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Prince Lestat

Anne RICE

Titre original : Prince Lestat, 2014
Première parution : Knopf, 28 octobre 2014
Cycle : Vampires (chroniques des)  vol. 11

Traduction de Éric BETSCH

Michel LAFON
Dépôt légal : octobre 2016
Première édition
Roman, 528 pages, catégorie / prix : 20,50 €
ISBN : 978-2-7499-2437-3
Format : 16,0 x 23,7 cm
Genre : Fantastique



Quatrième de couverture
Le monde des vampires est en crise. A travers la planète, une voix résonne dans l’esprit des plus anciens. À qui appartient-elle et quelles sont ses véritables intentions ? Puissante et séductrice, la Voix les tire de leur sommeil et parvient à les asservir pour qu’ils exterminent les novices. Tout espoir semble perdu quand la grande Maharet, troublée et impuissante, s’isole du reste du monde avec sa jumelle Mekare, la porteuse du Noyau Sacré, l’origine de tous les Buveurs de sang.
Un seul être, dont tous connaissent le nom, paraît de nouveau pouvoir guider les Enfants de la Nuit dans cette obscurité. L’éblouissant rebelle sans foi ni loi, l’enfant terrible, le prince insolent : Lestat.
 
Auteure des cultissimes Chroniques des vampires et Chroniques des sorcières, des Infortunes de la Belle au bois dormant ou du Don du loup, ANNE RICE revient enfin avec Prince Lestat à ses premières amours, et offre à ses lecteurs la suite tant attendue des aventures de ses Enfants de la Nuit.
 
« Anne Rice s’assoit de nouveau sur son trône de Reine des Damnés... Viscéral et sans concession, Prince Lestat ressuscite les Chroniques des vampires et prépare la scène pour un nouvel acte. »
Chicago RedEye
Critiques

     « Luttant contre le désir qu’il éveillait en moi, je me forçai – une fois de plus – à apprendre comment faire fonctionner mon puissant ordinateur, après quoi je me créai une nouvelle adresse électronique. »

     E.L. James – 50 nuances de Grey

     Anne Rice – Prince Lestat

     Dressons la tente : Anne Rice commence chez J.C. Lattès, croise avec Plon un certain nombre d’années puis atterrit chez Michel Lafon, qu’on ne remerciera jamais assez d’avoir sorti Maxime Chattam, imprimé du Rika Zaraï et édité la bonne parole de Jean-Pierre Foucault. C’est donc sur un papier rugueux, lourd et épais, sous la forme d’un volume aussi désagréable aux doigts qu’aux poignets, que Prince Lestat s’offre aux hordes fanatiques et affamées de fans français avides de nouvelles « Chroniques des vampires ». Au long des pages, le correcteur semble parti en vacances, avec l’illustrateur, et le traducteur pas vraiment concerné. Bref, d’un point de vue technique, Prince Lestat est moche et mal foutu. Heureusement, il reste l’auteur. Enfin… heureusement…

     Anne Rice a su se hisser au panthéon du fantastique en brisant les codes de ses prédécesseurs pour imposer les siens. Sa bibliographie regorge de pépites telles que La Reine des damnés, Le Lien maléfique ou, dans un registre pas si éloigné qu’on le dit, Les Infortunes de la Belle au bois dormant. Son chef-d’œuvre, Entretien avec un vampire, on le sait, est étudié à juste titre dans certaines universités américaines. Il suffit de le relire pour comprendre qu’Anne Rice n’aurait pas à rougir en présence du fantôme de Bram Stoker. Ce qui n’est pas rien.

     Mais qu’on en parle à quiconque a été assez courageux pour aller jusqu’au bout : à partir du diptyque Le Domaine Blackwood / Le Cantique sanglant, les vampires d’Anne Rice, ça n’a plus été ça. Intrigues cousues de fil blanc, personnages aussi vivants que Barbie & Ken, tics mièvres et sirupeux de l’auteure à longueur de pages : les jours glorieux semblaient déjà loin. Anne Rice tirait sur la corde mais se maintenait quand même au-dessus du sol. De justesse. Et puis la corde a cassé.

     Avec Prince Lestat, l’aficionado passe un cap. On est ici largement au niveau de La Fin du Ã, le livre qu’A. E. van Vogt aurait dû refuser d’écrire pour Jacques Sadoul : l’histoire est creuse, son développement interminable et les tics sont devenus des mécaniques ultra-répétitives qui empêchent en permanence la mayonnaise de prendre. On se surprend à regretter la guimauve trempée dans du miel des deux opus précédents. Le schmilblick vampirique, quant à lui, n’avance pas d’un poil tant ces idées de voix dans la tête, de démon originel et d’accession au trône ont été rebattues, d’une manière ou d’une autre, dans de précédents volumes.

     Il n’y a strictement rien à sauver, dans Prince Lestat. Et c’est une très mauvaise porte d’entrée dans l’univers d’Anne Rice. Sans doute la pire à ce jour.

Grégory DRAKE
Première parution : 1/1/2017 dans Bifrost 85
Mise en ligne le : 22/11/2022

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