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Glissement vers le bleu

Robert SILVERBERG & Alvaro ZINOS-AMARO

Titre original : When the Blue Shift Comes, 2012
Première parution : États-Unis, Rockville (Maryland) : Phoenix Pick (ARC Manor publishers), 25 octobre 2012

Traduction de Éric HOLSTEIN
Illustration de Diego TRIPODI

ActuSF (Chambéry, France), coll. Perles d'Épice
Dépôt légal : août 2015, Achevé d'imprimer : juillet 2015
Première édition
Roman, 264 pages, catégorie / prix : 18 €
ISBN : 978-2-917689-87-5
Format : 14,2 x 20,0 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Hey-ho ! Hey-ho ! Écoutez la terrible chanson de la Fin des Temps !
 
     777e année du 888e cycle de la 1111e Circonvolution du Neuvième Mandala.
     L’univers se refroidit et glisse vers le bleu. Dans l’immensité de l’espace, l’antique berceau de l’Humanité file vers son funeste destin et les Terriens, seuls dans les milliers de galaxies à vivre éternellement, doivent s’habituer à l’idée de leur disparition prochaine.
     Mais il est dit qu’un Roi sans Royaume pourrait bien changer le sort de l’univers. Et si c’était Hanosz Prime, qui vient justement d’abandonner ses titres et sa planète pour venir à la rencontre des légendaires seigneurs de la Terre, et trouver la réponse à cette obsédante question : Comment réagit un immortel face à l’imminence de sa mort ?
 
     Écrit à quatre mains, Glissement vers le bleu est un conte doux-amer sur la chute de la civilisation humaine. Robert Silverberg, auteur rôdé à tous les exercices de style à qui l’on doit quelques chefs-d’œuvre de la science-fiction tels que Le Cycle de Majipoor, L’Oreille interne ou encore Les Monades urbaines, entraîne dans un jeu de cadavres exquis un Alvaro Zinos-Amaro qui se coule avec bonheur dans ce récit post-moderne teinté d’ironie malicieuse.

    Sommaire    
1 - Robert SILVERBERG, Avant-propos, pages 9 à 15, introduction, trad. Éric HOLSTEIN
2 - Robert SILVERBERG, Glissement vers le bleu (The Song of Last Things), pages 17 à 121, nouvelle, trad. Éric HOLSTEIN
3 - Alvaro ZINOS-AMARO, Le Grand Ménage du Dernier Mandala (The Last Mandala Sweeps), pages 123 à 263, nouvelle, trad. Éric HOLSTEIN
 
    Critiques    

                Dans un futur extrêmement lointain, plus précisément, dans la 777e année du 888e cycle de la 1111e circonvolution du Neuvième Mandala, l’humanité, ayant essaimé partout dans l’univers en adoptant diverses formes exotiques, connaît une relative immortalité par le biais de régénérations répétées mais non illimitées. La faute en incombe aux toxines solaires qu’irradie chaque étoile. Sauf celle de la Terre, unique planète où l’immortalité est effective. Mais des instruments de mesure des constantes de l’univers détectent un décalage vers le bleu qui va s’intensifiant, résultante d’un trou noir géant provoquant un effondrement de la galaxie et, à terme, de l’univers entier. Hanosz Prime de Prime, jeune monarque dans le système du Parasol de la galaxie d’Andromède, apprenant cette particularité, éprouve un sentiment qu’on nomme Schadenfreude, la joie devant le malheur d’autrui. Curieux de constater sur place l’effet que peut provoquer la perspective d’une disparition sur une population jusqu’à présent assurée de son immortalité, il abdique au profit de son frère et se rend sur Terre, auprès du seigneur Sinon Kreidge et de sa fille Kaivilda, dont on loue à raison la grâce et la beauté puisqu’il s’en éprend aussitôt. Des Oracles prétendent par ailleurs qu’un lointain monarque viendrait un jour sauver l’humanité de sa disparition annoncée…

                Ce récit a le tour et l’allure d’une fable aux dimensions cosmiques. Dans sa préface, Silverberg explique que ce texte est le seul de sa carrière qu’il a laissé inachevé dans un tiroir, ne parvenant pas à se dépêtrer de ce qui était à l’origine un ambitieux projet sur la fin de l’univers. Lorsque Mike Resnick lui proposa de participer à une série de deux novellas réunissant un auteur connu et un inconnu, il proposa à un étudiant en physique, devenu enseignant, par ailleurs admirateur de son œuvre et avec qui il avait établi des liens d’amitié, d’écrire une suite au texte partiellement révisé pour la circonstance. Le résultat s’avéra à la hauteur des attentes, de celles du « maître » en tout cas, Alvaro Zino-Amaro n’ayant pas seulement trouvé des solutions élégantes aux questions laissées sans réponse, mais s’étant parfaitement moulé dans le style « postmoderne » que Silverberg avait adopté pour l’occasion. Il ne s’agit toutefois pas d’un grand texte, peut-être parce que l’intensité dramatique n’est pas proportionnelle à une catastrophe de cette envergure – la faute, sans doute, à un nombre limité de protagonistes, mais aussi au mode de narration adopté.

                Au final, le résultat doit davantage à Zino-Amaro, qui a malgré tout su mener à son terme un récit délicat à équilibrer, la difficulté résidant dans l’ampleur de la menace cosmique et la pauvreté des moyens de Hanosz Prime pour la contrer, lui qui est totalement ignorant des sciences et par ailleurs bien embarrassé par ce statut de Sauveur peut-être hâtivement attribué. Quant à l’Oracle Silverberg, il avait prédit que Zino-Amaro serait le sauveur de ce récit, malgré son statut de scientifique plutôt que de littéraire… Serait-ce pour lui le début d’une nouvelle carrière ?


Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/1/2016 dans Bifrost 81
Mise en ligne le : 25/10/2020


 
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