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Les Meurtres de Molly Southbourne

Tade THOMPSON

Titre original : The Murders Of Molly Southbourne, 2017
Première parution : New-York, USA : St Martins Press, 3 octobre 2017

Traduction de Jean-Daniel BRÈQUE
Illustration de Aurélien POLICE

BÉLIAL' (Saint-Mammès, France), coll. Une Heure-Lumière n° 18
Dépôt légal : avril 2019, Achevé d'imprimer : avril 2019
136 pages, catégorie / prix : 9,90 €
ISBN : 978-2-84344-949-9
Format : 12,0 x 18,0 cm  
Genre : Science-Fiction

Existe aussi en numérique, aux formats ePub (ISBN : 978-2-84344-868-3) et PDF (ISBN : 978-2-84344-867-6) au prix de 4,99 €.



    Quatrième de couverture    

MOLLY EST FRAPPÉE par la pire des malédictions. Aussi les règles sont simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge :
Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bats-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents.

Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu... Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop bien le prix. Celui du sang...

« Un déferlement de chair et de tension audacieux,
à la fois horrifiant et familier... »

THE NEW YORK TIMES

Les Meurtres de Molly Southboume, finaliste des prix BSFA 2017 et Shirley Jackson 2017, est lauréat du prix Nommo 2018


    Sommaire    
1 - Christian A. COLEMAN, Anatomie de l'horreur - un entretien avec Tade Thompson (Interview: Tade Thompson), pages 115 à 126, entretien avec Tade THOMPSON, trad. Erwann PERCHOC
 
    Critiques    

Molly Southbourne est une petite fille presque comme les autres. Aimée par ses parents qui l’instruisent à la maison, elle doit juste obéir à quelques règles strictes : « Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bats-toi. Ne saigne pas. Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent. Si tu trouves un trou, va chercher tes parents ». Règles qui évidemment, à la puberté, deviennent plus compliquées pour une fille.

Tade Thompson fait partie des quelques auteurs dont on parle beaucoup dans le milieu SF anglo-saxons depuis un an ou deux. Son premier roman, Rosewater, est d’abord passé un peu inaperçu chez un petit éditeur, Apex, en 2016, avant de gagner le Nommo Award du meilleur roman lors de la première édition de ce prix dédié à la SF africaine, puis d’être republié par Orbit aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en 2017. Cette même année, il publie Les Meurtres de Molly Southbourne, nommé aux BSFA (prix de la SF britannique), au prix Shirley Jackson spécialisé en horreur et vainqueur du Nommo 2018 en catégorie novella.

Encore inconnu du public français, ces deux œuvres sortent ici le même mois : Rosewater, un hallucinant récit d’invasion extra-terrestre au Nigeria parait chez J’ai Lu tandis que Les Meurtres de Molly Southbourne arrive dans la collection de novella du Bélial’, Une Heure-Lumière.

Nommé au prix Shirley Jackson ? Effectivement, la lecture commence par un chapitre plutôt éprouvant : un personnage se réveille nu, accroché à un mur avec des chaînes, rongé par la douleur. Son tortionnaire, une femme appelée Molly Southbourne, va lui raconter sa vie, et la novella passe de l’horreur au récit à suspense, puis à la science-fiction. En une centaine de pages, Tade Thompson déroule cette histoire au croisement de plusieurs genres. Molly, de tortionnaire passe à victime, découvre les souffrances liées au sang, donne la vie et la reprend. De la première à la dernière phrase, le récit impressionne ; pas un mot n’est en trop, pas un effet n’est inutile, et si l’auteur fait preuve d’érudition, ce n’est jamais gratuit, on sent que chaque phrase, chaque citation a été choisie avec soin.

D’une efficacité rare, Les meurtres de Molly Southbourne est un récit qui happe le lecteur, qui l’empêche de respirer jusqu’à sa conclusion. Sa virtuosité le place sans aucun doute comme l’un des meilleurs titres de la collection, directement aux cotés de L’Homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu. Ajoutons que le Bélial’ a complété le livre d’un très intéressant entretien d’une dizaine de pages avec l’auteur et que la couverture d’Aurélien Police est magnifique et vous comprendrez qu’il ne faut pas passer à côté de Tade Thompson !

 


René-Marc DOLHEN
Première parution : 10/4/2019 nooSFere


 
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