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Dernière semaine d'un Reptile

Franck FERRIC



Illustration de Bastien LECOUFFE-DEHARME

RIEZ , coll. Brumes Étranges
Dépôt légal : février 2013
244 pages, catégorie / prix : 8.00 €
ISBN : 978-2-918719-62-5
Format : 11 x 17 cm  
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     Dans son petit appartement minable, Julius vit une existence qui ne vaut pas beaucoup mieux. Sa petite amie l’a plaqué. Son job est idiot. Sa voisine est fêlée. Son unique échappatoire est l’écriture, à laquelle il se consacre tous les jours. Ses histoires parlent de plombiers de l’espace lancés à travers les intestins de l’Univers, de clochards vampires courant après le soleil, de gamins qui préfèrent la chasse au dragon aux bancs de l’école.

     À travers huit nouvelles de fantastique, de fantasy et de science fiction, toutes liées à de grands thèmes mythiques ou légendaires, « Dernière semaine d’un reptile » retrace les sept derniers jours d’un écrivain looser et solitaire, sa glissade délirante dans sa folie intime, dans la folie du monde.

     Franck Ferric est né en 1979 à Bourges. Il est l’auteur de deux romans, « La Loi du désert » et « Les Tangences Divines ». Il a publié une quarantaine de nouvelles dans diverses revues et anthologies (notamment aux éditions de l’Oxymore, Argemmios, Malpertuis, Rivière Blanche). Certaines ont été rééditées dans son premier recueil, « Marches Nocturnes ». « Dernière semaine d’un reptile » est son deuxième recueil.

    Sommaire    
1 - Introduction fictive, pages 9 à 15
2 - Eux plutôt que moi, pages 16 à 38
3 - Révolutions, pages 39 à 78
4 - Épiphanie pour un pas grand-chose, pages 79 à 83
5 - Has Been Blues, pages 84 à 99
6 - La Bosse de Bukowski, pages 101 à 108
7 - Terminus, pages 109 à 127
8 - Où l'on apprend à verrouiller les portes dont on n'a pas la clef, pages 129 à 136
9 - Dieu de bile, pages 137 à 151
10 - La Foule des gens gris, pages 153 à 160
11 - Les Pas du Golem, pages 161 à 180
12 - Bouddha furieux, pages 181 à 190
13 - Vieille Branche, pages 191 à 215
14 - Derrière le miroir, pages 217 à 221
15 - Le Bouteille, le barbu et le sens du monde, pages 222 à 235
 
    Critiques    
     Les éditions du Riez nous proposent avec Dernière semaine d'un reptile un recueil de huit nouvelles de Franck Ferric déjà parues (à une exception, inédite, près) dans diverses anthologies ou revues à tirage limité, voire confidentielles. Quant à la distribution de la présente livraison, on espère qu'elle bénéficiera d'un plus large public. Pour une maison d'édition qui va bien et un auteur qui va bien, une adresse qui va bien : < www. editionsduriez.fr >. Sans parler d'une chronique qui va bien, elle aussi ! Au rang des bonnes surprises, une illustration de couverture splendide et envoûtante de Bastien Lecouffe-Deharme. Déjà salué par Thomas Day pour son roman graphique Memories of retrocity - Le journal de William Drum (même éditeur, cf. critique in Bifrost 63), le bonhomme confirme ici tout son talent. Les textes, maintenant. Réunir des nouvelles déjà publiées est toujours un acte délicat. Soit le lecteur ne connait pas l'auteur et peut découvrir son univers, soit il le connait et alors, quoi de plus que ce qui a déjà été produit ? Ici, justement, l'intérêt porte dans le fait que Franck Ferric a valorisé ses textes en les introduisant par l'histoire de Julius, et plus précisément sa dernière semaine. Julius est un type banal, un peu paumé, un peu bizarre, à l'existence dérisoire, au boulot sans intérêt. Sa vie est minable mais il survit par l'écriture, la bière et le tabac. « Julius est un type plutôt placide. On le dit froid comme un reptile. Aussi apathique qu'un orvet. Ce que vous avez entre les mains, c'est son journal. » On l'aime déjà ! Critique acerbe un rien blasée de notre société de consommation, Dernière semaine d'un reptile jette un regard froid sur l'individu et sa capacité à être merdique dans un monde merdique. Le système nous a créés tel que nous sommes, et nous continuons joyeusement à l'alimenter. « C'est aussi pour ça qu'il n'aime pas le lundi. Comme ils sont livrés à eux-mêmes durant le weekend, les vampires vous tombent dessus dès qu'ils le peuvent pour vous prendre votre jus et vous refiler leur peste. » Quant aux nouvelles, vous jugerez vous-mêmes. Elles mettent en lumière les pensées, les peurs, les états d'âmes, les atermoiements de Julius. Son désarroi aussi, sa torpeur. Peut-être aussi un peu les nôtres. On ne sait plus si l'histoire de Julius donne un fil conducteur aux nouvelles ou si celles-ci rendent compte de cette fameuse dernière semaine. Peu importe, l'ensemble est bien ficelé et ça fonctionne. Sachez juste que tous les genres sont ici représentés : science-fiction, fantastique, fantasy. Certains textes auraient sans doute mérités d'être un peu plus approfondis, développés. On a parfois envie d'être emmené, poussé encore plus loin. C'est somme toute bon signe, Franck Ferric est un écrivain en maturation et qui peaufine. C'est aussi un auteur que l'on a envie de suivre. Dernière chose, avant de vous recommander ce livre : il regorge de références musicales (Robert Johnson, Janis Joplin, John Lee Hooker, Tampa Red...) qui invitent à se remémorer quelques moments d'anthologie. Bref, voici une lecture toute trouvée pour cet été, et cela n'a rien de péjoratif, c'est juste que c'est la bonne période pour se faire plaisir avec un bon bouquin.

Hervé LE ROUX
Première parution : 1/7/2013 dans Bifrost 71
Mise en ligne le : 1/4/2018


 

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