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Gnomon - tome 1

Nick HARKAWAY

Titre original : Gnomon, 2017
Première parution : William Heinemann, 2017 (roman coupé en deux pour l'édition française)

Cycle : Gnomon vol. 1 

Traduction de Michelle CHARRIER
Illustration de Aurélien POLICE

ALBIN MICHEL (Paris, France), coll. Albin Michel Imaginaire
Date de parution : 3 février 2021
Dépôt légal : février 2021
Première édition
Roman, 496 pages, catégorie / prix : 24,90 €
ISBN : 978-2-226-44365-6
Format : 14,0 x 20,5 cm  
Genre : Fantasy



    Quatrième de couverture    

« Gnomon est un roman extraordinaire. J'ai beau l'avoir fini il y a plusieurs semaines, je n'arrête pas d'y penser.
C'est une lecture troublante, exaltante et aussi magnifique qu'étrange»
Emily St. John Mandel, autrice de Station Eleven.

Grande-Bretagne. Futur proche.

La monarchie constitutionnelle parlementaire qu’on croyait éternelle a laissé place au Système, un mode de démocratie directe où le citoyen est fortement incité à participer et voter. La population est surveillée en permanence par le Témoin : la somme de toutes les caméras de surveillance et de tout le suivi numérique que permettent les smartphones et autres objets connectés.

Alors qu’elle est soumise à une lecture mentale, la dissidente Diana Hunter décède. Mielikki Neith, une inspectrice de Témoin, fidèle au Système, est chargée de l’enquête. Alors qu’elle devrait être en mesure d’explorer la mémoire de Hunter, Mielikki se retrouve confrontée à trois mémoires différentes : celle d’un financier grec attaqué par un requin, celle d’une alchimiste et celle d’un vieux peintre éthiopien.

Pour Neith, un incroyable voyage au cœur de la pensée humaine commence. Aussi surprenant que dangereux.

Nick Harkaway est l'auteur de quatre romans, dont Gonzo Lubitsch ou l'incroyable odyssée (Robert Laffont, 2010).

 
    Critiques    

Dans le futur proche, le Royaume-Uni est devenu un régime totalitaire sous couvert de démocratie directe. Si les citoyens sont consultés régulièrement et directement sur toutes sortes de sujets, le pays est dirigé par le Système, une Intelligence Artificielle omnipotente aidée du Témoin, un système de surveillance totale de la population utilisant les caméras de vidéo-surveillance et tous les objets connectés.
Diana Hunter, une dissidente qui refuse cette surveillance généralisée, autrice de mystérieux et introuvables romans, meurt lors d’un interrogatoire pendant lequel on extrait sa mémoire. Mielikki Neith, inspectrice du Témoin, est chargée d’enquêter sur ce décès qui devient l’affaire Gnomon, nom choisi aléatoirement par le Témoin. Elle va charger dans son esprit la mémoire d’Hunter pour la parcourir et découvrir d’éventuels indices. Mais c’est là que tout se complique ; cette mémoire contient les souvenirs de plusieurs personnes : Constantin Kyriakos, un trader grec qui a fait fortune lors de coups boursiers qui lui ont été indiqués mystérieusement et qui a rencontré un grand requin blanc ; Athénais Karthagonensis, une alchimiste du 5e siècle, maîtresse de Saint Augustin, qui découvre un meurtre impossible ; Berihun Bekele, un artiste éthiopien retraité qui participe dans les années 2000 à la création d’un jeu vidéo au succès planétaire.
Qui sont ces gens ? Ont-ils vraiment existé ou ne sont-ils dans la mémoire d’Hunter que pour dissimuler autre chose ?

Voilà, succinctement, comment débute Gnomon. Plusieurs récits de personnages radicalement différents dans lesquels l’inspectrice Neith et le lectorat devront trouver les points communs, les motifs récurrents, déchiffrer les énigmes, rassembler les informations comme les pièces d’un puzzle. Car l’auteur est joueur : il commence le roman par une page de codes à déchiffrer (il précise heureusement par ailleurs que ce n’est pas nécessaire à la compréhension du roman), il fait traverser une cotation en bourse d’une série de chiffres 4 comme un aileron de requin découperait la surface de l’océan, il corse l’un des récits d’un meurtre en pièce close à la manière d’un whodunit et il dissimule certainement beaucoup d’autres éléments que l’on ne remarquera pas forcément à la première lecture.
Il ne faut pas avoir peur d’être perdu par moment dans ce récit labyrinthique, dans ces extractions de mémoire parfois peu claires et qui ne livrent pas toutes leurs clés dans cette première moitié de cet énorme roman : Gnomon aborde énormément de sujets, de la société totalitaire et sa surveillance globale à la création artistique en passant par la fragilité de l’économie financiarisée ou le panthéon grec antique.

Il est pour l’instant, au bout de ce premier tome, difficile de deviner vers quoi se dirige ce récit touffu et énigmatique. Les différents fils de l’intrigue commencent à apparaitre, les liaisons entre les récits pointent mais on sent qu’il reste encore beaucoup à découvrir et que l’auteur n’a pas fini de nous surprendre. Une chose est sûre : c’est à une expérience de lecture unique et exaltante que nous participons. Il n’y a plus qu’à espérer que la deuxième partie du récit soit au même niveau.

 


René-Marc DOLHEN
Première parution : 26/1/2021 nooSFere


 
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