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Le Choix

Paul J. McAULEY

Titre original : The Choice, 2011
Première parution : Asimov's Science Fiction, Février 2011

Traduction de Gilles GOULLET
Illustration de Aurélien POLICE

BÉLIAL' (Saint-Mammès, France), coll. Une Heure-Lumière n° 4
Date de parution : 11 février 2016
Dépôt légal : février 2016, Achevé d'imprimer : janvier 2016
Première édition
Novella, 96 pages, catégorie / prix : 7,90 €
ISBN : 978-2-84344-142-4
Format : 12,0 x 18,0 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
Ils sont amis depuis toujours, ils ont seize ans ou presque. Damian vit et travaille avec son père, éleveur de crevettes et cogneur d’enfants. Lucas s’occupe de sa mère, ancienne passionaria d’un mouvement écologiste radical clouée au lit par la maladie dans la caravane familiale. Le monde est en proie à un bouleversement écologique majeur — une montée des eaux dramatique et une élévation de la température moyenne considérable. Au cœur du Norfolk noyé sous les flots et écrasé de chaleur, la rumeur se répand : un Dragon est tombé du ciel non loin des côtes. Damian et Lucas, sur leur petit voilier, entreprennent le périlleux voyage en quête du mystérieux artefact extraterrestre, avec en tête un espoir secret : décrocher la clé des étoiles...
 
« McAuley produit une SF aussi hardcore qu’intelligente. »
The Guardian
 
Le Choix est lauréat du prix Theodore Sturgeon 2012

    Prix obtenus    
Theodore Sturgeon, [sans catégorie], 2012
 
    Critiques    

Lucas et Damian grandissent près d'un Norfolk à moitié englouti. L'un s'occupe de sa mère, l'autre subit son père. Un événement extraordinaire s'est produit près de là, et tous deux partent à la découverte de l'inconnu sur le frêle voilier de Lucas... En peu de pages (nous sommes dans la collection Une Heure Lumière), Paul J. McAuley nous plonge sans peine dans un décor post-apocalyptique côtier sur lequel planent les rumeurs d'activistes écologiques et de groupes dangereux, ainsi que les lointains échos d'un monde qui s'est détruit lui-même au moment où il rencontrait enfin d'autres espèces intelligentes aux intentions assez floues.

Il y a dans la science-fiction ce que l'on nomme le « sense of wonder » : le grandiose, les vertiges dûs aux dimensions ou aux temporalités infinies, les batailles immenses ou les complots qui décident du devenir d'une galaxie... Mais ce sens n'est rien s'il ne prend appui sur l'ordinaire, celui des gens qui sont pris dans le maelström des événements, qui le traversent, ou qui se trouvent confrontés à lui à un moment de leur existence. C'est l'histoire de Rhysling dans « Les vertes collines de la Terre » de Heinlein, simple bourlingueur de l'espace qui devient une légende, ou de l'équipage du Nostromo qui ne sont que des travailleurs fatigués avant d'être confrontés à l'indicible. C'est l'histoire d'un Luke Skywalker qui vit au milieu de nulle part quand il rencontre deux droïdes. Autant de récits où l'individu est magnifié, transformé ou bien écrasé par une réalité qui dépasse le monde qui l'entoure. De la même manière, l'innocente excursion des deux adolescents va marquer une rupture dans leur existence, et la faire fléchir selon une trajectoire propre. Et si ni Lucas ni Damian ne sera un nouveau Rhysling, une Ripley ou un Skywalker, chacun d'eux sera révélé par l'expérience qu'il aura traversé.

De prime abord, la novella de Paul J. McAuley avance le plus souvent d'un rythme presque contemplatif, et la courte épopée de Lucas évoque les débuts d'un capitaine de marine Hornblower échoué dans un monde déliquescent. Mais si ce développement est le plus souvent passif, l'étrange et l'inquiétude naissent continuellement d'une allusion ou d'un élément du décor ; de ce paysage de ruines que l'on sait n'être qu'une infime partie d'un univers qui vient de s'ouvrir. Et malgré la description toute en moiteur d'un littoral dévasté, quelque part entre une Venise dépeuplée et le bayou, on ressent le trouble du « sense of wonder » dans la moindre évocation d'extra-terrestres, de dragons, de portails spatiaux qui existent quelque part derrière la toile de fond du récit. Lorsque l'incompréhensible et toute cette altérité invisible crèvent cette toile pour traverser en un éclair le récit, c'est avec une force inattendue qui en décuple ses effets.


David SOULAYROL
Première parution : 22/9/2020 nooSFere


 
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