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Sorcière, ma sœur

Graham JOYCE

Titre original : Dark Sister, 1992
Première parution : Londres, Royaume Uni : Headline, 1992
Traduction de Thomas BAUDURET
Illustration de Pierre-Olivier TEMPLIER

POCKET (Paris, France), coll. Terreur n° 9155
Dépôt légal : mai 1998
Première édition
Roman, 288 pages, catégorie / prix : 5
ISBN : 2-266-07109-2
Genre : Fantastique


Autres éditions

Sous le titre Sorcière ma sœur   FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions, 2006

Quatrième de couverture
     Par delà l'horreur, à travers les siècles, elle lui tendait la main...
     et menaçait ses enfants.
 
     Alex et Maggie Sanders mènent une vie des plus ordinaires, jusqu'à ce qu'ils découvrent au fond d'une vieille cheminée inutilisée le journal de Bella. A première vue, celui-ci paraît bien innocent : une liste de breuvages et de simples pour soigner les petits maux de tous les jours.
     Mais Maggie est très vite convaincue que derrière les mots se cache un sens destiné à elle seule.
     En essayant quelques recettes, elle pénètre dans un monde mystérieux auquel elle n'avait jamais cru, celui de la sorcellerie.
     Et quand la défunte Bella revient, en quête d'une paix qu'elle n'a pas trouvée dans la tombe, Maggie sent qu'elle risque de perdre la raison et de détruire toute sa famille.
 
 
     L'un des plus brillants représentants de la jeune école anglaise, Graham Joyce parvient mieux que quiconque à faire de l'élément fantastique le révélateur des parts d'ombre et de lumière qui résident en chacun de nous. Déjà auteur de « L'enfer du rêve » et de « Requiem », il vient de recevoir pour son dernier roman le British Fantasy Award.
Critiques
     Deux choses avant de parler de ce bouquin. Primo ce n'est pas un livre de « terreur » comme pourrait le faire croire la collection dans lequel il se trouve édité. Secundo, je ne sais pas ce que le traducteur avait fumé, mais il décroche haut la main le prix du titre français le plus ringard de l'année. Mais comme dit le vieil adage : « On ne juge pas un livre par sa couverture », je vous enjoins donc d'explorer plus avant ce Dark Sister (titre anglais plus approprié) d'excellente qualité.
     L'histoire est celle de Maggie Sanders qui, après avoir découvert un vieux manuscrit de sorcellerie, se découvre une attirance particulière pour les décoctions de plantes, les onguents aphrodisiaques et mauvais sorts pour maris infidèles. À l'heure où son couple bat de l'aile, où les doutes s'immiscent dans une vie autrement bien rangée, Maggie entre de plain-pied dans le monde de l'irrationnel. À un point tel qu'elle ne tarde pas à s'identifier à Bella, une « sorcière » atrocement torturée et assassinée par le passé.
     Menée tout en douceur, non dénuée de noire poésie et pimentée de quelques explosions de violence qui rappellent les séquences les plus atroces de certains contes pour enfants, Dark Sister arpente des chemins connus sans jamais soulever l'ennui ou la lassitude. Si l'on excepte quelques longueurs (toujours cette règle anglo-saxonne du roman qui DOIT faire trois cents pages pour que le lecteur soit convaincu d'en avoir pour son argent), on découvre une œuvre très « féminine » qui intrigue et fascine tout à la fois par son refus des effets faciles et sa grande humanité. Un roman « proche des visages » comme le sont certains films intimistes de la meilleure veine. Une lecture non pas indispensable, mais rafraîchissante.

Christophe CORTHOUTS (site web)
Première parution : 1/1/1999 dans Phenix 49
Mise en ligne le : 1/11/2003


     Alex et Maggie Sanders et leurs enfants vivent dans une vieille demeure ayant appartenu à une sorcière. A l'occasion de travaux d'aménagement, Maggie met la main sur le journal de Bella — la sorcière en question. Petit à petit des événements troublants se produisent et la famille Sanders va faire la rencontre d'étranges personnages. C'est à peu près tout et c'est assez décevant. Car même si ce roman se laisse lire, on ne parvient pas vraiment à s'attacher aux personnages et à se préoccuper de leurs petits soucis. On a peine à croire que ce livre est l'œuvre du même Graham Joyce qui nous a donné Requiem (chez Pocket Terreur, aussi), l'un des meilleurs romans de fantastique moderne. La déception n'en est que plus grande, à la lecture de ce qu'on soupçonne être une œuvre de jeunesse. Alors que Graham Joyce nous a amplement démontré dans Requiem — ainsi que dans ses ouvrages ultérieurs — qu'il savait admirablement transcender les poncifs de la littérature de genre pour mieux se les approprier, il semble qu'avec Sorcière, ma sœur l'auteur se soit trop attacher à fidèlement rendre compte d'un des thèmes les plus poussiéreux du genre — les sorcières — au détriment d'un lecteur que les autres réussites de l'auteur ont habitué à plus d'ambition. Dommage, mais on suivra tout de même avec intérêt les prochaines livraisons de cet auteur majeur.

Benoît DOMIS (lui écrire)
Première parution : 1/10/1998 dans Ténèbres 4
Mise en ligne le : 2/11/2003

Prix obtenus
British Fantasy, August Derleth Award, 1993


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