Encyclopédie Infos & Actu Recherche Association Sites hébergés
Bienvenue sur le site nooSFere.
Le javascript est nécessaire à l'affichage du menu dynamique.

recherche rapide
    nooSFere > Encyclopédie > Littérature Choisir un autre habillage   
    Critiques    
    Littérature    
    Identification    
    Fiche livre    

Solaris n° 176

REVUE

Imaginaire  - Cycle : Revues - Solaris (Requiem)  vol. 176 

Illustration de Grégory FROMENTEAU
SOLARIS, coll. Solaris (revue) n° 176, dépôt légal : octobre 2010
160 pages, catégorie / prix : 10 $, ISBN : néant

Numéro d'automne.
Couverture

    Quatrième de couverture    
Pas de texte sur la quatrième de couverture.

    Sommaire    
1 - Joël CHAMPETIER, Éditorial, pages 3 à 4, Éditorial
2 - Philippe-Aubert CÔTÉ, Pour l'honneur d'un Nohaum, pages 7 à 61, illustré par Karine CHARLEBOIS
3 - Frédéric VACHER, Le Double d'éternité, pages 63 à 85, illustré par Michaël-Jo PETER
4 - Sean McMULLEN, L'Art du dragon (The Art of the Dragon), pages 87 à 115, trad. Elisabeth VONARBURG, illustré par Michaël-Jo PETER
5 - Marc Ross GAUDREAULT, Amazing Stories et l'émergence de la science-fiction, pages 117 à 137, Article, illustré par Suzanne MOREL
6 - Mario TESSIER, Les Carnets du Futurible : Les Trésors de Babel, pages 138 à 153, Chronique, illustré par Suzanne MOREL
7 - Philippe-Aubert CÔTÉ, Les Littéranautes, pages 154 à 155, Chronique
8 - Philippe-Aubert CÔTÉ & Nathalie FAURE & Mathieu FORTIN, Lectures, pages 156 à 160, Critique

    Prix obtenus    
 
    Critiques    
     Très intéressant, ce numéro 176 de Solaris. Il contient trois nouvelles et deux très bons articles signés Marc Ross Gaudreault (sur Amazing stories) et Mario Tessier (sur le langage dans la S-F).

     Des trois nouvelles, on passera vite sur celle de Sean McMullen, une histoire de dragon de trois kilomètres de long qui dévore des œuvres d'art (en commençant par la tour Eiffel). On n'y croit jamais et flotte sur cette blague trop longue un désagréable parfum de « quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver ». Au mieux, un texte maladroit et ridicule ; au pire, un machin nauséabond.

     Les deux autres textes, non sans défauts, sont toutefois intéressants et agréables à lire. Philippe Aubert-Côté tente une vraie novella d'aventure située à Moscou après l'hyperchaos et le remplacement de la domination humaine par celle des néomorphes, créatures mi-humaines mi-animales (ou mi-plantes, si j'ai bien tout suivi). On découvre alors une Terre dévastée, en cours de recyclage. Le paysage est très fort, l'intrigue prenante, les personnages souvent bien campés. On regrettera juste des dialogues trop explicatifs, des descriptions laborieuses et une fin expédiée (l'auteur n'a pas compris que son texte est un roman en gestation, pas une novella achevée). Mais l'ensemble cogne, et autant d'ambition, d'idées de pure S-F et d'envie de narration font plaisir à lire. On attend maintenant que l'auteur se pose, digère tout ça, et le recrache sous forme de court roman coup-de-poing ou de fix-up.

     « Le Double d'éternité » est le premier texte publié de Frédéric Vacher, français installé au Canada. Et pour une première nouvelle dont le sujet est la peinture, le résultat est plutôt convaincant, malgré une trame « bateau » (on a déjà lu des choses proches chez James Patrick Kelly et Eric Brown). Dans ce texte, l'esprit du célèbre artiste qui a peint le dernier arbre terrestre est arraché à son éternité virtuelle et « injecté » dans un corps de synthèse pour peindre le premier arbre martien, des générations après la destruction de la Terre par un gros caillou qui passait par là. Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu. Souffrant de quelques défauts de débutant, mais globalement maîtrisé, « Le Double d'éternité » vaut le coup d'être lu, même si l'auteur n'invente rien.

Thomas DAY
Première parution : 1/1/2011
dans Bifrost 61
Mise en ligne le : 25/1/2013


 
Base mise à jour le 9 septembre 2017.
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2017. Tous droits réservés.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique. Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres.