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Les Survivants de l'humanité

Jean-Marc LOFFICIER & Randy LOFFICIER


Illustration de Stephan MARTINIÈRE

BLACK COAT PRESS , coll. Rivière Blanche n° 2002
Dépôt légal : septembre 2004
Première édition
Roman, 248 pages, catégorie / prix : 17 €
ISBN : 1-932983-24-4
Genre : Science-Fiction



Quatrième de couverture
     Loin dans le futur, après la Guerre d'Extermination, la race humaine se terre dans de vastes abris souterrains, menacée par les tentacules de Kérébron, le super-ordinateur qui contrôle désormais la Terre.

     A la surface de la planète, des communautés isolées de Mutants mènent également un combat sans espoir pour la survie de l'espèce.

     Le jeune bioélectronicien Rob More entreprend une quête désespérée pour vaincre la Machine. Mais au cours de celle-ci, il va découvrir qu'un ennemi, plus insidieux encore que Kérébron, poursuit dans l'ombre une autre guerre. Toute l'Histoire n'est-elle qu'un mensonge ? Quel est le secret de Kérébron ? Et More arrivera-t-il, au terme de son périlleux voyage, à libérer LES SURVIVANTS DE L'HUMANITE...
Critiques
     Deux bons mois que ce premier volume est sorti et je n'ai pas lu sur mon écran habituel la moindre polémique sur cette initiative de renouer, pour faire plaisir aux nostalgiques de l'âge d'or de la SF française, avec l'esprit d'une collection disparue avec le n°2001 d'où le numéro 2002 porté par ce roman. En effet pour ceux qui n'auraient pas perçu dans « Rivière Blanche » un « symétrique » de Fleuve Noir, il est à souhaiter que la couverture de ces « Survivants » leur rappelle ostensiblement l'intermède — bleu et blanc — entre deux périodes de Brantonne en couverture. Voilà pour l'aspect extérieur. Entrons dans le livre et commençons par la fin, au cas où un programme de parution nous en dirait plus sur ceux qui partagent l'aventure. Surprise ( ! ?), on a droit à l'habituel : « DEJA PARUS DANS LA MÊME COLLECTION » où l'on trouve des auteurs hérauts du Fleuve comme Lien Rag et Victor Saint Valle. Je vous invite à les découvrir et à redemander à M. Lofficier de bien vouloir commettre d'autres approximations de ce genre. Nous reviendrons sur la postface, voyons maintenant l'oeuvre elle-même.
     Une Terre désolée, présentée en prologue à la manière d'un long poème de T.S. Eliot, et puis soudain le conflit entre deux factions de sous-terriens (ceux qui vivent sous terre) déjà en lutte contre Kérébron, l'ordinateur superpuissant qui progressivement conquiert notre planète. Un homme, Rob More, croit avoir trouvé le moyen de vaincre la machine et un autre, le guerrier de Thor, refuse de le croire. Le complot se précise et il est décidé d'éliminer Rob, en qui les pouvoirs établis voient une menace. Donc, une attaque de Kérébron est déclenchée et Rob laissé pour mort. Alors le jeune héros rencontrera ceux qui font de la résistance aux Guerriers et à Kérébron (ils sont dirigés par des alchimistes, parmi lesquels Nicholas Flamel et un créateur d'androïdes) avant de se retrouver à la surface pour affronter les monstres nés des explosions atomiques et des radiations qui ont marqué le début des conflits. Il connaîtra le secret de sa naissance et celui de Kérébron dont veulent s'emparer les extraterrestres servis par les Guerriers...
     Peut-être éprouverez comme moi le plaisir que procure la nostalgie. Ici, impression de déjà lu, d'abord, puis prise de conscience du fait que le texte a tout à fait la couleur des années 70, mais que nous sommes 30 ans plus tard. Un instant, on a la tentation de se dire « c'est vieux et dépassé », mais il est trop tard : la magie opère. Comme vous en avez déjà lu bien d'autres, vous savez que le héros triomphe toujours et vous pouvez pronostiquer les épisodes, les rencontres, mais tout en vous laissant porter par le récit, avec le sourire supérieur de celui qui est dans le secret des dieux. Et de fait, les Lofficier ne se privent pas d'accumuler les mystères, de multiplier les surprises... et les emprunts (voir la postface où Jean-Marc Lofficier s'explique)....
     Allez, un petit coup de Martin Circus ! La nostalgie n'a jamais fait de mal à personne...

Noé GAILLARD
Première parution : 4/1/2005 nooSFere


     En apparence, la maquette et la couverture ne laissent aucun doute : voilà un Fleuve Noir « Anticipation » de la « période blanche », fin des années 1960 ou début des années 1970...
     Eh bien non ! Légèrement plus grand, imprimé sur du papier de bonne qualité, plus coûteux qu'un roman de gare, ce livre porte le numéro 2002 alors que la vénérable collection s'est arrêtée au 2001. Pour ce volume, le Fleuve est redevenu Rivière et l'éditeur est américain. Black Coat Press, jeune maison d'édition qui fait de l'impression à la demande, est justement dirigée par Jean-Marc Lofficier lui-même. Ce dernier n'a donc pas résisté au plaisir d'exhumer ce roman qu'il avait commencé à écrire en 1973, encouragé par Pierre Barbet, avant de le délaisser faute de temps... N'oubliant pas que « c'est un roman qui appartient à une autre époque, à une autre conception de la science-fiction » (p.243), il a eu l'idée de ce livre-hommage mi-sérieux mi-parodique qui débute par une liste fantaisiste des autres ouvrages de l'auteur — des titres évocateurs, dont certains traduits en syldave ou en palombien — pour s'achever sur celle de livres faussement parus dans cette collection alternative, écrits cette fois par Lien Rag, Ortog ou encore K.-H. Bull et Clark Rhodan — les amateurs reconnaîtront sans mal les références.

     L'entreprise est sympathique, mais que vaut le roman lui-même ? Dans un lointain futur, les Survivants de l'humanité sont traqués par le super-ordinateur Kérébron... Pas de Terminator dans cette guerre des machines, mais on y rencontre pêle-mêle des extraterrestres, des mutants, des robots, le cerveau d'un savant fou baignant dans un bocal, des alchimistes immortels, des corps astraux, des vers géants, et j'en oublie... Il est difficile actuellement de prendre au sérieux un tel roman et malgré le ton dramatique, on sourit souvent à la lecture. Pourtant, avouons-le, on se laisse vite entraîner par une avalanche de rebondissements incroyables et on lit ce roman d'une traite, avec une naïveté amusée. Exactement comme on dévorait naguère ces bons vieux « Fleuve » qui, tout discutables qu'ils étaient parfois, avaient au moins le mérite de distraire un public dont une partie s'est probablement tournée depuis vers d'autres genres.

     Pour autant, la collection « Rivière Blanche » n'a pas, du moins pour l'instant, l'ambition de combler le manque laissé par la feue collection « Anticipation ». Son mode de diffusion réduit — on pourra commander sur le site www.riviereblanche.com ou trouver les ouvrages dans quelques librairies spécialisées — ainsi que son coût la destinent plutôt aux fans et aux collectionneurs nostalgiques. D'autres titres sont déjà annoncés, dont un de Philippe Ward, connu pour ses romans fantastiques et représentant de l'éditeur en France, et un de P.-J. Hérault, qui fut un des habitués de la collection « Anticipation ».Toutes ces petites « Rivière » feront-elles un jour un grand « Fleuve » ?

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 1/12/2004 dans Galaxies 35
Mise en ligne le : 9/1/2009

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