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Pratès. Le cœur de Tramorée II

Javier NEGRETE

Titre original : El corazón de Tramórea, 2011

Cycle : Tramorée (Chronique de)  vol. 5

Traduction de Christophe JOSSE
Illustration de Laurent BEAUVALLET

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Dentelle du Cygne n° (342)
Dépôt légal : août 2013
384 pages, catégorie / prix : 5
ISBN : 978-2-84172-644-8
Format : 14,5 x 20,0 cm  
Genre : Fantasy



    Quatrième de couverture    
     La fin approche. Dans quelques jours, les trois lunes s’aligneront et le dieu Tubilok ouvrira les portes de l’infernal Pratès. La Tramorée sera anéantie. Mais les dieux ne sont pas des dieux et quelques audacieux, refusant le destin qui leur est promis, sont décidés à les affronter.
     Agarta, c’est l’envers de Tramorée, c’est le monde à l’intérieur du monde, avec sa physique et sa géographie propres. Et c’est en Agarta désormais, sous les flammes rouges du Pratès, son soleil artificiel, que se retrouvent Kratos, Derguin et l’intraitable Togul Barok, les mages qui les pro tègent et celui qui peutêtre les combat.
     Mais le chemin vers l’affrontement décisif est encore long et semé d’embûches. Magie et technologie se confondent, fantasy et science-fiction se rassemblent dans un univers où les héros sont condamnés à périr ou aller de l’avant.

     Pratès conclut magistralement les cinq livres de la « Chronique de Tramorée ». Javier Negrete s’y révèle comme un maître latin de l’imaginaire.
 
    Critiques    

            « La Chronique de Tramorée » est un cycle de fantasy composé de quatre tomes dans son édition originale, en Espagne, et de cinq tomes pour son édition française, le quatrième ayant été coupé en deux par l’Atalante pour des raisons économiques, bien évidemment.

            Zémal, premier tome de ces chroniques, est paru en Mars 2005 (il a été chroniqué dans Bifrost no 39). Syfrõn, le tome 2, approfondit l’univers très vaste de Tramorée. L’intrigue n’y est plus seulement à l’échelle des personnages, mais des royaumes. Un livre monde et monstre de plus 800 pages, dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde. Yugaroï poursuit l’aventure, à peu de chose près, là où s’arrêtait Syfrõn. Ce troisième tome contient d’importantes révélations sur les dieux et le monde de Tramorée. On bascule alors dans une fantasy matinée de concepts propres à la science-fiction. Agarta, quatrième tome français, poursuit dans cette veine non sans illustrer la célèbre citation d’Arthur C. Clarke : « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie ».

            Ces quatre livres nous amènent à Pratès, ultime tome, difficile à résumer sans déflorer l’intrigue du cycle et gâcher la lecture d’Agarta. Le plus simple reste de plagier la quatrième de couverture : « Dans quelques jours, les trois lunes s’aligneront et le dieu Tubilok ouvrira les portes de l’infernal Pratès. La Tramorée sera anéantie. »

            Le principal reproche que l’on pourrait faire à ce tome final est dû au découpage de l’édition française : des lignes narratives semblent surgir de nulle part, ce qui est carrément gênant pour quelqu’un qui lirait les tomes 4 et 5 à plusieurs mois d’intervalles. Le deuxième point négatif réside dans la présence d’événements narrés par plusieurs points de vue différents. Le rythme de l’intrigue en souffre, surtout au début.

            Au-delà de ces modestes reproches, Javier Negrete confirme qu’il est un excellent conteur et un styliste exceptionnel. Que ce soit dans la narration de batailles, de duels, dans la description des villes ou des personnages, l’écriture est ciselée et précise. Une fois passées les lenteurs du début, le récit s’emballe et l’auteur tient en haleine le lecteur en insufflant un vrai souffle épique à son histoire. Concernant les personnages, on évolue assez loin des clichés de la fantasy, et pourtant la galerie est impressionnante (enfants, jeunes et vieux soldats, érudits, magiciens, dieux…). Attachants et intéressants, les personnages souffrent, doutent, jalousent, bref, suent leur humanité (ou inhumanité !) jusqu’au bout des ongles (griffes). Mention spéciale au Gourdin, qui amène une touche d’humour dans des moments pas toujours drôles.

            « La Chronique de Tramorée » s’achève donc ici, et c’est avec regret que nous quittons ses héros et son univers dont les soubassements tiennent davantage de la science-fiction que de la fantasy. Ce cycle n’est pas une énième tolkiennerie comme il s’en produit à la chaîne, c’est une œuvre-univers extraordinaire, flamboyante, extrêmement bien pensée où tout a été réfléchi en amont. Oui, il y a cinq tomes, ou disons quatre très gros, mais chacun apporte des éléments à l’univers créé et ce n’est qu’à l’issue de ces cinq livres qu’on prend la véritable mesure de cette création magistrale qui semble passer quelque peu inaperçue par chez nous. À lire absolument.


Manuel BEER
Première parution : 1/1/2014 dans Bifrost 73
Mise en ligne le : 21/4/2019


 
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