Christian Grenier, auteur jeunesse
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Ses méthodes d’écriture
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     Je déjeune et souvent, je remonte pour écrire... du courrier ! Je consacre à la correspondance une ou deux heures par jour : amis, lecteurs, documentalistes ou enseignants.
     Il m'arrive aussi de téléphoner aux personnes qui m'ont appelées dans la journées et à qui ma femme a dit que je travaillais. Enfin, je lis et j'écoute de la musique.
     En fin de journée, au coucher du soleil, il m'arrive souvent d'aller faire une promenade d'une demi-heure à vélo au bord de la Dordogne ou dans la forêt de la Double, toute proche.
     Le soir, après dîner, quand aucune émission ou film ne retient notre attention, c'est à nouveau la lecture et la musique ( pour avoir des détails, allez voir ici )




     C'est banal : dans mon bureau !
     Ce qui est plus original, c'est que mon bureau est le grenier de la maison. Quand nous l'avons achetée, en 1990, c'était un lieu immense et sombre. Je l'ai aménagé moi-même en une immense pièce agréable. J'ai isolé le toit, posé quatre Vélux, un plancher, de la moquette. Aujourd'hui, je dispose d'une vaste pièce mansardée de 80 mètres carrés où sont rassemblés les livres d'une grande partie de ma bibliothèque.
     En réalité, je travaille toujours au même endroit, sur quelques mètres carrés dont je ne m'éloigne guère. En pivotant sur mon siège, j'ai accès à l'ordinateur, au téléphone, à l'imprimante, à mes dictionnaires et encyclopédies et à un grand bureau où je peux écrire.
     J'ai toujours rêvé d'avoir une vaste pièce. Sans doute parce que pendant quinze ans, quand nous habitions en banlieue parisienne, j'écrivais dans un placard : une penderie dans laquelle j'avais posé une planche, des rayonnages, ma machine à écrire, papier, carbone, dictionnaires. J'ai bien écrit vingt-cinq romans dans ce placard ! Là, je n'étais distrait par personne : ni par mon fils ( qui jouait souvent de la batterie dans la pièce voisine, il faisait partie d'un groupe de hard rock ! ) ni par ma fille ( qui dans une autre pièce écoutait NRJ en faisant ses devoirs ), ni même par le chat ou par le téléphone.
     En réalité, contrairement à un peintre qui a besoin de grands volumes et de lumière, un écrivain peut se contenter d'un tout petit espace pour écrire. Et puis dans un placard, on n'est pas distrait par le paysage qu'on voit à la fenêtre ! Cela dit, je suis ravi aujourd'hui d'écrire dans ce bureau d'où je peux apercevoir le village, les bords de la Dordogne et la grande forêt de la Double !



     En fait, on écrit toujours... avec sa tête ! L'outil est certes important, il modifie d'ailleurs sans doute l'écriture — mais quel que soit l'outil dont je dispose... je peux écrire !
     Enfant et adolescent, j'ai toujours écrit à la main, sur des cahiers et avec un stylo plume. J'adore les cahiers, le papier, l'encre...
     Mais en 1968, ma femme m'a offert une machine à écrire que j'ai bien sûr aussitôt adoptée pour rédiger mes romans. J'écrivais d'abord plusieurs brouillons, sur des cahiers ( ils étaient toujours abondamment raturés ; j'en apporte quelques uns en classe pour les montrer à mes jeunes lecteurs quand j'assure une rencontre ). Puis je recopiais le texte une, deux, parfois trois fois — eh oui, en relisant ma “ version machine ”, je lui apportais à nouveau tant de modifications que j'étais souvent obligé de la recopier intégralement !
     J'ai ainsi “ tué ” plusieurs machines à écrire portatives, électriques, à boule, etc.
     Depuis 1985, j'ai découvert l'ordinateur. Plus exactement mon fils Sylvain, qui avait 17 ans, m'a convaincu que c'était là l'outil idéal pour un écrivain. Il avait raison !
     J'ai eu beaucoup de mal à abandonner mes cahiers, au départ j'utilisais l'ordinateur comme une machine à écrire : pour recopier mon texte rédigé d'abord au brouillon sur des cahiers ! Peu à peu, j'ai appris à taper directement mes histoires sur le clavier, et à utiliser le traitement de texte. Aujourd'hui, j'aurais du mal à m'en passer, c'est tellement souple et pratique de pouvoir ajouter, couper, coller, effacer du texte — ou le mettre de côté sur un fichier annexe !
     Je n'écris pas plus vite mais j'hésite beaucoup moins à travailler mes phrases : avec un traitement de texte, raturer, ajouter, essayer une formulation nouvelle n'occupe pas de place, plus question de gribouiller, de raturer, de recopier...
     Depuis quelque temps et avec certains directeurs littéraires, je n'envoie d'ailleurs plus mon texte imprimé par la poste : je le leur adresse par mail, en “ document joint ”. Grâce au modem, deux cent pages parviennent ainsi en une minute sur le disque dur de l'ordinateur de l'éditeur, à 600 kilomètres de là. Il m'est ainsi arrivé d'avoir une réponse dans la journée à un manuscrit envoyé ainsi, aussitôt reçu il avait été lu sur écran ( ou d'abord imprimé ? ) par son destinataire.
     Cependant, il m'arrive encore d'écrire à la main ! Pas mes romans, certes, mais du courrier, des notes, mon journal...
     Je ne me sépare jamais de mon stylo !

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Dernière mise à jour du site le 12 octobre 2021
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