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Angle mort n° 5

REVUE


Cycle : Revues - Angle mort  vol.


Illustration de AXL

ANGLE MORT (association), coll. Angle mort (revue) n° 5
Dépôt légal : novembre 2011

110 pages, catégorie / prix : 2,99 €
ISBN : 978-2-36400-050-6   
Genre : Imaginaire 



    Quatrième de couverture    
Pas de texte sur la quatrième de couverture.

    Sommaire    
1 - Sébastien CEVEY & Laurent QUEYSSI, Ruptures, pages 3 à 12, Éditorial
2 - Jean-Marc AGRATI, Le Punisseur, pages 13 à 22
3 - Sébastien DEGORCE, Interview - Jean-Marc Agrati, pages 23 à 28, Entretien
4 - Lauren BEUKES, Porté disparu (Unaccounted), pages 29 à 41, trad. Luc KENOUFI
5 - Sébastien CEVEY, Interview - Lauren Beukes, pages 42 à 46, Entretien, trad. Luc KENOUFI
6 - Olivier PAQUET, L'IA qui écrivait des romans d'amour, pages 47 à 84
7 - Sébastien CEVEY, Interview - Olivier Paquet, pages 85 à 91, Entretien
8 - William GIBSON, Treize vues des bas-fonds (Thirteen Views of a Cardboard City), pages 92 à 108, trad. Laurent QUEYSSI
 
    Critiques    
     Après deux excellents numéros, léger recul de qualité sur cette cinquième livraison, la faute au texte d'Olivier Paquet, « L'IA qui écrivait des histoires d'amour », qui peut aisément concourir dans la catégorie du texte le plus mal écrit de l'année et a de bonnes chances de gagner. Une purge interminable qui obscurcit sans mal tout ce qui l'entoure. Dommage, parce que le reste du sommaire ne manque pas d'intérêt. « Le Punisseur », de Jean-Marc Agrati, est un de ces textes coup de poing, sans concession, comme on les aime chez Bifrost. Une nouvelle qui tient avant tout par son écriture impeccable. Un véritable tour de force autour d'un prisonnier enchaîné (un être humain ?) qui viole, sur l'ordre d'une directrice fêlée, des élèves qui ne se tiennent pas à carreau. C'est barré, c'est désagréable et je doute fort que ça puisse s'oublier comme ça, en un claquement de doigts. On précisera que ce texte est issu du recueil à paraître chez Dystopia, L'Apocalypse des homards. Le texte de Lauren Beukes s'avère nettement moins convaincant, l'écriture (la traduction ?) est pataude, le sujet (la torture et l'humiliation de prisonniers extraterrestres) nécessitait probablement un traitement d'une plus grande originalité pour marquer. En l'état, c'est juste un décalque de ce qui s'est passé en Irak à Abhou Graïb. C'est plutôt bien fait, mais cette horreur somme toute banale manque singulièrement de force. Le dernier texte, signé William Gibson, expérimental, ne laissera personne indifférent. Lire une nouvelle de ce genre se résume presque exclusivement à une expérience personnelle, intime. J'ai beaucoup aimé, beaucoup voyagé, des images m'ont percuté, mais en même temps je comprends très bien qu'on puisse rester au bord du trottoir, au pied des cartons SONY, et trouver ces « Treize vue des bas-fonds » tokyoïtes chiantes à mourir.

     Reste une question, la sucette parfum « cherchez l'intrus » : pourquoi publier la bouse de Paquet (vous pouvez inverser, si ça vous chante) au milieu de textes aussi ambitieux (même si le Beukes ne m'a pas convaincu, ce n'est en aucun cas un texte anodin...) ?

Thomas DAY
Première parution : 1/1/2012 dans Bifrost 65
Mise en ligne le : 3/3/2013


 

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