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Point Zéro

Antoine TRACQUI


Cycle : Point Zéro vol.


Illustration de Ronan TOULHOAT

CRITIC , coll. Thriller
Dépôt légal : mai 2013
896 pages, catégorie / prix : 25 €
ISBN : 979-1-090648-09-8   



    Quatrième de couverture    
« Il commença à lire : » 24 août
1946. C'est aujourd'hui le dernier
jour de ma vie... «  »

     1938. Italie. Dans les rues de Palerme, un jeune fuyard tente d’échapper à la police secrète de Mussolini. Dans sa main, une mallette dont le contenu semble exciter bien des convoitises.
     1944. États-Unis. Sur une route poussiéreuse du Middle West, trois hommes d’exception jettent les bases d’un projet qui pourrait bien changer l’issue de la guerre.
     De nos jours. Caleb McKay, un ex-SAS reconverti dans les missions de sauvetage à risque maximal, est recruté par un milliardaire excentrique pour rejoindre un point bien précis du littoral Antarctique où, quelques jours auparavant, un satellite-espion a fait une incroyable découverte. Très loin de là, au fin fond de la Russie, un vieil homme interrompt prématurément sa partie de chasse pour se mettre lui aussi en route...
     Du tréfonds du sous-sol africain aux pentes de l’Etna en passant par les côtes désolées du continent austral s’enclenche une course contre la montre à la recherche d’un des secrets les mieux gardés de l’Histoire.

     Antoine Tracqui est médecin légiste, spécialiste en toxicologie et expert auprès des tribunaux. Si d’aventure vous mourez en Alsace – de préférence de façon violente –, il se fera une joie de disséquer votre cadavre...
     Passionné de littératures de l’imaginaire, de snowboard et de vieux whiskies, il a décidé de se lancer dans l’écriture d’un thriller historique, genre ordinairement monopolisé par les écrivains anglo-saxons – Clive Cussler et Dave Gibbins en ligne de mire.

    Sommaire    
1 - Postface, pages 881 à 882, Postface

    Prix obtenus    
Futuriales, roman, 2014
 
    Critiques    
     Le roman débute en 1938, en Italie, alors qu'un jeune homme tente d'échapper à ses poursuivants, des fonctionnaires de la police secrète de Mussolini ; L'enjeu : une mallette dont le contenu est visiblement de la plus haute importance...
     Nous nous retrouvons aussitôt projetés dans un futur proche, en 2018 : la banquise de l'Antarctique, qui s'effrite peu à peu, a relâché un énorme glacier, et le changement a dévoilé un gigantesque artefact d'origine obscure. La K2, société privée aux mains du très vieux mais très bien conservé Kendall Kjölsrud, décide d'envoyer sur place une équipe de choc constituée de personnes débrouillardes, certaines d'entre elles recrutées dans une agence d'intervention en milieu hostile. Ils n'auront pas la partie facile, car en face se profilent les Russes, eux aussi très attirés par la découverte. Visiblement, des deux côtés, certaines personnes savent à peu près de quoi il retourne, mais dévoileront leurs connaissances au fur et à mesure, pour le plus grand énervement des autres protagonistes, mais pour le plus grand plaisir des lecteurs. Et encore, tout ceci ne représente que le tout début de ce pavé de près de neuf cents pages menées tambour battant qui nous verront rencontrer des robots, des merveilles de la technologie ou de la science, mais aussi le résultat d'expériences ratées funestes...
     Difficile de résumer plus avant ce roman, pour deux raisons : tout d’abord, il brasse tellement de thèmes qu’il faudrait en choisir quelques-uns (allons-y quand même : l’histoire secrète, les dangers mais aussi les formidables possibilités offertes par la science, le pouvoir de l’argent et les connexions entre les grands de ce monde, le goût de l’aventure, les racines familiales...), et que ce serait forcément réducteur. Ensuite, pour ne pas déflorer le formidable plaisir de lecture procuré par Point Zéro : ce thriller est un véritable page turner, un livre qu’on ne lâche que fort difficilement une fois qu’on l’a pris en mains. Avec une science consommée de tous les trucs et astuces permettant d’entretenir l’intérêt du lecteur, Antoine Tracqui, dont c’est le premier roman publié, surprend. Dans la lignée d’écrivains tels que Clive Cussler ou Dave Gibbins, auxquels il fait inévitablement penser, il se révèle à l’aise, alternant moments d’action pure et passages explicatifs de son histoire secrète, qui ne se révèle jamais rébarbative, mais au contraire toujours passionnante, et dont on se plaît à essayer de démêler la réalité de la fiction. L’auteur s’appuie sur une peinture des personnages particulièrement travaillée – même si bien sûr certains passeront pour archétypaux, mais c’est presque un passage obligé pour ce type d’ouvrage – et sur un sens du détail avéré. Pas un avion ou navire qui apparaisse sans que l’on ait quasiment droit à une fiche technique de l’engin, avec ses particularités principales. Si ce parti-pris fonctionne car il nous immerge complètement au cœur de l’action, en nous en présentant les enjeux de manière extrêmement claire, on ressent tout de même une petite lassitude au bout du énième bâtiment ou aéronef décrit, mais à près tout c’est normal, on rappelle que Point Zéro fait près de neuf cent pages. D’ailleurs, ce nombre de pages est-il vraiment nécessaire ? On a souvent vu des auteurs, notamment débutants, pondre des pavés indigestes parce qu’il ne s’est pas trouvé d’éditeur suffisamment consciencieux pour leur dire de sabrer leur prose afin de la rendre plus lisible. Rien de ça ici : du fait de son aisance déconcertante, Tracqui ne se regarde pas écrire, Point Zéro fait exactement la taille dont il a besoin pour asseoir son intrigue. Celle-ci peut alors prendre son essor, partir dans de très nombreuses directions, sans que l’auteur n’oublie le fil directeur auquel il raccrochera in fine tous les brins, même ceux qu’on trouvait un peu périphériques. Les rebondissements s’enchaînent, de même que les morceaux de bravoure – qui ménagent quand même quelques grosses ficelles, mais, dans le feu de l’action, celles-ci s’avalent telles des couleuvres, et on redemande même.
     Bref, Point Zéro est un excellent premier roman, d'une ambition rare, parfaitement maîtrisé et agencé, avec de vrais motifs de science-fiction dedans, même si la thématique centrale est plutôt celle de l'histoire secrète propre aux thrillers à la Clive Cussler. Après David S. Khara il y a quelques années, Antoine Tracqui est ainsi une nouvelle découverte à mettre au crédit des éditions Critic. On devrait en réentendre parler...

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 25/8/2013 nooSFere


1938. Au large de Palerme, un obscur physicien italien disparaît au nez et à la barbe de la police secrète de Mussolini. Le dictateur s’en fiche, persuadé qu’on n’entendra plus jamais parler du fuyard. Il n’a pas tout à fait tort… 2018. Le milliardaire Kendall Kjölsrud, à la tête de la multinationale K2, réunit une équipe de mercenaires habitués aux coups durs pour une petite croisière d’agrément au pôle Sud. En effet, quelques jours plus tôt, un satellite d’observation y a détecté une gigantesque structure qui ne s’y trouvait pas auparavant. Kjölsrud a certes sa petite idée sur la nature de la chose, mais il se gardera bien de la révéler tout de suite à ses collaborateurs. Néanmoins, ce qui se trouve à l’intérieur pourrait bien changer les rapports de force entre nations. Il faut se hâter, avant que les glaces ne recouvrent à nouveau l’artefact. Et avant que les Soviétiques Russes n’y mettent leur grain de sel : leurs services secrets secrets, reliquats de la Guerre froide, sont sur le coup et très décidés à faire main basse sur l’artefact. Une course contre la montre s’engage dans les neiges du Pôle. Et ça n’est que le début…

Premier roman d’Antoine Tracqui, cet épais techno-thriller se révèle une très bonne surprise. Et cela, dès l’accrocheur prologue, narré à la deuxième personne. Menées tambour battant, les quelque neuf cents pages de Point zéro se dévorent sans coup férir. L’auteur alterne actions et révélations, ménage le suspense avec brio, bref, a parfaitement intégré les codes du thriller et les emploie à merveille pour nous offrir une histoire prenante. Un véritable page turner, auquel, tout au plus, pourra-t-on reprocher au roman ses personnages. La dream team réunie par Kjölsrud est un poil trop parfaite pour être crédible (un milliardaire aussi puissant que mystérieux, un génie des maths autiste, un super-polyglotte, une experte en explosifs, un colosse… et un traître), et certains protagonistes s’en retrouvent affadis. Gageons qu’Antoine Tracqui saura corriger ce défaut à l’avenir — le pire que l’on puisse lui souhaiter étant de nous proposer d’autres romans de ce calibre.

Techno-thriller, Point zéro louche également un peu du côté de la science-fiction. L’action se situant dans un futur proche, le roman a droit à un léger vernis prospectif qui n’effrayera pas mémé. Sans oublier une composante historique non négligeable : Point Zéro s’appuie sur des faits réels, plutôt méconnus du grand public et suffisamment drapés de mystère pour retenir l’attention — l’opération High Jump menée par l’US Army en Antarctique au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ou ce physicien italien, dont les recherches attisent les convoitises (mais révéler son nom gâcherait la surprise). SF, histoire (secrète), action : l’ensemble forme un cocktail joliment réussi. 

Avec ce Point zéro, les éditions Critic continuent leur travail de défrichage et prouvent (qui en doute encore ?) que nos auteurs ont du talent et rien à envier à leurs homologues anglo-saxons.


Erwann PERCHOC
Première parution : 1/10/2013 dans Bifrost 72
Mise en ligne le : 3/2/2019


 
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