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Les Derniers jours du paradis

Robert Charles WILSON

Titre original : Burning Paradise, 2013

Traduction de Gilles GOULLET
Illustration de MANCHU

DENOËL (Paris, France), coll. Lunes d'Encre n° (154)
Dépôt légal : juin 2014
Première édition
Roman, 352 pages, catégorie / prix : 20,5 €
ISBN : 978-2-207-11644-9
Format : 14,0 x 20,5 cm  
Genre : Science-Fiction

Parution en septembre.



    Quatrième de couverture    
     Un roman de science-fiction paranoïaque, haletant, dans la grande tradition du Village des damnés de John Wyndham.

     Alors que l'Amérique se prépare à fêter les cent ans de l'Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d'avancées sociales et de prospérité, Cassie n'arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l'observe longtemps, traverse la chaussée... et se fait écraser par un chauffard. L'état du cadavre confirme ses craintes : la victime n'est pas un homme mais un des simulacres de l'Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l'assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n'a pas d'autre solution que de fuir. L'Hypercolonie est repartie en guerre contre tous ceux qui savent que la Terre de 2014 est un paradis truqué.

     Né en 1953 en Californie, naturalisé canadien, Robert Charles Wilson est l'auteur d'une quinzaine de romans et d'un recueil de nouvelles, Les Perséides. Il a connu un succès mondial avec Spin.
 
    Critiques    

            Rentrée littéraire chargée pour l’auteur de Spin, puisque ce n’est pas un, mais bien deux livres que nous proposent les éditeurs français en ce mois de septembre, à savoir Les Perséides, recueil lorgnant vers le fix-up publié au Bélial’, et Les Derniers jours du paradis, roman qui va nous occuper plus précisément ici (le lecteur gourmand patientera jusqu’à notre prochaine livraison pour un avis détaillé dans nos colonnes sur Les Perséides).

            Seizième roman de Robert Charles Wilson, Les Derniers jours du paradis marquent l’après-trilogie « Spin » pour l’auteur canadien, trois romans (Spin, Axis, Vortex) qui l’ont installé comme une figure « bankable » de la SF mondiale contemporaine, et lui ont valu son premier, et à ce jour unique, prix Hugo. Un retour, aussi, vers les fondamentaux, cette bonne vieille SF paranoïaque post-Seconde Guerre mondiale accouchée de la guerre froide à laquelle nous devons quelques morceaux de bravoure mémorables du style Le Village des damnés ou L’Invasion des profanateurs. Bref, Wilson s’amuse à nous faire peur, se plaçant de façon assumée sous le haut patronage de Wyndham et Finney, poussant le clin d’œil jusqu’à évoquer le premier des deux nommément.

            L’histoire ? De nos jours. L’humanité vit en paix. Vraiment. Pas de Seconde Guerre mondiale, de conflit israélo-palestinien et autre guerre du Vietnam. Une paix longue d’un siècle dans un monde qui, de fait, n’est pas tout à fait le nôtre (plus tranquille, plus calme, presque en stase, et bien sûr technologiquement en retard, les conflits étant sources de bonds technologiques). Pourquoi cette paix ? Grâce à, ou plutôt à cause de, l’Hypercolonie, mystérieuse entité extraterrestre parasite logée dans la radiosphère qui semble avoir subtilement pris en main le destin du monde à l’insu des hommes. Mais pas de la Correspondant Society, des résistants vivant dans la terreur et luttant contre un adversaire intangible et néanmoins mortel qui n’hésite pas à recourir à des simulacres humains implacables… Faut-il vivre en paix sous le joug d’une entité étrangère au dessein insaisissable plutôt que libre, quitte à ce que le prix de cette liberté soit l’expression de la barbarie humaine ? Les membres de la Society ont choisi. Et ils pourraient bien se découvrir un allié pour le moins inattendu…

            Les Derniers jours du paradis est un Wilson mineur. Mais plaisant. Mais mineur. Entre uchronie et SF paranoïaque, entre mouvement (le livre est une road story quasi permanente) et immobilisme (le monde en stase, manière d’années 60 perpétuelles non dénuées d’une certaine nostalgie), entre enjeux cosmiques (la Terre n’est qu’une étape pour l’Hypercolonie) et traitement intimiste (un trope chez l’auteur, doublé d’un autre : les choses vues par les yeux des enfants), Wilson déroule sans forcer, sûr de son métier, et nous livre une histoire maîtrisée de bout en bout. C’est déjà beaucoup, bien sûr, mais avec Wilson, on est en droit d’attendre davantage. Et c’est bien ce qu’on fait, après avoir avalé ce joli morceau de SF hommage référencée, on attend. The Affinities, sortie prévue en avril 2015 en VO, qui prendra pour cadre notre futur proche et abordera le thème des réseaux sociaux. Gageons que l’ambition ne sera pas la même…


ORG
Première parution : 1/10/2014 dans Bifrost 76
Mise en ligne le : 20/4/2020


 
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