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Les Pierres du rêve

Laurent WHALE



Illustration de Alain BERTRAND

EONS , coll. Ailleurs n° 73
Dépôt légal : janvier 2007
Roman, 242 pages, catégorie / prix : 15,70 €
ISBN : 978-2-7544-0354-2   

Existe aussi sous forme de livre électronique, avec 2 ISBN : 978-2-7544-0305-4 pour Adobe, 978-2-7544-0306-1 pour Mobipocket.



    Quatrième de couverture    
     « Les apparences sont souvent trompeuses, c’est une des premières règles que j’ai apprise. Alors, lorsqu’une blonde éplorée, carrossée comme un intercepteur buréen, vient vous demander assistance, vous subodorez une sacrée galère ! »
     Dans ce monde où la nostalgie se meurt, la réalité n’est-elle que faux-semblants ?
     Une vérité peut en cacher une autre. Les mondes parallèles se croisent et ne se ressemblent pas forcément. Nelson y plonge. Enquête. S’y noie. Y revit. Dans ce carrousel de mort, les noms tourbillonnent ; mais que sont les noms, sinon des étiquettes posées sur du vent ?
     Depuis les colonies spatiales jusqu’aux cavernes de Bura-Pela, en passant par les bas-fonds de New Angeles, sa balade tragique tourne vinaigre. Une course folle pour la vérité. Une course pour la vie. Et pourquoi vivre, si l’on ne rêve pas ?
     Entre humour grinçant et règlements de comptes, Nelson promène sa nonchalance d’un autre âge à la face de ses contemporains excédés. Il y a de l’acide dans son scotch. Et ça, ça le met vraiment de mauvais poil, Nelson.

     Né en 1960 en Angleterre, Laurent Whale est tombé très tôt dans le chaudron SF. Le premier livre qu'il se souvient avoir lu arborait déjà un astronef en première page.
     Parti très jeune du cocon familial, il eut plusieurs vies : musicien, commercial, brocanteur... avant d'attraper l'incurable virus de l'écriture.
     Il vit en région parisienne, entouré de milliers de livres dont certains ont toujours des astronefs en couverture...
     Laurent Whale, tout comme Michel Pagel et Serge Lehman, appartient à la fameuse Ecole de l'Essonne.

     Raymond Milési : Cinquante-cinquante. Quand l'attraction-miracle d'ESPACE-TOUR tombe malade parce qu'elle supporte mal la Synthécarne, tous les moyens sont bons pour préserver les recettes de l'entreprise...
     Alain Le Bussy : Le Grand chapardement. Après un nouveau meurtre, la section Tempo échoue à remonter un segment de la trace temporelle des principaux suspects. Défaillance du matériel ?

    Sommaire    
 
    Critiques    
     Si vous avez aimé Peter Cheyney ou Raymond Chandler, deux célèbres auteurs de romans policiers des années 1950, alors n'hésitez pas, lisez Les Pierres du Rêve de Laurent Whale. Vous y retrouverez les meilleurs détectives marginaux des polars de la seconde guerre mondiale : Callaghan et Marlowe, sans oublier un certain Lemmy Caution dont la légendaire nonchalance est remarquablement saisie par l'auteur. Pour ceux qui n'ont pas connu ces héros, c'est l'occasion d'ouvrir une fenêtre sur ces personnages-culte sans subir l'écriture un peu datée de leurs créateurs.
     Récit à la première personne, le roman de Whale commence on ne peut plus classiquement : Burett, un détective déjà bien usé par son travail, accepte d'entreprendre une banale enquête. Après une petite virée au Brésil, son chemin s'encombre d'une série de meurtres dans laquelle il perd sa fidèle secrétaire. Le récit se poursuit alors dans un environnement plus Science-Fictif, où le détective va bénéficier de pas mal de coups de chance tout en payant de sa personne.
     Dès le début, l'auteur montre sa volonté d'utiliser les ressources de l'humour en générant la plupart des dénominations à partir de termes employés dans les anciens polars. Ainsi son guide favori s'appelle Bophred Humgart (Humphrey Bogart), son pistolet automatique est un Blak Hédecker (Black et Decker), il boit du whisky Dan Jackiel et ses cigarettes sont des Ready Rolled. L'enquête porte aussi sur la recherche d'un bijou appelé Tébur-Tonlor, qui vient de la planète Bura Pela de l'amas de Corvus. Si certaines créations sont d'un goût un peu discutable, comme Bura Pela, elles dénotent parfois une réflexion symbolique ; ladite planète va être le lieu de bien des tracas. Whale écrit dans l'esprit de notre temps : il ne recule pas devant l'emploi de certains termes crus. Mais sans être destiné aux préadolescents, son roman reste tout de même lisible par des jeunes. L'usage de l'ironie et de la dérision, les saillies en tout genre et les jeux de mots astucieux allègent agréablement la lecture en mariant harmonieusement la dureté de certaines circonstances avec la philosophie du conteur. L'étrangeté et le retournement des situations, tels que nos anciens auteurs les aimaient, tiennent le lecteur en haleine, jusqu'à la fin.
     Les femmes occupent chez Burett une grande place, tant au plan sentimental que professionnel. Comme dans la vie, elles orientent l'intrigue et influencent le cours des événements. Contre et avec elles, il remplira, dans l'espace et sur terre, deux tâches bien différentes. L'une, ésotérique, où il va aider d'étranges entités dans leur quête finale, et l'autre, plus visible, où (coup de chapeau à la tradition littéraire) le grand méchant subira la punition qu'il mérite.
     Il n'est pas nécessaire d'aimer la science-fiction pour apprécier le roman de Whale. Son intrigue policière vaut aussi le déplacement. Si l'on apprécie la SF, ce n'en est que mieux, bien sûr.

Gérard BOUYER
Première parution : 19/12/2007 nooSFere


 
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