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La Planète qui n'existait pas

Robert CLAUZEL


Cycle : Claude Eridan  vol.


Illustration de Gaston DE SAINTE-CROIX

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. Anticipation n° 468
Dépôt légal : 3ème trimestre 1971
240 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : néant
Format : 11,0 x 17,0 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Quelques pas encore et ils sont au sommet...
     Leur champ visuel s'agrandit brusquement, découvrant l'immense plaine, l'immense cirque... à leurs pieds.
     Tour à tour, ils y parviennent, mornes... silencieux.
     L'un après l'autre.
     Alors, ils s'immobilisent et se figent. Ils ne prononcent pas une seule parole, pas une seule exclamation de surprise ou de peur. Tout semble s'arrêter en eux, flux vital, sentiments, peur... émotions... affectivité...
     Un froid de glace semble s'abattre sur leurs épaules lorsqu'ils peuvent enfin contempler CE qu'il y a dans le cratère.
     Une stupeur et une incompréhension sans nom les pénètre lorsqu'ils voient CE qui repose dans cette plaine circulaire... lorsqu'ils sont en présence de l'Indicible...
 
    Critiques    
     Après La tache noire, Aux frontières de l'impossible et L'horreur tombée du ciel (son meilleur ouvrage jusqu'à présent), Robert Clauzel nous raconte, dans La planète qui n'existait pas, la quatrième mission de Claude Eridan, ce Gremchkien né sur la Terre, que l'auteur nous promet de suivre à travers toute une série de romans qui doivent former L'inconcevable Puzzle Terminal débouchant sur L'Ultime et Universel Savoir...
     Cette fois, en compagnie de ses amis terriens, le journaliste Gustave Moreau et la belle Arièle Béranger (qui soupire toujours à ses pieds), Claude Eridan se heurte au mystère d'une planète inconnue brusquement apparue dans la galaxie et sur laquelle son vaisseau, l'Entropie, a abordé. Tout le roman, fort mince et très linéaire, est axé sur l'explication de ce monde incongru, qui est le siège d'activités biologiques monstrueuses réglées par une « entité-ADN » ( ?), laquelle est finalement détruite, et la planète avec elle, par une Super-Entité, le Tore, dont l'étude fera l'objet d'un autre roman.
     Toutes ces péripéties, écrites d'une plume morne et délayées par des descriptions de paysages sans intérêt et des arguties pseudo-scientifiques obscures. ne nous font pas frémir une seule seconde, pas plus qu'elles ne parviennent à éveiller l'attention. Cela est d'autant plus grave que la prose de Robert Clauzel est agitée du tic littéraire qui consiste à annoncer à chaque page, par des phrases du genre de « Une extraordinaire stupéfaction se peignit sur ses traits... » ou « Une stupeur sans nom les pénètre... », des événements fabuleux ou horrifiques dont on ne trouve ensuite pas la moindre trace dans le cours sans surprise du récit. Cette méthode d'accrocher le poisson rappelle celle des créateurs de bandes dessinées qui, pour entretenir le suspens, font dire à leur héros en bas de page : « Mon Dieu ! Quelle horreur !... » pour continuer la semaine suivante par « ... Mon lacet s'est dénoué ! »
     On pourrait donc craindre que les révélations cosmiques promises en fin d'enquête ne débouchent pareillement sur du vent... Mais le Fleuve Noir n'a pas plus de fin que le Fleuve farmerien du Monde des ressuscités. Gageons que la quête de Claude Eridan ne verra jamais son aboutissement !

 

 

 


Denis PHILIPPE
Première parution : 1/12/1971 dans Fiction 216
Mise en ligne le : 28/4/2002


 
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