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    Fiche livre    

Le Diapason des mots et des misères

Jérôme NOIREZ

Fantastique  - Illustration de Aurélien POLICE
GRIFFE D'ENCRE, coll. Recueil n° 5, dépôt légal : mai 2009
240 pages, catégorie / prix : 16 €, ISBN : 978-2-917718-09-4
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Au diapason des mots et des misères, l’existence dissone, le silence a un écho, la folie tient la baguette, le désir grelotte, les morts pourrissent au grand air, les araignées se mêlent de téléphonie, les enfants sont au supplice, la nostalgie est une atrocité, et tes aïeux te font payer le simple fait d’être né.

     Ce diapason, tu ne t’accorderas jamais avec lui. Tu ne l’étoufferas pas non plus entre tes doigts. La musique qu’il désordonne n’a ni début ni fin. Tu n’as plus qu’à t’asseoir et à écouter. Avec un peu de chance, peut-être que tu deviendras sourd.


    Sommaire    
1 - 7, impasse des Mirages, pages 7 à 31
2 - Bolex, pages 33 à 42
3 - La Ville somnambule, pages 43 à 65
4 - Kesu, le gouffre sourd, pages 67 à 77
5 - L'Apocalypse selon Huxley, pages 79 à 97
6 - Nos Aïeuls, pages 99 à 109
7 - Berceuse pour Myriam, pages 111 à 116, Chanson
8 - Feverish Train, pages 117 à 136
9 - Le Diapason des mots et des misères, pages 137 à 145
10 - La Grande Nécrose, pages 147 à 166
11 - Maison-monstre, cas numéro 186, pages 167 à 185
12 - Stati d'animo, pages 187 à 201
13 - Shirley's Doll, pages 205 à 210
14 - L'Enfer des enfants pas sages, pages 211 à 216
15 - La Leçon de piano (dans le style de de Balthus), pages 217 à 224
16 - Catherine DUFOUR, Ca sent la piscine, pages 225 à 229, Postface

    Prix obtenus    
Grand Prix de l'Imaginaire, nouvelle / Short story, 2010
 
    Critiques    
     Le diapason des mots et des misères est le premier recueil de Jérome Noirez. Quinze nouvelles (ou plutôt quatorze et une chanson), la plupart inédites, qui permettent de découvrir les multiples facettes de l’auteur.
     Le premier, « 7, impasse des mirages », surprendra les lecteurs habituels de l’auteur : ce retour d’un père et son fils dans une ville du Maghreb reconstruite plusieurs années après sa destruction par l’explosion d’un puits de pétrole est d’une grande finesse.
     On retrouve l’horreur démonstrative de Fééries pour les ténèbres dans les textes qui suivent : « Bolex », court récit autour de projections de films dans une zone post-apocalyptique, et surtout « La ville somnambule », sombre recherche par une femme dans une Prague folle de son amant tombé dans une secte castratrice.
     On passera rapidement sur « Kesu, le gouffre sourd », courte nouvelle quelconque semblant décrire une bagarre de Dragon Ball Z pour arriver à « L’apocalypse selon Huxley », road-movie déglingué à base de cascades dans des banquettes de voiture, peut-être le meilleur texte du recueil. On pourrait croire Jérome Noirez pastichant Catherine Dufour copiant une version looser d’Easy rider.
     Après un « Nos aieuls » qui ne m’a laissé aucun souvenir, on repart à bord du « Feverish train » où un policier privé dont les aptitudes varient selon sa température corporelle tente de mener une enquête dans un train peuplé de gens bizarres.
     La nouvelle-titre qui suit, bien trop cryptique, laisse vite la place à « La grande nécrose », histoire un peu anecdotique de deux policiers dans un monde où les morts sont bien vivants.
     « Maison monstre » met en scène une petite fille de onze ans, chasseuse de monstres redoutablement efficace dans un récit qui l’est tout autant. « Stati d’animo », référence explicite au futurisme italien, n’aurait pas dépareillé dans les meilleures pages du Jerry Cornelius de Michael Moorcock.
     Enfin les trois dernières nouvelles infligent diverses douleurs à des enfants, ce qui fait toujours plaisir. Comme disait W.C. Fields, « Un homme qui déteste les enfants et les chiens ne peut pas être tout à fait mauvais ». Espérons que Jérome Noirez s’occupe des chiens dans un proche avenir.

     Ce recueil, malgré deux ou trois récits un peu faibles, s'affirme comme une occasion idéale pour découvrir l’univers riche, foisonnant et torturé de Noirez. Certes, il faut par moment avoir le cœur bien accroché, mais c’est avant tout le nonsense et l’imagination débridée qui ressort de la plupart de ces œuvres, à la grande joie du lecteur.



René-Marc DOLHEN
Première parution : 26/5/2009
nooSFere


     Il faut nous résoudre à révéler l'inavouable, à confesser les pensées impitoyables qui animent les circonvolutions de notre cerveau. Après avoir lu et relu le recueil de Jérôme Noirez, à l'endroit comme à l'envers (pour vérifier s'il ne recelait aucun message satanique), la tête en bas, en sautant un mot sur deux, bref, en échafaudant une multitude de stratagèmes tous plus ou moins pervers, nous ne pouvons révéler la passion païenne qu'il a provoquée en nous. Aussi userons-nous d'un artifice pour nous exprimer à mots couverts.

     Fièrement, nous claironnons ici même que nous ne nous laisserons pas impressionner par la richesse de son style, l'exubérance de sa plume et la générosité de son imaginaire, même lorsque celui-ci se laisse aller à la facilité. Afin de prévenir toute intervention de la ligue Deu, qu'il soit énoncé tout de suite que nous apprécions l'Imaginaire, l'Authentique, celui qui mal peigné et affalé à la place du fond près du radiateur braque son regard vers les courbes généreuses de la campagne derrière la vitre. Et la groupie Catherine Dufour, dont on peut lire la postface complice, ne nous fera pas taire d'une œillade assassine ou d'une saillie drolatique.

     Profitons de l'espace que nous accorde chichement Bifrost (merci chef) pour nous interdire de proclamer tout le bien que nous pensons de Jérôme Noirez. Nous n'écrirons pas qu'il est une des plumes les plus fécondes de l'Imaginaire francophone et que sa verve intarissable, l'impact visuel de ses descriptions, le cosmopolitisme de son inspiration nous ravissent, nous retournent, nous secouent des pieds à la tête d'un rire incoercible, nous chavirent le cœur, font de nous des poupées de cire, poupées de son (hum...), bref, font entrer en émulsion le contenu de nos intestins jusqu'à en faire résonner nos corps caverneux.

     Nous n'affirmerons pas non plus que Jérôme Noirez fait montre d'une grande maîtrise pour tisser des ambiances sordides, horrifiques ou contaminées par une dinguerie irrésistible. Ou qu'il se montre particulièrement doué pour coucher sur le papier ses obsessions intimes, un échantillon non exhaustif de fluides corporels, de terreurs enfantines et de visions au parfum méphitique. Nous ne le dédouanerons pas davantage de l'aspect malsain de son inspiration, précisant que chez lui le tragique et l'horreur confinent toujours au cocasse, que la mélancolie douloureuse côtoie l'éclat de rire salvateur.

     Nous ne relèverons évidemment pas l'aisance dont il fait preuve pour se couler dans les codes fort différents du fantastique, du conte cruel, du récit décalé mâtiné de science-fiction, talent qu'il exerce sans pour autant renoncer à sa singularité et aux thématiques qui lui sont chères, notamment ici la figure de l'enfance.

     Pour terminer, nous ne lui ferons pas plaisir en confiant nous être laissé prendre par la poésie et l'onirisme de ses textes : « 7, Impasse des Mirages » (page 11) et « La Ville somnambule » (page 43). Qu'il nous a énormément amusés avec le ton résolument déjanté de « L'Apocalypse selon Huxley » (page 79), et, surtout, avec « Feverish Train » (page 117), une histoire vaguement policière lorgnant du côté des cartoons de Tex Avery. Qu'il nous a ébahis avec « Stati d'animo » (page 183), une nouvelle où se mêlent physique quantique et mouvement futuriste. Enfin, nous ne joindrons pas notre voix à celle de Catherine Dufour pour affirmer que « Shirley's Doll » (page 205) est un joyau noir de la plus belle eau, sans aucun conteste le texte à retenir dans ce recueil. Ce serait le contenter pour peu de frais.

     En définitive, recommander la lecture de ce recueil n'apparaît pas comme une démarche raisonnable, tant le risque d'addiction semble peu négligeable. Lire Jérôme Noirez conduit à éprouver d'étranges sensations dont les effets secondaires sont patents. Pourtant, qu'est-ce qu'il est bon de se laisser aller parfois à la déraison !

Laurent LELEU
Première parution : 1/10/2009
dans Bifrost 56
Mise en ligne le : 9/11/2010

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition J'AI LU, Fantastique (2007 - ) (2011)


 
     Le lecteur féru de littératures fantastiques connaît sans aucun doute Jérôme Noirez, écrivain dont la réputation ne cesse de grandir, avec ses romans pour la jeunesse ou pour les adultes qui rencontrent un certain succès critique. Ils sont d'ailleurs, pour la plupart et à l'instar du Diapason des mots et des misères, paru en poche. Ce recueil, le premier de l'auteur, l’a consacré puisqu'il a obtenu, pour l'intégralité des quatorze textes qui le composent, le Grand Prix de l'Imaginaire en 2010.

     Les nouvelles qu'il réunit se révèlent tantôt morbides, tantôt délirantes. L'humour et le macabre en sont rarement absents. Noirez plonge ainsi le lecteur dans son univers où on se délecte des affres des personnages. Qu'ils soient confrontés à des horreurs abjectes sorties des ténèbres (Bolex, Maison-monstre, cas numéro 186, Nos aïeuls) ou se soient adaptés à la peur inspirée par un quotidien irrationnel (La Grande nécrose, Le Diapason des mots et des misères, Stati d'animo), leurs histoires touchent et passionnent. L'écrivain choisit bien souvent des enfants comme victimes, eux qui ne savent pas trouver des explications rationnelles aux phénomènes étranges dont ils sont témoins. Le lecteur, qui n'ignore pas que Jérôme Noirez est un auteur pour la jeunesse accompli, n'est pas surpris par la justesse des personnages enfantins mis en scène. Mais il n'échappe pas pour autant au frémissement provoqué, par exemple, par les plans des créatures fantastiques qui ciblent le garçon de 7, impasse des mirages, né en absorbant un gigantesque incendie que les djinns veulent à nouveau libérer. Il ne reste pas non plus de marbre lorsque des fantômes s'acharnent sur des gamins innocents et malades comme ceux de Nos aïeuls. Toutes ces jeunes personnes connaissent bien souvent un destin flirtant avec la mort. La Faucheuse habite particulièrement les trois « contes pour enfants morts-nés » qui closent le recueil (Shirley's doll ou l'envahissement d'une poupée par des insectes, L'Enfer des enfants pas sages dévoilant le quotidien d'un gosse en enfer et La Leçon de piano expliquant le douloureux — au sens propre — moment hebdomadaire que passe une petite fille auprès de son professeur de musique). On savoure les tortures infligées aux protagonistes de ces courts et funèbres récits. Ces derniers sont des exemples parfaits du plaisir évident de Noirez à décrire en détail les malheurs de ses personnages, à faire partager au le lecteur sa fascination pour le lugubre.

     Pour autant, contrairement à d'autres écrivains d'histoire sombres, il ne bascule jamais dans le morose malsain et déprimant, grâce à l'humour qui imprègne les textes. On adhère sans difficulté à la prose et à l'imagination de l'auteur. Noire, grinçante, la sinistre espièglerie de Jérôme Noirez se déploie totalement dans des nouvelles comme L'Apocalypse selon Huxley, Feverish Train, La Grande nécrose et Stati d'animo. Le lecteur est ainsi entrainé dans une Amérique hallucinée par les vapeurs d'un joint destiné à ouvrir les portes de la perception ; pétard créé par trois Français persuadés que le Troisième Reich place les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Il nous embarque à bord du trans-bayou, aux côtés d'un enquêteur atteint de paludisme cherchant à maintenir autant sa température corporelle que l'ordre à des niveaux décents, alors qu'un homme-lémurien assassine les autres passagers du train. Il nous plonge dans le quotidien d'une France d'après-guerre, en compagnie d'un professeur de musique arrêté pour détournement de mineure par une paire de policiers pittoresques dont les collègues sont des cadavres. Il nous introduit enfin auprès du chiacchierone Zangtumtum, soliloqueur aux organes vocaux améliorés afin de lui permettre de parler pendant des heures, tandis qu'il poursuit d'un passéiste dont la famille fut victime des expérimentations décohérentes de la Brigade Futurista. Loufoques, caustiques, trépidants, ces quatre textes offrent un plaisir de lecture intense. Noirez y démontre un talent indéniable, la vivacité de son imagination et une verve qui le place indubitablement parmi les tous meilleurs auteurs du genre.
     Et lorsqu'il aborde le sujet qui lui tient sans doute le plus à cœur : la musique, et des thèmes attenants : les sons, les voix, les paroles et les silences, Jérôme Noirez confirme l'impression du lecteur d'avoir affaire à un écrivain incomparable. Il offre ainsi au moins trois récits traitant ces motifs, d'une précision diabolique et aux atmosphères vertigineuses. La Ville somnambule fascine et effraie à la fois avec sa secte de musiciens castrés réfugiés dans un asile praguois. Kesu, le gouffre sourd provoque des palpitations rythmées par les changements de tempo qui cadencent la nouvelle. Enfin, la vie des personnages du Diapason des mots et des misères, reliés par un fil au niveau de la gorge et s'exprimant par la bouche de leur binôme, étonne, bouleverse.

     On ne sort pas indemne du Diapason des mots et des misères. Avec les textes de ce recueil, qui oscillent entre fantastique et science-fiction, Jérôme Noirez démontre qu'il est un auteur incontournable de ces genres. Une écriture maîtrisée, un sens de la narration abouti, une imagination foisonnante : l’écrivain possède les qualités des grands nouvellistes. On ne saurait dignement éviter la lecture de ce livre, ni esquiver l’Œuvre de Noirez, si on se considère amateur de littérature, et à plus forte raison fantastique.


Stéphane GOURJAULT
Première parution : 26/9/2011
nooSFere


Edition J'AI LU, Fantastique (2007 - ) (2011)


     Seul recueil de nouvelles de l'auteur à ce jour, Le Diapason des mots et des misères propose quinze textes, deux seulement ayant fait l'objet de publication antérieure en revue ou en anthologie, accompagnés d'une postface de Catherine Dufour. Le titre du recueil — qui est également celui d'une des nouvelles présentes ici — est particulièrement bien trouvé, en ce sens qu'il résume parfaitement les intentions de l'auteur, en termes de fond (les misères), de forme (les mots), et d'adéquation entre les deux (le diapason).

     Ainsi, Noirez propose ici une série d'enfers personnels, physiques ou mentaux, dont on ne ressort pas indemne. Les mutilations rituelles de « La Ville somnambule » (Prague comme vous ne l'avez jamais vue) sont proprement insupportables, et ce d'autant plus qu'elles n'ont d'autre justification que celle d'une croyance que l'on qualifiera de barbare. « Le Diapason des mots et des misères » met en scène un homme et une femme qui tentent de communiquer, même si pour cela ils doivent souffrir dans leur chair à chaque passage de train. Plus dur encore, « Nos aïeuls » prend pour protagoniste la figure récurrente chez Noirez d'un jeune enfant, ici confronté à des fantômes alors qu'il souffre le martyre sur sa chambre d'hôpital, atteint d'une grave maladie ; peut-être le texte le plus fort du recueil (nos limites sont bien moins élevées quand le mal s'attaque à la jeunesse), dont les accents de vérité semblent indiquer une véritable expérience vécue... L'auteur étant par ailleurs musicien, cette nouvelle est accompagnée d'une berceuse pour l'un des personnages, chanson qui prend toute sa force quand on sait dans quelles conditions elle doit être chantée. Dans « 7, impasse des mirages », Noirez se réfère à une sourate du Coran (Al-zalzalah, ou la Secousse) pour cette histoire qui mêle mythologie arabe et quête des origines. Enfin, le recueil se clôt sur trois « Contes pour enfants mort-nés », où, sous le vernis d'un humour très noir, se concentrent des cauchemars autour de craintes enfantines poussées à leur paroxysme : la poupée, l'école et la leçon de piano.

     Parfois, pour se protéger de l'effet de ces misères personnelles, la meilleure des stratégies consiste à adopter une attitude détachée, voire un second degré de bon aloi ; cela donne ici une autre catégorie de textes, moins frontaux, plus humoristiques. « Feverish Train » et « La Grande Nécrose » empruntent aux codes du policier, le premier pour une enquête cartoonesque dans un train marqué par une chaleur suffocante et la présence d'un flamant rose, le deuxième pour une mise en garde à vue qui tourne mal du fait de zombies. « L'Apocalypse selon Huxley » est le récit déjanté et à hurler de rire d'une expédition aux Etats-Unis censée découvrir de nouvelles frontières...

     Quel que soit le traitement de la thématique qu'il choisit, la patte de Noirez est néanmoins aisément reconnaissable : au-delà de son habituelle empathie pour ses personnages, de sa tendresse pour les jeunes générations, il impressionne par sa maîtrise stylistique. Il malaxe les mots, les torture parfois, mais toujours dans le but d'en extraire des effets qui viendront rehausser le contenu ; il s'agit bien là d'une volonté de style signifiant, et non d'un simple besoin de soigner la forme. Cette faculté de Noirez à adapter la forme au fond doit certainement beaucoup à sa connaissance et son étude de la musique, de sa construction et des émotions qu'elle est capable de suggérer ; il serait intéressant de connaître son point de vue sur le sujet.

     Bref, foisonnement de l'imaginaire, diversité des émotions, richesse des personnages, éblouissement du style : à n'en pas douter, Le Diapason des mots et des misères montre un Jérôme Noirez au sommet de sa forme, et fort justement récompensé ici par un Grand Prix de l'Imaginaire.

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 1/10/2011
dans Bifrost 64
Mise en ligne le : 22/2/2013


 
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