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Homunculus

James P. BLAYLOCK

Titre original : Homunculus, 1986
Première parution : Ace, 1986
Cycle : Langdon St. Ives vol. 1 

Traduction de Jean-Pierre PUGI
Illustration de Matthieu BLANCHIN

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1985 - 1993, 2ème série - dos violet) n° 3052
Dépôt légal : juin 1991, Achevé d'imprimer : 13 juin 1991
Première édition
Roman, 320 pages, catégorie / prix : 4
ISBN : 2-277-23052-9
Format : 11,0 x 16,5 cm
Genre : Fantasy



Quatrième de couverture
     James P. Blaylock
     Il habite en Californie et fait partie de la nouvelle génération de la S-F américaine. Après Le dernier denier, publié chez J'ai lu, voici Homunculus, pour lequel il a reçu le Philip K. Dick Memorial Award en 1986.
 
     Sa taille, dit-on, n'excède pas vingt centimètres. Il serait omniscient et omnipotent, capable d'abolir les frontières de la vie, de la mort, du temps. Seuls quelques initiés, en cette fin de XIXe siècle, connaissent son existence. Seulement voilà : l'homuncule, cette prodigieuse créature, est pour l'heure prisonnier d'une mystérieuse cassette. Quiconque se l'appropriera héritera du même coup des clés de l'éternité. Hélas ! la fameuse boîte a disparu...
     Commence alors, sur fond de fog londonien, une course-poursuite délirante entre les suppôts du Mal un acnéique paranoïaque, un milliardaire dépravé, un savant fou et bossu, une poignée de zombis — et les forces du Bien — un club de scientifiques très peu préparés à leur rôle de justiciers... Comparée à tous ces énergumènes, Pandore était une sainte !
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition BRAGELONNE, Le Mois du Cuivre / Steampunk (2016)

     Cela fait quinze ans qu’aucun livre de James Blaylock n’a été édité en France. Le fait éditorial est assez extraordinaire, quand on y pense, tellement son œuvre aurait de quoi réjouir le public francophone. Bragelonne le réédite dans un superbe écrin, celui de la sélection annuelle du « mois du cuivre ». Ce roman est un des premiers publiés par Blaylock en 1986, et a remporté le Philip K. Dick Award de 1988. Il fait surtout date dans l’histoire des genres de l’Imaginaire parce qu’il est devenu, avec les romans de Tim Powers et de K.W. Jeter, une des fondations du steampunk.

     À ce titre, il est nécessaire de rappeler que le steampunk a fortement évolué ces trente dernières années. Les corsets et les rouages sont absents ici. Nous sommes dans un steampunk des origines, quand le genre n’est pas codifié, quand tout est possible parce qu’en train d’être inventé. D’ailleurs, James Blaylock a été le premier auteur américain d’une nouvelle steampunk, en 1978, avec « The Ape Box Affair », dont le personnage principal est déjà celui d’Homunculus, Langdon St Ives.

     Là où Homunculus peut surprendre le plus le lecteur qui le découvrirait aujourd’hui, c’est dans son approche de l’uchronie victorienne. Ce n’est pas la création rétrofuturiste d’un passé qui aurait pu être, en y ajoutant une dose de science-fiction pour permettre une rupture avec notre propre histoire. Nous avons au contraire une uchronie victorienne de la fantaisie et de l’absurde, de l’humour et de la déraison. Le cadre historique est au service de la création d’une fiction où tout devient littéralement possible.

     Le roman parle d’un étrange aéronef qui parcours le ciel londonien de la fin du XIXe siècle, de la lutte entre le millionnaire maléfique Kelso Drake et le scientifique Langdon St Ives, de carpes susceptibles de rendre immortel, de pilleurs de tombes, de zombies et d’extraterrestres (ou inversement), d’une jeune fille en détresse, d’un savant fou, des maisons closes londoniennes et d’un fabricant de jouets… Il ne sert à rien de résumer une intrigue dont le principal attrait est d’être ressentie, dans son rythme hallucinant et sa construction baroque.

     On s’amuse énormément à se perdre dans le fil du récit, à croiser les références littéraires et les clins d’œil aux copains. Il est des livres que l’on est heureux de voir réédités et Homunculus en fait définitivement partie (même à 25 euros pour 280 pages !). Que sa sortie ne soit pas un vulgaire feu de paille, aussi éblouissant soit-il. Donnez-nous le reste des aventures de Langdon St Ives.

Étienne BARILLIER (site web)
Première parution : 1/4/2016
Bifrost 82
Mise en ligne le : 17/8/2022

Prix obtenus
Philip K. Dick, Roman, 1987


Cité dans les pages thématiques suivantes
Steampunk

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