L'édition originale contenait le conte "Eliah le peintre", remplacé par "L'Odeur du sapin" dans toutes les éditions ultérieures (Maréchal (1947), avec une préface de Franz Hellens, Marabout (1962, 1965 et après 1974), avec une préface d'Henri Vernes, Jacques Antoine (1986), Labor (2001), Gallimard, collection L'Imaginaire, (2008)).
Michel de Ghelderode, le génial dramaturge joué sur les scènes du monde entier et universellement apprécié, n'a pas seulement écrit des pièces de théâtre et, à ses propres yeux même, ces pièces ne représentent pas l'essentiel de son œuvre.
« Le conte, écrit-il, a une valeur de confession, dans mon cas, et qui a bien lu ces récits sait tout de mon âme, si lisible, si désarmée devant le Mystère, au seuil de l'univers métaphysique. »
Or, l'œuvre de Michel de Ghelderode veut être, avant tout, une confession et l'aveu de son épouvante devant les fantômes qui le hantent et leurs délires hallucinatoires.
Non loin d'Edgar Poe, de Lovecraft et de Jean Ray, if explore un monde maudit, en proie à la terreur des présences invisibles et des fantasmagories, il s'immisce dans le royaume de l'horreur, mais il est prisonnier des forces démoniaques qu'il a déchaînées. Ses contes crépusculaires sont un étrange message venu de l'au-delà, un sommet de la littérature de l'indicible. C'est de la peur vécue, à l'état brut.
1 - Henri VERNES, Un homme de la renaissance, pages 5 à 7, préface 2 - L'Ecrivain public, pages 11 à 24, nouvelle 3 - Le Diable à Londres, pages 27 à 38, nouvelle 4 - Le Jardin malade, pages 41 à 70, nouvelle 5 - L'Amateur de reliques, pages 73 à 83, nouvelle 6 - Rhotomago, pages 87 à 95, nouvelle 7 - Sortilèges, pages 99 à 116, nouvelle 8 - Voler la mort, pages 119 à 125, nouvelle 9 - Nuestra senora de la Soledad, pages 129 à 133, nouvelle 10 - Brouillard, pages 137 à 146, nouvelle 11 - Un crépuscule, pages 149 à 154, nouvelle 12 - Tu fus pendu, pages 157 à 171, nouvelle 13 - L'Odeur du sapin, pages 175 à 189, nouvelle