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Les Montagnes hallucinogènes

Arthur C. CLARKE

Titre original : At the Mountains of Murkiness, 1940

Traduction de Philippe GINDRE
Illustration de Patrick MALLET

La CLEF D'ARGENT , coll. Fhtagn n° 1
Dépôt légal : mai 2008
80 pages, catégorie / prix : 5 €
ISBN : 978-2-908254-62-4   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Une expédition scientifique découvre sur le continent antarctique les ruines cyclopéennes d'une cité antédiluvienne, vestige d'une civilisation préhumaine disparue. Disparue ? Rien n'est moins sûr. Au coeur de ce labyrinthe méphitique gisent peut-être d'effroyables entités cosmiques prêtes à resurgir et à engloutir l'humanité sous un flot d'horreurs indicibles...

     Cela ne vous rappelle rien ?... Les Montagnes hallucinées, bien sûr ! Le chef-d'oeuvre de H.P. Lovecraft qu'Arthur C. Clarke parodie avec jubilation et un humour tout britannique alors qu'il n'a que 22 ans. Publié à l'origine en 1940 dans l'un des premiers fanzines de science-fiction, ce prototype absolu du pastiche lovecraftien était demeuré inédit en français.

     Mondialement célèbre pour l'adaptation cinématographique que fit Stanley Kubrick de son roman 2001 : L'odyssée de l'espace, Arthur C. Clarke est avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein l'une des figures marquantes de la science-fiction.
 
    Critiques    
 
     Tout le monde connaît « Les Montagnes hallucinées » de H. P. Lovecraft, court roman dans lequel une expédition américaine en Antarctique découvre les plus hautes montagnes de la planète, et sur leurs flancs les ruines d'une ville à l'architecture démente, ville plus ancienne que l'Humanité qui n'est peut-être pas totalement inhabitée... A l'âge de vingt-deux ans, Arthur C. Clarke écrivait « At the mountains of murkiness », traduit en français « Les Montagnes hallucinogènes » (ce qui n'a pas grand rapport avec le contenu du texte), pastiche poussif du chef-d'œuvre de Lovecraft dont une grande partie de l'humour réside dans le choix du nom des personnages : Professeur Alhamass, Docteur E. Thanazy (ah ah ah), etc. Un texte pas désagréable, parfois à la limite du pathétique et au final totalement anecdotique. En trois mots : une curiosité poussiéreuse.
     Plus proche de nous, Neil Gaiman, grand amateur du corpus lovecraftien, auquel il a souvent rendu hommage (comme nous le rappelle Patrick Marcel dans son introduction), nous propose un « Moi, Cthulhu » plus drôle que le texticule de Clarke, malin (il faut une sacrée culture lovecraftienne pour tout comprendre), et par conséquent nettement plus convaincant. L'introduction suscitée, une lettre de Neil Gaiman et un gros appareil de notes complètent ce « Moi, Cthulhu » qu'on recommandera aux fans de Gaiman, à ceux de Lovecraft et aussi aux joueurs de L'Appel de Chtulhu — ce qui fait du monde...
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Thomas DAY
Première parution : 1/1/2013 dans Bifrost 69
Mise en ligne le : 10/12/2017


 

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