Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
La Fée et le géomètre

Jean-Pierre ANDREVON



Illustration de Enki BILAL

CASTERMAN , coll. L'Ami de poche n° 15
Dépôt légal : 1er trimestre 1981
272 pages, catégorie / prix : 4
ISBN : 2-203-13615-4   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Lutins, fées, ondines, elfes... ceux-là, et beaucoup d'autres vivent libres, heureux dans la Forêt. Etrangers à notre civilisation, ils ne connaissent ni l'argent, ni les machines, ils ignorent l'idée même du pouvoir...
     Les hommes découvrent ce paradis, ils vont l'ar­penter avec leurs gros sabots, leurs idées reçues, leurs monstres... Jean-Pierre Andrevon écrit ici la fable vio­lente de la colonisation, il en dit l'irrespect, l'inadmissible certitude aveugle et sourde.
     Pourtant, l'espoir... l'espoir contagieux qui appar­tient à ceux qui se révoltent.

    Prix obtenus    
Grand Prix de l'Imaginaire, roman pour la jeunesse, 1982
 
    Critiques    
Ce livre, destiné aux enfants d'environ 13-15 ans, écrit par Andrevon est illustré par Bilal : la pochette et les illustrations intérieures. Autant la couverture est agréable, autant l'inutilité des dessins intérieurs paraît évidente. Le texte, qui conte l'histoire d'une colonisation, se compose de quatre parties. Présentation d un monde neuf et beau, original par rapport à Bilbo, mais qui ne présente pas un charme équivalent. De plus, la présentation dispersée des éléments de ce monde gêne la lecture des adolescents à qui l'ouvrage est destiné (expérience faite sur deux sujets). En second, l'arrivée des Terriens de tout poil, du savant au curé en passant par le militaire : tous à leur manière sont corrupteurs, et l'on assiste à la fin d'un monde, en accéléré : un peu ce qui a pu se passer ici avec les Indiens. Cette description est assez bonne, et touche par son coté poignant. Cette dépossession de soi, de sa culture, par un « impérialisme » qui alterne le paternaliste et le belliqueux est une des forces de l'ouvrage. La troisième partie, c'est le monde normalisé, le travail, le chômage, la mutilation sociale, l'absence d'espoir. La fin, un peu utopiste, masque la révolte des jeunes générations d'elfes, de lutins et de fées. Ce n'est pas que cette trame soit inintéressante ; à la limite, on peut considérer qu'elle fait œuvre pie et aide à « penser juste ». Ce qui me gêne c'est que !e « monde d'avant » semble plaqué, que les inventions y sont pauvres et que sa présence ne s'impose que par référence à des réminiscences. De plus, l'humour — nécessaire dans ce genre de récit — est plutôt pesant et sous-estime les capacités des adolescents. Donc, un livre plein de bonnes intentions, didactique sous ses dehors de féerie, mais qui le plus souvent tombe à plat. Peut être cela eût-il fait une bonne BD, concurrençant Bienvenue sur Alfolol. Tel quel, résultat très moyen.
 

Roger BOZZETTO
Première parution : 1/10/1981 dans Fiction 322
Mise en ligne le : 9/4/2007


 

Dans la nooSFere : 60804 livres, 54909 photos de couvertures, 54716 quatrièmes.
7938 critiques, 32972 intervenant·e·s, 1209 photographies, 3638 Adaptations.
 
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2018. Tous droits réservés.

NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres.
Vie privée et cookies/RGPD