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Docteur squelette

Serge BRUSSOLO



Illustration de Terry OAKES

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. Anticipation n° 1517
Dépôt légal : janvier 1987
192 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-265-03486-X   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Louez une chambre chez un marchand de squelettes, partez en excursion contempler la momie du grand exorciste... Et vive les vacances !
 
    Critiques    
     Bien que son protagoniste (le Docteur Squelette du titre, une entité extraterrestre) soit repris de La nuit du venin, Docteur Squelette est aux antipodes de ce roman par son décor. A l'île mortifère et sombre de La nuit du venin répond la ville sud-américaine de San-Carmino, écrasée par le soleil. Du coup, la sueur ruisselante de Docteur Squelette s'oppose au frisson glacial de l'autre tome des « chroniques infernales ». Pourtant, si le décor change, le propos est le même : une femme, toujours, est présente au cœur de l'intrigue, même si elle s'appelle ici Jeanne et non Cécile. Cette dernière était active, puisqu'elle enquêtait  ; Jeanne est au contraire passive, elle ne fait qu'accompagner son mari, venu sur place pour chercher des traces de croyances ancestrales. Mais Marc est devenu comme fou, il passe son temps à errer comme un somnambule dans une église, au point de perdre contact avec sa femme. Heureusement, celle-ci peut compter sur l'aide de Joseto, qui vend du matériel d'anatomie, squelettes réels et mannequins écorchés. Ce dernier reprend le personnage de guide tenu par Gove dans La nuit du venin, et de la même manière, va jouer le rôle de révélateur pour Jeanne. Elle va alors plonger dans un abîme de cauchemar, lorsqu'elle découvre la malédiction qui pèse sur la ville : ses habitants sont condamnés à voir leurs os grandir progressivement, déchirant lentement de ce fait leurs chairs et leur peau...
     Avec ces deux romans écrits la même année (en 1987), Brussolo travaille les mêmes matériaux. D'une part le corps humain, observé cliniquement ici (La nuit du venin), malaxé et tordu en tous sens là (Docteur Squelette)  ; d'autre part, les déchirements intérieurs d'une jeune femme confrontée à l'irruption du surnaturel dans des décors inquiétants. A ce titre, ce roman est le moins efficace des deux, car il sacrifie à une certaine inflation hollywoodienne de l'action : tout se termine dans un pandémonium d'où personne ne sortira indemne. On préférera l'autre texte, plus maîtrisé. Toutefois, ce livre fait passer un agréable moment, car le métier de l'écrivain est sûr, et l'histoire regorge de visions qu'il est difficile d'oublier.


Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 1/7/2001 nooSFere


     Un excellent roman, vraiment. Très bien écrit et mené de main de maître. Les péripéties s'emboîtent à la perfection, à la fois logiques et épouvantables. Du grand art !
     On ne reconnaît pas tout à fait le Brussolo qui sévit en Science-Fiction où les limites se font plus discrètes et plus floues, mais sa patte est là, illustrée par une imagination plus contenue et superbement dominée, répondant aux impératifs du Fantastique. A-t-il tout inventé ? S'est-il inspiré de la mythologie fantastique, des récits traditionnels issus du passé proche ou lointain ? Peu importe. Le cocktail enivre. Et Docteur Squelette est une réussite à tous points de vue.
     Je ne vais pas vous en concocter un résumé. Je me contente de vous décrire quelques détails qui vous feront reconnaître le label Brussolo.
     De vieilles et folles ravaudeuses cousent des pièces de cuir à même la chair des vivants pour empêcher la subite croissance du squelette à l'intérieur du corps. Un exorciste d'opérette coupe la queue et la langue de mille chiens pour chasser les esprits démoniaques et sanguinaires. Une secte mystérieuse provoque régulièrement un accident-massacre pour donner au Docteur Squelette son quota de morts jusqu'au jour où son dernier serviteur meurt brutalement, ne lui fournissant désormais plus sa pitance ; alors l'abominable créature se sert en personne et perpétue les traditions car il a faim de vies humaines.
     Ça n'est pas de l'anticipation, mais c'est très bon quand même !


Éric SANVOISIN
Première parution : 1/5/1987 dans Fiction 386
Mise en ligne le : 28/4/2003


 

Dans la nooSFere : 63482 livres, 60449 photos de couvertures, 58068 quatrièmes.
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