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Pierre de lune

James HERBERT

Titre original : Moon, 1985

Traduction de Évelyne CHATELAIN
Illustration de Franck LIMIDO

ALBIN MICHEL (Paris, France), coll. Spécial fantastique
Dépôt légal : septembre 1987
336 pages, catégorie / prix : 79,00 F
ISBN : 2-226-03097-2   
Genre : Fantastique 

Couverture : Didier Thimonier ; illustration : Franck Limido.



    Quatrième de couverture    
     D'épouvantables visions hantent Jonathan Childes, des images sanglantes d'effroi et de meurtre. C'est à la suite de telles visions que, sur ses indications, la police a pu retrouver autrefois les corps mutilés des victimes de crimes apparemment rituels. Childes a été innocenté — comment en savait-il si long ? — mais une fâcheuse réputation le poursuit. Et voilà que cela recommence, sur la petite île où il s'est réfugié, comme s'il était en communication télépathique avec quelque monstre assoiffé de sang. D'autres meurtres ont lieu, d'autres événements dramatiques... et Childes en est toujours averti le premier, nargué dirait-on par le criminel. La menace bientôt se précise, se transforme en terreur pure lorsque la monstrueuse créature surgit dans l'île même où Childes croyait trouver la paix... Pour espérer en triompher, il lui faudra mobiliser tout son courage et concentrer les pouvoirs psychiques supranormaux qui l'ont mené jusqu'au bord de la catastrophe.

     Après le futur apocalyptique qu'il décrivait dans Demain, James Herbert explore dans Pierre de lune le fantastique et l'horreur enracinés dans notre monde quotidien. Remarquablement construit, subtilement écrit, Pierre de lune est un roman original et palpitant, dont le suspense forcené joue avec les nerfs du lecteur jusqu'à la dernière page.
 
    Critiques    
     Jonathan Childes est professeur dans un collège de jeunes filles d'une île britannique, genre Jersey. Un jour qu'il se baigne, d'épouvantables visions sanglantes le visitent. Et pendant ce temps, sur le continent, une prostituée se fait assassiner, éventrer, mutiler. On aura reconnu là une thématique qui nous est familière depuis Les yeux de Laura Mars (mais il faut également citer La nuit hurle, de Pronzini et Malzberg, paru il y a quelques années en Engrenage International)  : les pouvoirs paranormaux qui permettent à un homme (ou une femme) de « voir » des meurtres présents ou à venir, d'entrer en contact avec le cerveau d'un assassin, qui va se rendre compte du danger et se lancer aux trousses du voyant... Pierre de lune n'innove en rien sur ce postulat, dont il est au contraire une illustration fidèle et classique. Ce qui ne veut pas dire sans surprises  : Herbert (James), auteur britannique plutôt irrégulier, nous offre une variation pleine de suspense et de rebondissements sur cette trame qui commençait déjà à être pas mal rebattue.
     Une des originalités mineures du roman est de nous présenter Childes alors qu'il a déjà par le passé expérimenté ses pouvoirs (un assassin d'enfant a été découvert trois ans auparavant grâce à son don), qu'il croit être tiré d affaire, et qu'il sait d'avance ce qu'il va endurer. Par contre, l'auteur ne fait qu'effleurer une grosse ficelle trop attendue  : la fille de Childes manque d'être en butte aux agissements du psychopathe — mais c'est finalement une autre fillette qui est assaillie. Le style d'Herbert (que son traducteur semble n'avoir pas vraiment peaufiné) manque un peu de subtilité, et le lecteur est gêné, pendant les vingt ou trente premières pages, par l'abus de clichés. Mais, suspense aidant, on passe vite sur ces rugosités dès lors que l'action est bien engagée. Son point culminant est l'incendie criminel du collège ou travaille Childes (et qu'il avait prévu en ayant une vision de la main d'une de ces élèves rongée par les flammes) — un chapitre hallucinant, qui semble ne jamais devoir finir, et où l'auteur sait développer tout à la fois l'horreur et le désespoir. Les cinquante ou soixante dernières pages traînaillent quelque peu, et une fin plus sèche aurait été préférable à la longue confrontation entre Childes et la « créature », dont l'identité par ailleurs déçoit (c'est une parfaite inconnue, alors qu'on pouvait subodorer que le monstre faisait partie de l'entourage du héros). N'empêche qu'avec ses points forts et ses points plus faibles, Pierre de lune est ce qu'on peut appeler un ouvrage efficace, qu'on ne lâche pas une fois qu'on l'a ouvert.


Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/2/1988 dans Fiction 394
Mise en ligne le : 2/2/2003


 

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