'attache à eux et ne se dévoile que pour faire émerger de nouvelles énigmes. Si par moments j'ai pu regretter la longueur des descriptions, ce n'était pas par lassitude, mais parce que les événements m'entraînaient et que je voulais en connaître le dénouement. Car le style littéraire d'Anaïs Cros est de toute beauté, et oui, force est de constater qu'une telle maîtrise dans l'écriture à un si jeune âge (23 ans au moment de la parution des Lunes de sang) est remarquable.

     Ce pavé (464 pages bien tassées) se lit vite, trop vite, mais la fin, à la fois inattendue et prévisible, est ouverte vers une suite. Il ne reste qu'à souhaiter que les éditions Nestiveqnen la publient bientôt ! Et comme Les Lunes de sang sont presque épuisées — le bouche-à-oreille a fonctionné bien mieux que la critique, puisque les éditions Nestiveqnen, dépassées par les ventes, n'ont pas pu envoyer beaucoup de « services de presse » — on peut aussi former le vœu que ce roman exceptionnel soit bientôt repris en édition de poche.

Lucie CHENU
Première parution : 17/3/2007 nooSFere

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