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Le Dernier homme

Margaret ATWOOD

Titre original : Oryx and Crake, 2003

Cycle : Le Dernier homme vol. 1 

Traduction de Michèle ALBARET-MAATSCH
Illustration de Michael WILDSMITH

Robert LAFFONT (Paris, France), coll. Pavillons
Dépôt légal : février 2005, Achevé d'imprimer : février 2005
Première édition
Roman, 400 pages, catégorie / prix : 22 €
ISBN : 2-221-10101-4
Format : 15,3 x 23,9 cm  
Genre : Science-Fiction

Présence d'une jaquette avec rabats.



    Quatrième de couverture    
[Texte de la 4ème de couverture]
Un chef-d'oeuvre d'anticipation, au même titre qu'Orange mécanique et Le Meilleur des mondes.
 
 Renouant avec la tradition des Huxley, Orwell, Bradbury et de sa Servante écarlate, Margaret Atwood nous plonge dans un univers à la fois familier et terrifiant. Un monde dévasté à la suite d'une catastrophe écologique sans précédent, où se combinent des conditions climatiques aberrantes, des manipulations génétiques délirantes et un virus foudroyant prompt à détruire l'ensemble de l'humanité. D'ailleurs, c'est presque fait : d'êtres humains, au début du Dernier Homme, il ne reste que Snowman, lequel est confronté à d'étranges créatures génétiquement modifiées - les Crakers, une nouvelle race d' " humains " programmés pour n'être sujets ni à la violence, ni au désir sexuel, ni au fanatisme religieux-, et à des animaux hybrides qui s'appellent désormais porcons, louchiens ou rasconses... Ce monde visionnaire, c'est presque le nôtre...
 Pamphlet politique, conte prophétique : avec son humour noir et son intelligence acérée, un souffle romanesque inouï et une générosité contagieuse, le " meilleur des mondes " glorieusement inventif de Margaret Atwood nous tend un miroir saisissant de vérité.
 
 Née à Ottawa en 1939, Margaret Atwood est l'un des écrivains les plus féconds et les plus estimés de notre temps - et l'un des auteurs les plus prestigieux de la collection « Pavillons ». Elle a écrit trente-cinq livres traduits en plus cinquante langues, dont La vie avant l'homme (1981), Oeil de chat (1990), Captive (1998), La Servante écarlate (« Bibliothèque Pavillons », 2005), tous publiés chez Robert Laffont. Aprés Le Tueur aveugle (2002), sont plus grand succès en France et dans le monde (plus d'un million et demi d'exemplaires), couronné par le Booker Prize 2000 (l'équivalent de notre Goncourt), Le Dernier Homme a été de nouveau finaliste du même prix en 2003.
 
 
[Texte de la 4ème de jaquettte]
 
     Un chef-d'oeuvre d'anticipation, au même titre qu'Orange mécanique et Le Meilleur des mondes.
 
     « Le superbe roman d'Atwood est aussi brillamment provocateur que profondément attirant. »
Booklist
 
     « Extrêmement palpitant, d'une imagination remarquable. »
Sunday Times
 
     « Le Dernier homme est l'œuvre d'une Margaret Atwood au sommet de sa forme : sombre, sèche, mais aussi émouvante et émaillée d'éclairs de poésie pure. »
The Independent
 
    
Pamphlet politique, conte prophétique : avec humour noir et son intelligence acérée, un souffle romanesque inouï et une générosité contagieuse, Margaret Atwood signe ici l'un de ses livres les plus audacieux.
 
    Critiques    
     Margaret Atwood, auteur récompensé par le prestigieux Booker Prize, a écrit plus d'une trentaine de livres. Son dernier ouvrage, Le Dernier homme, « chef-d'œuvre d'anticipation », a été lui aussi nominé pour ce prix en 2003.

     Le titre français du roman, lourd en références, annonce une histoire qui va osciller entre robinsonnade et cataclysme. Le récit se déroule linéairement le long de deux axes temporels. D'un côté l'axe post-cataclysmique, où le narrateur décrit ses obsessions et l'univers chaotique qui l'entoure, de l'autre, l'axe ante-cataclysmique présentant les principaux protagonistes, immergés dans une société sur le déclin. Au fur et à mesure de la double narration, le récit montre les problèmes rencontrés par le narrateur dans une Nature hostile : bêtes génétiquement modifiées, raréfaction de la nourriture, météorologie instable, obsession du passé ; un passé qui, comme dans un miroir, met en place une mécanique de l'apocalypse : recherche scientifique dénuée de morale, obnubilation du commerce et du rendement, retranchement de certaines communautés, écologie malmenée... La synergie des trois personnages principaux (Jimmy, le narrateur malchanceux ; Crake, le scientifique cynique ; Oryx, la femme-enfant) va jouer un rôle prépondérant dans la fin de l'humanité et le remplacement de celle-ci par des êtres créés en laboratoire.

     La charpente de la fiction est convenue. Sans donner de date précise, l'auteure crée une anticipation qui est une emphase des défauts de notre société. Les thèmes traités forment une liste exhaustive des lieux communs issus de la littérature apocalyptique. L'accent est mis notamment sur la perte des valeurs morales de la société. Cette accentuation est parfois trop lâche, comme une approche trop rapide de certains détails ; a contrario l'auteure se perd çà et là dans de longues digressions, comme par exemple les chapitres consacrés à la pédophilie, qui s'apparente alors plus à une tentative de sensationnalisme que d'analyse sociale.

     Le texte se dilue dans la dénonciation, parfois trop naïve, parfois trop conformiste, et rate le coche, parce que servie par un discours disparate et rapide. Au centre de la problématique, Le Dernier homme illustre tragiquement la place incertaine de l'individu dans une société de plus en plus subordonnée aux multinationales et au profit. Même en tentant de le cacher sous le fard de l'hésitation et de l'aporie, la fiction tombe pourtant dans une dichotomie banale.

     Ce roman n'assume en rien l'héritage littéraire auquel il fait référence. En fait de fable prophétique, le récit tombe souvent dans le jugement de valeur et l'ironie du moment. Servi par une écriture simple et envoûtante, ce livre ne manquerait pas d'intérêt s'il avait été la première œuvre d'anticipation cataclysmique. En fin de compte, ce texte, bien fait mais diaphane, a pour principal mérite de donner envie de (re)lire les grands récits cataclysmiques : Malevil et Ravage en tête.

Frédéric JACCAUD
Première parution : 1/4/2005 dans Bifrost 38
Mise en ligne le : 12/11/2006


 
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