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La Balade de city

John SHIRLEY

Titre original : City Come A-Walking, 1980

Traduction de Eléonore BAKHTADZE
Illustration de KELECK

Jean-Claude LATTÈS (Paris, France), coll. Titres/SF n° 55
Dépôt légal : avril 1982
256 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : néant   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     City n'était plus qu'un tas informe de chair et de tissu suitant au milieu du trottoir. Cole inquiet leva les yeux sur San Francisco. La ville allait trembler sur ses bases puis s'effondrer d'une seule masse. Mais elle était toujours là, arrogante et immuable. La flaque de sang pourpre étirait ses grands doigts humides en direction du caniveau. Les deux berlines qui avaient frappé City allaient tourner le coin de la rue. Pourtant Cole savait, à suivre le flot inexorable du sang de City sur le trottoir, que les miliciens ne s'en sortiraient pas.

     John Shirley est né en 1954. C'est un jeune homme agressif qui partage son temps entre l'écriture : six romans publiés, et la musique : il s'occupe d'un groupe de punk-rock dont il est le chanteur compositeur. La Ballade de City est son premier roman traduit en français.

    Cité dans les listes thématiques des oeuvres suivantes :     
 
    Critiques    
     John Shirley est de ces auteurs dont la personnalité risque d'éclipser les écrits : on sait tout de son personnage de punk rocker, de jeune turc acharné à dénoncer la commercialisation de ses aînés (ou de ses pairs !) dans certains fanzines américains.
     Il serait dommage d'en oublier ses œuvres. Il n'a pas beaucoup de romans de SF à son actif, et a maintenant juré qu il abandonnait le genre, mais Lattes nous offre heureusement La balade de City qui restera sans doute son meilleur livre.
     Quand Cole rencontre l'incarnation de la ville de San Francisco, son univers bascule... et pourtant il vivait déjà dans un univers « dur », de rock et de violence. Mais que faire contre un être qui vit jusque dans chaque parcmètre et dans chaque terminal bancaire ?
     Shirley rappelle ici un peu Leiber, dans sa manière de mettre en scène dans un récit fantastique les éléments du monde moderne. Mais où Leiber serait le magasin de porcelaine, Shirley est l'éléphant — il fonce et bouillonne, et l'ambiance est toujours chargée d'un rock guère extrapolé. Ça ne l'empêche pas d'être efficace là où bien d'autres jeunes auteurs (cf. Houssin) se sont plantés.


Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/7/1982 dans Fiction 331
Mise en ligne le : 25/8/2006


 
     A la fin des années soixante-dix, John Shirley écrivait, et chantait dans un groupe de punk qui jouait à l'occasion dans les conventions de SF. Quand William Gibson et Bruce Sterling ont lancé le cyberpunk, il s'y est retrouvé naturellement. Plus tard, à la fin des années quatre-vingt-dix, il a écrit les textes de nombreuses chansons pour un de ses anciens groupes fétiches, le Blue Öyster Cult, reformé le temps de deux albums...
     Quand sort La Balade de City, l'idée n'est pas inédite, mais encore inhabituelle : une ville, par l'ensemble des réseaux, d'eau, d'énergie, de téléphone, constitue une sorte de système nerveux, et peut acquérir une conscience. Et la ville est le biotope du rock. Celle qui intéresse Shirley, « City », c'est San Francisco, qui se manifeste sous forme d'un gaillard taciturne et inquiétant, affublé de verres-miroirs. Il lui faut des humains pour l'aider : ce sera la musicienne Catz Wailen, star montante de l'angst rock, et Stu Cole, propriétaire d'un club rock et connaissance de Catz. Stu et City ont un objectif commun : lutter contre les banques qui veulent mettre l'économie en coupe réglée en imposant leur monopole sur les moyens de paiement électroniques, les seuls qui soient désormais légaux...
     Il y a pas mal de violence dans ce livre, plusieurs descriptions bien faites de concerts de rock comme décor de l'action, et un travail de précurseur du cyberpunk (de façon intéressante, le livre était vendu comme du fantastique et non comme de la SF lors de sa sortie). L'action est située en 1991, et si le développement des réseaux informatiques n'y est pas prévu, ou du moins pas de la façon dont il s'est produit, on y trouve de bonnes idées, comme la disparition de la presse papier au profit de versions électroniques disponibles contre paiement dans... les cabines téléphoniques. Matériel démodé, concept toujours moderne. Les protagonistes, eux, représentent une sorte de refus individualiste du monde technocapitaliste. Et le roman, bref et intense, est prenant.

Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/1/2013 dans Bifrost 69
Mise en ligne le : 17/12/2017


 

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