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Des souris et des robots

Clifford Donald SIMAK



Illustration de Jean-Michel NICOLLET

Jean-Claude LATTÈS (Paris, France), coll. Titres/SF n° 49
Dépôt légal : 4ème trimestre 1981
312 pages
ISBN : néant   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Une Maison-piège collectionne les personnes supposées dangereuses.
     Un arbre à dollars attise bien des convoitises.
     Une société où l'on cultive l'Indice de Satisfaction.
     Une planète où l'on joue périodiquement à Regresse, veux-tu.
     Des insectes d'or qui nettoient tout de la cave au grenier.
     Une patrouille galactique composée d'un chien, d'une araignée, d'une sphère et d'un humain.
     Et pour clore le recueil, Jenkins le Robot, héros de demain, les chiens revient. La maison Webster se dresse toujours sur la colline. Les souris dansent.
     Humour, nostalgie, suspense, émotion, Clifford Simak sait mieux que quiconque nous faire partager les angoisses des robots, la qualité quasi-mystique de l'expansion technologique, l'appel de l'infini. Neuf nouvelles superbes, pour moitié inédites.

     Clifford D. Simak est né le 3 août 1904 dans le Wisconsin, États-Unis. Journaliste de profession, il écrivit parallèlement une trentaine de romans, reçut deux fois le prix Hugo et donna à la Science Fiction l'un de ses plus beaux et plus célèbres romans, Demain, les chiens.

    Sommaire    
1 - La Maison des grands pingouins (Auk House), pages 7 à 76, trad. Jacques MONDOLONI
2 - L'Arbre à dollars (The Money Tree), pages 77 à 120, trad. Michel DEUTSCH
3 - La Vermine de l'espace (The Golden Bugs), pages 121 à 169, trad. Michel DEUTSCH
4 - La Barrière (The Fence), pages 170 à 186, trad. Jacques MONDOLONI
5 - Mirage (Seven Came Back / Mirage), pages 187 à 217, trad. Jacques de TERSAC
6 - Evolution rétrograde (Retrograde Evolution), pages 218 à 251, trad. Jacques MONDOLONI
7 - Les Réponses (...And the Truth Shall Make You Free / The Answers), pages 252 à 271, trad. Marcel BATTIN
8 - La Mort dans la maison (A Death in the House), pages 272 à 294, trad. Michel DEUTSCH
9 - Épilogue (Epilogue), pages 295 à 312, trad. Jacques MONDOLONI
 
    Critiques    
     Clifford Simak embrasse l'univers depuis la fenêtre de son salon : assis sur son fauteuil à bascule, lorgnons calés sur l'arête de son nez, il scrute cent mètres carrés de champs dorés sur lesquels s'incruste la corne d'un bois, avec patience, depuis bientôt cinquante ans. Sa patience est récompensée : parfois un OVNI atterrit sur le pré, et l'araignée, le robot ou le poireau qui en sort lui fait un signe de la patte, de la pince ou de la feuille, et vient tailler le bout de gras avec lui avant de repartir ; parfois un dinosaure circonspect sort son mufle du bois et lui cligne de l'oeil ; parfois encore une lucarne sur le temps ou un univers parallèle s'ouvre au ras de ses pantoufles, dans le bois du plancher poussiéreux de son salon, et sans bouger le père Simak part faire un tour à dix millions d'années d'horloge — ou dix millions d'années-lumière. De temps en temps, il raconte tout ça à ses enfants, en enjolivant un peu.
     Nous sommes tous les enfants de Simak. En on aime qu'il nous raconte, en les enjolivant un peu, les aventures qu'il rêve depuis son fauteuil roulant et sa fenêtre. On l'écoute comme on écouterait un explorateur : un explorateur immobile, qui sait si bien scruter le microcosme qu'il en vient tout naturellement, par glissement, à voir le macrocosme — à embrasser l'univers. Est-ce tellement incompatible ? L'univers est semblable, peu ou prou, partout. Et quand on connaît bien la patience de la fourmi, le grain de la feuille de fougère, la couleur de l'œil d'une souris, on peut décrire Andromède ou le jurassique sans avoir besoin de bouger de son fauteuil.
     Simak sait. Et à force d'observer, il en est venu à connaître aussi le dessous des choses, leur face cachée. Toutes ses histoires expriment le dessous des choses. Les neuf textes réunis par Patrice Duvic pour son recueil sont ainsi des explorations à l'envers d'univers cachés sous la feuille. Dans La maison des grands pingouins,le héros croit être enlevé par des extraterrestres, mais non, ce sont simplement les agents des multinationales. Dans Evolution rétrograde,des explorateurs spatiaux pensent trouver la bêtise chez un peuple qui en réalité a trouvé la sagesse suprême : s'épargner les guerres. Dans Mirage, la vie cache la mort, et dans Une mort dans la maison,la mort cache la vie.
     Et ainsi de suite, comme l'écrirait Vonnegut. Et le tout est enrobé, soutenu par cette empathie si particulière à l'auteur, qui lui rend aimable et compréhensible une araignée, un robot, un poireau. Mais peut-on s'en étonner ? A force d'observer, on finit par comprendre tout. Et quand on comprend, forcément, on aime.
     Nous, on aime la voix de Simak, qu'on retrouve avec plus que du plaisir dans les neufs nouvelles du recueil (quatre inédites, cinq venant de Fictionou Galaxie), où l'on ne relève qu'un doublon inutile : La vermine de l'espace, texte relativement faiblard, et qui plus est avait été repris dans un autre recueil, Escarmouche (J'ai Lu), il n'y a pas deux ans, sous le titre Les coccinelles d'or.A part ça, bravo et merci.


Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/2/1982 dans Fiction 326
Mise en ligne le : 15/12/2006


 

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