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Station : La chute

Al ROBERTSON

Titre original : Crashing Heaven, 2015
Première parution : Gollancz, 18 juin 2015
Traduction de Florence DOLISI
Illustration de MANCHU

DENOËL (Paris, France), coll. Lunes d'Encre
Dépôt légal : décembre 2017
Première édition
Roman, 480 pages, catégorie / prix : 23 €
ISBN : 978-2-207-13659-1
Format : 14,0 x 20,5 cm
Genre : Science-Fiction

Dépôt légal en 2017 mais parution le 18 janvier 2018.



Ressources externes sur cette œuvre : quarante-deux.org
Ressources externes sur cette édition de l'œuvre : quarante-deux.org

Quatrième de couverture

Après sept ans de Guerre Logicielle entre les intelligences artificielles rebelles de la Totalité et l’humanité - dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent très rarement à leurs adorateurs -, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial.
Jack Forster a combattu les IA de la Totalité pour le compte du Panthéon, secondé par Hugo Fist, une marionnette virtuelle, un logiciel de combat ultra-sophistiqué installé en lui. Considéré comme un traître parce qu’il s’est rendu à la Totalité, Jack revient des confins du système solaire pour laver son honneur et trouver sur Station les réponses aux questions qui le taraudent depuis sept ans.
Mais le temps presse : le contrat de licence de Fist arrive bientôt à échéance ; au-delà, c’est la marionnette qui prendra le contrôle, effaçant irrémédiablement l’esprit de Jack, le condamnant au néant.

Avec son univers original et ses personnages hors du commun - dont l’inénarrable Hugo Fist -, Station : La chute se lit comme un thriller. C’est LE roman cyberpunk du XXIe siècle.

Al Robertson est conseiller en communication auprès des marques. Il commence à publier des nouvelles en 2004. Station : La chute est son premier roman.

Critiques

La collection Lunes d’encre entame l’année 2018 avec un thriller cyberpunk de bon aloi, non seulement lisible, ce que ce sous-genre de SF ne garantit pas toujours, mais de plus original. Loin des sophistications hasardeuses des dernières productions gibsoniennes, Al Robertson propose un premier roman nerveux emmené par un duo de personnages épatants. Saluons le travail de traduction et de relecture et écartons d’emblée le sujet qui fâche. Qu’est ce que c’est que ce titre incompréhensible Station : la chute ? L’ouvrage raconte la lutte prométhéenne d’un humain contre les Dieux qui gouvernent un complexe spatial abritant les derniers survivants d’une Humanité en guerre contre des IA. Le titre original Crashing Heaven semble explicite : c’est le Ciel qui tombe, pas la station…

La littérature de science-fiction n’est jamais aussi intéressante que lorsqu’elle remplit son rôle de poil à gratter de la modernité. Considérant d’un œil narquois les gentils assistants virtuels qui polluent nos portables et écrans, Al Robertson ressuscite la marionnette Hugo Ficht issue d’un vieux film d’horreur des années 50 et en fait le compagnon logiciel et insupportable d’un aventurier dégoûté de la guerre. Jack Foster revient  régler ses comptes sur la Station et retrouver la belle Andrea, une chanteuse de bar.

Déambulant entre Homeland et Dockland l’Humanité rescapée tente d’oublier son triste sort en s’absorbant dans la réalité virtuelle de la Trame et en remettant son destin aux mains de consortiums divinisés. A sa manière l’auteur crée une sorte de Divine Comédie 2.0. A Heaven siègent les Dieux du Panthéon. Sandal est responsable des transports, Kingdom entretient les infrastructures, East, Venus des temps futurs, gère la communication etc … Tous entretiennent des relations privilégiés avec certains de leurs adorateurs. « Tout en bas », dans l’Allée des Cercueils circulent les Revenants. En effet dans cette espèce de rond de serviette orbitant autour d’une Terre défunte, nul ne meurt jamais complètement.

La quête de vérité du héros et l’évolution des rapports entre marionnette et marionnettiste constituent la trame de la narration. Mais ils n’occultent pas le plaisir de l’immersion propre au genre. En mode cyberpunk nos vies sont elles autre chose qu’un peu de tôle froissée peuplée d’images ?

 

SOLEIL VERT (site web)
Critique déjà parue sur La sortie est au fond du Web
Parution sur nooSFere : 1/11/2022 nooSFere

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