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Quand vient la horde

Aurélie LUONG

Première parution : Paris, France : Scrineo, avril 2022

Illustration de Benjamin CARRÉ

SCRINEO (Paris, France)
Date de parution : 7 avril 2022
Dépôt légal : avril 2022
Première édition
Roman, 384 pages, catégorie / prix : 21 €
ISBN : 978-2-38167-021-8
Format : 13,5 x 21,0 cm
Genre : Fantasy



Quatrième de couverture

« On murmurait les terres saccagées, les vivres extorquées à vil prix, les champs de cadavres, les filles disparues. À la tête de ces hommes, il y avait celle qui se faisait appeler la Putain Blanche. "Si tu n’es pas sage, la Femme Blanche viendra te chercher", voilà de quoi on menaçait les enfants récalcitrants. Et elle était vraiment venue le chercher. »

Dans une Corée médiévale devenue province russe, Ivan, un bâtard sans le sou, se démène pour assurer sa survie et celle de sa fiancée. Tout bascule lorsqu’il est enlevé par la Horde Blanche, une troupe de mercenaires dirigée par la Putain Blanche et connue pour faire couler le sang partout où elle passe. Utilisé comme appât par la Putain pour assouvir une vengeance, Ivan décide de lui faire croire qu’il va coopérer, à ses risques et périls… Car quand vient la Horde, la mort n’est jamais loin.

Découvrez un grand roman de dark fantasy
où l’on ne sait plus différencier
ses amis de ses ennemis…

Critiques

1-Thème

C’est l’histoire pleine de rebondissements d’un jeune paysan érudit arraché à son village par la fameuse horde qui donne son titre au roman, et qui va se trouver mêlé plus ou moins malgré lui à une vengeance retorse.
La 4e de couverture nous annonce un roman de Dark Fantasy. Les étiquettes sont pratiques pour les libraires et ratissent souvent large (ou trop étroit, c’est selon…). Cependant, malgré le mot « fantasy », vous ne trouverez dans ce récit ni magie (sauf celle qui réside dans l’âme humaine), ni dragons (bien que certains personnages n’aient rien à leur envier), ni princesse en détresse (quoique…), mais une aventure médiévale passionnante dans une contrée imaginaire.

2-Richesse psychologique et littéraire du roman

Il n’y a pas de bons romans sans un bon scénario. Celui-ci n’échappe pas à la règle, nous happe dès les premières pages, et ne nous lâche plus jusqu’à la conclusion dans un style agréable et fluide. Outre le fil conducteur qui avance au rythme des combats et des relations conflictuelles entre les personnages, on appréciera la qualité de l’intrigue qui alterne les points de vue d’Ivan (le personnage principal), et du mystérieux « Chien ». De plus, Aurélie Luong nous distille au compte-gouttes les révélations qui vont tenir en haleine le lecteur au fur et à mesure que se dévoilent les motivations des divers protagonistes, et qui amènent progressivement à la compréhension des enjeux, et de ce qui se cache derrière les apparences.
Les (nombreux) personnages sont caractérisés de façon très visuelle pour certains, mais beaucoup plus psychologique ou introspective pour les principaux héros. C’est à travers les questions d’Ivan, ses doutes, ses ambiguïtés, ses renoncements, que le lecteur va suivre l’évolution de son comportement et de ses sentiments, une évolution finement menée par Aurélie Luong à travers une plume très sensible. Cette sensibilité de l’écriture se retrouve également dans les attitudes d’autres personnages principaux. Nous ne sommes pas dans leurs pensées, pourtant ce qui passe par les regards à certains moments cruciaux est suffisamment évocateur pour que le lecteur en apprécie toute la subtilité. C’est d’ailleurs l’un des moteurs du suspens, cet instant où l’on comprend les intentions sous-jacentes d’un personnage, et où l’on se demande avec angoisse : « que va-t-il faire ? ». Des choses terribles parfois !
Ajoutons que la description des paysages et des lieux est très évocatrice, ce qui donne une place non négligeable au décor. Si j’osais (et j’ose !), je dirais que la traditionnelle carte qui se trouve au début du livre n’est pas nécessaire : la lecture des paysages, des villages, des villes, se suffit à elle-même.
Pour terminer, le contexte sociopolitique et ses manigances ainsi que les manœuvres militaires et les complots qui en résultent offrent un support plus vaste pour comprendre le monde dans lequel on évolue.

3-Une histoire sans concessions

C’est de la Dark Fantasy, on s’attend donc à ce que la vie ne soit pas rose… et on est servi ! Le réalisme des combats, des tueries, des tortures est assez poussé. Non seulement on voit ce qui se passe (parfois de manière détaillée), mais on l’entend, on le touche et on le sent. Lecteurs sensibles s’abstenir. Mais pour les autres : foncez !

Patrice VERRY (site web)
Critique déjà parue sur Les mondes de l'Homme au Chapeau
Parution sur nooSFere : 30/12/2022 nooSFere

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