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La Maison au bord du monde

William Hope HODGSON

Titre original : The House on the Bordeland, 1908

Traduction de Jacques PARSONS

LIVRE DE POCHE (Paris, France), coll. SF (1ère série, 1977-1981) n° 7002
Dépôt légal : 1er trimestre 1977
224 pages, catégorie / prix : 2
ISBN : 2-253-01556-3   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
   NOUVELLES ÉDITIONS OSWALD (NéO), 1988
   in Les Canots du "Glen Carrig" / La Maison au bord du monde / Les pirates fantômes, OPTA, 1971
   TERRE DE BRUME, 1999, 2014

    Quatrième de couverture    
     En Irlande, dans une vieille demeure , un homme se retrouve assiégé, transporté dans un territoire de cauchemar, une région au bout des siècles, à la lisière du Temps, un cosmos crépusculaire dominé par des porcs titanesques, un affreux pays de froid et de terreur sur lequel se lève un immense soleil rouge, cerné de brouillards et d'horreurs informes....

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
    Critiques    

[critique des 4 premiers n° de la collection SF au Livre de Poche : En attendant l'année dernière, de Philip K. Dick (n° 7 000), Les masques du temps, de Robert Silverberg (n° 7 001), La maison au bord du monde, de William Hope Hodgson (n° 7 002), Les humanoïdes, de Jack Williamson (n° 7 003)
note nooSFere]

     Succédant aux « Histoires de... » (12 volumes parus, mais 24 autres sous pression), c'est maintenant une série de romans que le Livre de Poche lance sur le marché, en plein dans les gencives de J'ai lu : prix équivalent, tirage aussi, réédition des grands classiques du genre, aucune mention « science-fiction » sur les couvertures (des photomontages plus réussis que ceux des recueils déjà mentionnés). Dans le premier arrivage groupé, un bon Dick un peu dingue de 1966 (oscillation du temps et désagrégation de l'univers), un Silverberg intéressant mais quelque peu fabriqué (un voyageur du futur exacerbe les contradictions du présent), un Hodgson marin pour ceux qui aiment la mer et Hodgson, enfin et surtout un Williamson superbe et métaphorique de 1948 (l'aliénation de l'homme aux machines qu'il a lui-même construites pour le servir) qui, bien que ne valant pas tout à fait la nouvelle fulgurante qui est à sa base (Les bras croisés. Fiction spécial 11 ), est un de ces classiques de la SF qu'il faut avoir lu si on ne veut pas mourir idiot. Souhaitons donc bonne route à cette nouvelle non-collection, dirigée par Michel Demuth et Jean-Baptiste Baronian, un couple inattendu qui symbolise peut-être, béni par l'archiprêtre Hachette, le mariage secret d'Opta et de Marabout.
 

Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/3/1977 dans Fiction 278
Mise en ligne le : 1/7/2012

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition TERRE DE BRUME, Terres Fantastiques - Littérature ()


"Une idée s'impose à moi avec de plus en plus d'insistance : j'habite une bien étrange maison, une maison terrible. Et j'ai commencé à me demander si j'agis bien sagement en y restant. Cependant, si j'en partais, où donc pourrais-je aller pour trouver la solitude, le sentiment de sa présence, sans lequel ma pauvre vieille vie ne serait pas tolérable ?"
(page 102)

     La maison au bord du monde est en effet considéré comme le chef d'oeuvre de William Hodgson, peut-être moins abouti que Le pays de la nuit mais certainement plus accessible. C'est aussi un ouvrage majeur de la littérature fantastique, un "incontournable" pour qui s'intéresse à ce genre et à son histoire.

     Le roman peut se diviser sommairement en deux parties. Tout d'abord, le narrateur est assiégé par des créatures porcines abyssales... L'horreur est distillée avec finesse, sans effets spectaculaires, mais avec une lente et épouvantable angoisse qui suinte et monte jusqu'à la suffocation. Nous comprenons que Lovecraft ait admiré ces pages, où l'indicible et l'innommable dont il fût le chantre s'insinuent sournoisement.
     La seconde partie est sans doute la plus surprenante. Le narrateur se trouve propulsé à travers le temps et l'espace, assistant à l'évolution de l'univers sur des milliers d'années. Soleils et planètes constituent à ses yeux un ballet hallucinant, une vision cosmique à la fois magnifique et insoutenable, un spectacle d'une rare ampleur, même dans la littérature de science-fiction.

     Le style de Hodgson peut parfois paraître empesé, comme d'ailleurs celui de Lovecraft. Il contribue cependant au charme particulier de ce chant hagard, ténébreux et visionnaire, où solitude et douleur semblent expliquer le trouble du narrateur et sa possible folie. La composante psychanalytique paraît en effet forte, et permet d'interpréter ce manuscrit trouvé comme celui d'un esprit assailli par ses propres démons, prêt à vaciller dans la folie, assiégé par une chose innommable qui n'est autre que l'inconscient.
     L'intéressante préface de Brian Stableford souligne par ailleurs le caractère allégorique du récit, que nous pouvons interpréter de diverses manières. Nous pouvons cependant le lire simplement comme ce qu'il est avant tout : une magnifique histoire fantastique, à la fois classique et originale, non dénuée de défauts mais rarement égalée.

Pascal PATOZ (lui écrire)
nooSFere




 
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