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Une nuit sans étoiles

Peter F. HAMILTON

Titre original : Night Without Stars / A Night Without Stars, 2016
Première parution : Pan Macmillan (UK) / Del Rey Books (US), septembre 2016
Cycle : Les Naufragés du Commonwealth  vol. 2

Traduction de Nenad SAVIC

BRAGELONNE (Paris, France), coll. Science-fiction
Date de parution : 19 avril 2017
Dépôt légal : avril 2017, Achevé d'imprimer : mars 2017
Première édition
Roman, 744 pages, catégorie / prix : 25 €
ISBN : 979-10-281-0331-6
Format : 15,3 x 23,8 cm
Genre : Science-Fiction

Photographie de couverture : © Igor Zh./ Shutterstock.



Quatrième de couverture
     Bienvenido est en crise. Grâce à Nigel Sheldon, la planète a échappé au Vide, mais elle dérive désormais à des millions d’années-lumière du Commonwealth. Et les colons n’arrivent plus à contenir les Fallers, des créatures extraterrestres capables d’infiltrer une société humaine en alimentant une méfiance généralisée.
     S’appuyant sur une technologie interdite, une mystérieuse jeune femme, qu’on appelle l’Ange-guerrière, a pris la tête d’une résistance désespérée contre l’Apocalypse des Fallers.
     L’astronaute Ry Evine va quant à lui changer le cours du destin. Lors d’une mission contre l’ennemi, il découvre un vaisseau inconnu, qui abrite... une enfant. Issue du Commonwealth, elle possède des connaissances susceptibles de tous les sauver. Mais si les Fallers la capturent, aucun être humain sur Bienvenido ne survivra...
 
     Peter F. Hamilton s’est très vite imposé comme l’un des piliers du renouveau de la SF britannique. Mais là où ses amis auteurs exploraient de nouveaux courants, Hamilton a préféré faire revivre l’émerveillement des grandes aventures spatiales chères aux écrivains emblématiques de l’âge d’or : Asimov, Clarke et Heinlein. Dans ce domaine, ses cycles L’Aube de la nuit et L’Étoile de Pandore font référence. Il est le maître incontesté du space opera moderne !
Critiques

    Commençons l’avertissement de rigueur : si vous n’avez pas encore dévoré le premier tome des « Naufragés du Commonwealth » (cf. Bifrost 82), cessez de lire ces lignes. Par contre, si vous savez comment Slvasta a perdu un de ses bras, continuez l’esprit tranquille…

    Bienvenido a échappé au Vide grâce à Nigel Sheldon. Grâce  ? Tout le monde n’est pas d’accord. Car depuis cette fuite, Laura a dû se sacrifier pour sauver leur monde en annihilant les Primiens, espèce détestable et primaire (comme son nom l’indique), occupée seulement à détruire les sociétés et les planètes placées sur son chemin. Comme si cela ne suffisait pas, plus de Vide, plus de pouvoir permettant de lutter efficacement contre les Fallers, ces monstres capables de se transformer en ceux qu’ils dévorent. Et les efforts méritoires, mais pitoyables, du gouvernement (plutôt dictatorial, cela dit en passant  ; Slvasta / Staline, même combat  ?) mis en place par l’ancien soldat devenu héros de la révolution, ne pourront pas longtemps empêcher l’annihilation de cette société humaine par l’envahisseur extraterrestre. Heureusement pour les hommes, un vaisseau du Commonwealth atterrit sur Bienvenido. À son bord, un bébé dont va devoir s’occuper Florian, un jeune Élitiste plutôt paumé. C’est le début d’une longue traque qui occupera une bonne partie de l’ouvrage. Car tout le monde recherche cette jeune enfant. La police du gouvernement, sous le commandement de Chaing : il ne faudrait pas briser l’équilibre difficilement mis en place depuis la révolution  ! Mais aussi les Élitistes, dont tous les espoirs reposent sur cette représentante du Commonwealth. Et enfin, les Fallers, persuadés de son importance capitale et prêts à tout pour utiliser ses connaissances… ou la détruire.

    Si L’Abîme au-delà des rêves était une bonne surprise, Une nuit sans étoiles, sans être un accident industriel, voit Peter F. Hamilton retomber dans certains de ses travers. En premier lieu, sa tendance à tirer à la ligne. Son style fluide permet de voir les pages défiler sans déplaisir, mais les 740 pages auraient pu faire une petite cure d’amaigrissement sans desservir le sujet. Ensuite, certains personnages-types de l’auteur font à nouveau leur apparition. Logique et rassurant pour les habitués, mais néanmoins décevant, car cela donne parfois l’impression de tourner en boucle.

    Des réserves qui ne doivent toutefois pas (trop) inquiéter : Peter F. Hamilton est toujours un excellent conteur. Même s’il cède à certaines facilités (davantage, en tout cas, que dans le premier opus de ce diptyque), il sait sans coup férir accrocher l’intérêt de son lecteur et l’entrainer dans des aventures vertigineuses riches de rebondissements savamment distillés et aux personnages attachants. Espérons que sa nouvelle trilogie, « Salvation », censée abandonner l’univers du Commonwealth et mettre en scène des extraterrestres à la recherche de leurs dieux, lui permette de confirmer la bonne surprise de L’Abîme au-delà des rêves, et de se renouveler réellement.

Raphaël GAUDIN
Première parution : 1/7/2017 dans Bifrost 87
Mise en ligne le : 8/1/2023

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