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Dr Adder

K. W. JETER

Titre original : Dr. Adder, 1984
Première parution : États-Unis, New York : Bluejay Books, mars 1984
Cycle : Dr. Adder vol. 1 

Traduction de Michel LEDERER
Illustration de Éric HOLSTEIN

ActuSF (Chambéry, France), coll. Perles d'Épice
Dépôt légal : novembre 2014, Achevé d'imprimer : octobre 2014
Réédition
Roman, 312 pages, catégorie / prix : 18 €
ISBN : 978-2-917689-78-3
Format : 14,0 x 20,0 cm
Genre : Science-Fiction


Autres éditions

Sous le titre Dr. Adder   DENOËL, 1985, 1993

Ressources externes sur cette œuvre : quarante-deux.org
Ressources externes sur cette édition de l'œuvre : quarante-deux.org

Quatrième de couverture
     « CE LIVRE VOUS PREND À L'ESTOMAC. JE L'AI AIMÉ. JE L'AI ADORÉ. NOS CENSEURS VONT S'ÉGAYER EN POUSSANT DES HURLEMENTS QUAND ILS L'AURONT LU, MAIS LAISSEZ-LES CRIER. »
Philip K. Dick
 
     L.A. est partagé entre d'un côté la Zone-Rat, où échouent les marginaux et les membres du Front de libération, et de l'autre le comté d'Orange, repaire des nantis drogués à leur poste de télévision. Entre les deux, l'Interface, zone neutre où déambulent les putes modelées selon les désirs et pulsions secrètes des clients par le bistouri du Dr Adder, idolâtré par certains, voué aux gémonies par d'autres.
 
     E. Allen Limmit a quitté son Phoenix natal et son Unité de ponte pour vivre lui aussi la grande aventure de L.A. Poussé à rencontrer le fameux chirurgien, il ne se doute pas qu'il va être pris entre les feux croisés du docteur et ceux de son ennemi juré, John Mox, télévangéliste à la tête de l'armée des Forces morales au sein d'une ville à l'âme aussi vérolée que désespérée...
 
     Encensé par Philip K. Dick qui s'est battu pour qu'il soit publié, Dr Adder est devenu un classique. Écrit dix ans avant Neuromancien de William Gibson, ce roman annonce la vague cyberpunk qui changera à jamais la littérature américaine. Trente ans après sa parution, il n'a rien perdu de sa virulence, de sa crudité et de sa pertinence.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - René-Marc DOLHEN, Postface, pages 285 à 289, postface
2 - René-Marc DOLHEN, Bibliographie sélective, pages 291 à 299, bibliographie
3 - René-Marc DOLHEN, Interview, pages 301 à 303, entretien avec K. W. JETER
4 - René-Marc DOLHEN, Bibliographie, pages 305 à 311, bibliographie
Critiques

         « Et cette chose, c’est ce que vous avez entre les mains : un exemplaire de son chef-d’œuvre, Dr Adder. » Philip K. Dick

         Merci aux éditions ActuSF pour avoir eu le judicieux cou rage d’enfin rééditer le fabuleux Dr Adder de K. W. Jeter. À une époque où Cinquante nuances de Grey se vend par millions d’exemplaires tandis que le féminisme s’affirme à la force de sa volonté, publier ce roman où le personnage principal ampute les prostituées à tour de bras pour les rendre plus désirables sur le trottoir témoigne d’une certaine audace. Mais avoir un des rares classiques ayant conservé toute sa force à son catalogue semble une stratégie judicieuse et honnête.

         Certes, la couverture claque moins que la trashissime starlette amputée d’Elrik décorant le « Présence du Futur » n° 409 de l’édition 1985. Et la postface de Dieu Philip K. Dick manque cruellement malgré toutes les mauvaises bonnes excuses qu’on imagine aisément. Mais le lecteur pourra se délecter des travaux de l’érudit et sémillant René-Marc Dolhen, qui apportent un réel plus à la présente édition. Outre une post-face, une bibliographie aussi sélective que copieusement annotée et une seconde bibliographie plus exhaustive, M. Dolhen sert comme sur un plateau une interview inédite de l’auteur.

         « Dr Adder n’est pas cyberpunk, aucun de mes écrits ne l’est, d’ailleurs. » K.W. Jeter

         Et ceci n’est pas une pipe ! Le refus de paternité catégorique de l’auteur ne doit pas tromper le lecteur. Dans Dr Adder, on trouve presque tout ce que le mouvement de Gibson et Sterling développera : des anti-héros (Adder, Limmit) et des organisations titanesques au pouvoir écrasant (les Forces morales du télé-évangéliste John Mox) se combattant dans différentes couches de réalité, qu’elles soient propres à un état de perception altérée ou qu’elles résultent d’une fusion de l’humain à la technologie.

         « Considérez-vous comme prévenu, ce livre vous prend à l’estomac. » Philip K. Dick

         Malgré toute la violence à laquelle nous nous accoutumons plus ou moins bien aujourd’hui, près de quarante-quatre ans après son écriture, la lecture de Dr Adder demeure un électrochoc cérébral à la fois douloureux et jouissif, un type d’objet littéraire que l’on trouve trop rarement au sein de la surproduction actuelle, une œuvre séminale comme on n’en fait presque plus.

         Pour les râleurs, reste toujours la possibilité de se fabriquer soi-même une édition « intégrale ». En voici la recette : découper la couverture ainsi que les pages 243 à 247 de l’édition « Présence du Futur ». Coller les bords gauche et bas de la couverture « PdF », et uniquement ces bords, sur ceux du verso de la couverture de l’ActuSF. Agrafer les pages 243 à 247 et placer l’ex-libris constitué par les deux couvertures accolées. Éventuellement, confectionner un bandeau rouge avec la mention « édition intégrale ».

         Ainsi, plus personne n’a d’excuse pour passer à côté du Dr Adder sans le lire.

             

Grégory DRAKE
Première parution : 1/4/2015 dans Bifrost 78
Mise en ligne le : 18/11/2022

Critiques des autres éditions ou de la série
Edition DENOËL, Présence du futur (1986)

          L'illustration de couverture, qui renvoie au pop art des années 60 — on pense à un mauvais Lichenstein — est totalement inadéquate au texte. L'ouvrage est totalement inclassable. Il avoue certes une filiation dickienne (double : manuscrit présenté à Dick et soutenu par lui, postface de Dick — et présence de KCID, mais n'a rien à voir avec les textes de Dick. Sauf peut-être une fascination pour les villes de type LA que les décors de Blade Runner (le film) transposaient. D'où l'« Interface », qui est à la fois topographique et mental-renvoi à des civilisations consommatrices de drogue, au point que tout est drogue, y compris les photos à obsolescence rapide. Par la création d'un univers simulacre où le fantasme et la réalité sont unis dans des rapports neufs. Il y a une référence dickienne. Mais ce qui lui appartient en propre c'est le côté sadomasochiste. Où Dick reste du côté de la psychose, et de l'angoisse devant l'impossible saisie de la réalité (impossibilité de la symbolisation). Jetter est dans la mouvance de l'hystérie, du voyeurisme, de l'exhibitionnisme etc. En soi c'est une variation intéressante. De plus il est difficile de juger l'originalité d'un univers quand d'un côté il se trouve les 50 romans de Dick, de l'autre, celui-là seul. Souhaitons d'autres textes de cet auteur difficile, souvent hallucinant, mais qui abuse parfois de facilités. L'histoire ? Une quête du père, de la réalité, avec une référence (inconsciente ? a travers les fantasmes de Dick ?) au Van Vogt du Monde des A.

Roger BOZZETTO
Première parution : 1/3/1986
dans Fiction 372
Mise en ligne le : 14/12/2003

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