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Questions aux traducteurs

Lucie CHENU

Onire.com, janvier 2003

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     1°) Quelle(s) langue(s) traduis-tu, et dans quel sens ?

     Je traduis de l'anglais vers le français, bien qu'il me soit arrivé (plus rarement, et généralement pour rendre service !) de traduire du français vers l'anglais.


     2°) Est-ce que c'est long de traduire un texte de... mettons 100 pages ? Y a-t-il parfois des recherches particulières à faire (je pense à des termes techniques ou anciens, par exemple) ?

     Attention, vous entrez dans une longue série de réponses commençant par « Ça dépend » !
     Donc, ça dépend. 100 pages, ça peut aller assez vite, comme ça peut être un vrai casse-tête, selon la nature du texte : un style jouant sur la sonorité des mots ou des contraintes formelles, voire truffé de jeux de mots pourris, peut s'avérer monstrueux. D'autres sont pratiquement transposables en français convenable dès le premier jet — ils sont souvent moins intéressants à traduire, d'ailleurs.
     Pour un premier jet, justement, quand la situation est riante et que le soleil brille, j'arrive à taper trente feuillets par jour en vitesse de pointe. Mais ce n'est qu'un premier jet, sur lequel je passe et je repasse à de multiples reprises par la suite. Donc, je n'ai aucune idée du bilan final.
     Quant aux recherches... ça dépend.
     En général, elles sont liées à un contexte historique ou à un vocabulaire spécialisé. Quand il porte sur un domaine intéressant, c'est du bonheur en barres ! J'ai fait énormément de recherches quand j'ai traduit les trois volumes des aventures de Maître Li et Boeuf Numéro Dix de Barry Hughart, et c'était un immense plaisir de fouiller une cohorte de bouquins sur la Chine ancienne afin de retrouver les références et les noms qu'il me fallait. Actuellement, je traduis The Book of Ash, de Mary Gentle, et je n'arrête pas de plonger dans Viollet-le-Duc et Splendeurs de la cour de Bourgogne pour exhumer les termes contemporains adéquats. (J'assure un maximum sur la question de l'armure et de ses différentes parties. Je ne sais pas si je vais garder ces informations en mémoire longtemps après avoir achevé la traduction, ceci dit. J'en doute un peu, surtout si je juge par les souvenirs flous que m'ont laissés des traductions maritimes antérieures.) Quand le domaine en question me passionne moins, c'est plus laborieux. Il faut trouver les termes, essayer de confirmer à droite et à gauche, auprès de gens plus spécialistes de ce domaine que moi, que le résultat final est cohérent. J'ai eu à traduire des textes sur le base-ball ou les réacteurs de Constellation, par exemple. Par forcément les sujets qui me captivent le plus...


     3°a) Les éditeurs imposent-ils parfois des contraintes particulières (coupure ou rallonge de texte) ?

     Je n'ai pas rencontré d'exigences particulières sur la longueur des textes que j'ai traduits, sinon pour une série de romans SF, où l'on m'a demandé de « traduire au plus serré », de façon à conserver à peu près la même longueur en français qu'en anglais. C'étaient des volumes assez dodus et une traduction trop prolixe risquait de contraindre à imprimer un cahier supplémentaire. D'où montée du prix, baisse des ventes, marasme, et tout ça. J'y suis arrivé sans coupe dans le texte, simplement par sobriété de style, et c'était au final une contrainte assez intéressante. Peut-être plus que les bouquins eux-mêmes.

     3°b) Les textes sont-ils remaniés ou corrigés après être passés entre tes mains ?

     Selon les éditeurs... ça dépend.

     J'en ai connu qui imprimaient directement la disquette que je leur envoyais.
     D'autres chez qui, pour des raisons qui m'échappent totalement, c'était l'imprimeur qui procédait aux corrections (si ! si !) avec des résultats parfois inquiétants ou dramatiques.
     Actuellement, quand j'ai achevé la traduction, elle est revue chez l'éditeur par le directeur littéraire. On discute ensemble des éventuelles corrections à apporter. En général, ça se passe très bien, je modifie où c'est nécessaire et je renvoie la version amendée. Après composition, je reçois les épreuves, où je peux repêcher les derniers détails à avoir passé par maille, voire trouver in extremis une tournure plus appropriée ou plus jolie. Étant assez sujet à l'esprit de l'escalier, c'est une étape que j'apprécie beaucoup. Les corrections sont minimes à ce stade.
     Il m'est arrivé de procéder à des corrections plus importantes sur épreuves. Ca arrive quand, pour diverses raisons, le livre doit filer en toute hâte à l'imprimerie. Il m'est arrivé de devoir corriger un bouquin de 460 pages en vingt-quatre heures : une ancienne traduction dont le texte d'origine était criblé de coquilles. J'ai profité de l'occasion pour la rapetasser par endroits. C'était du sport. Le résultat final a encore quelques petites pétouilles, mais pas les mêmes, et infiniment moins !

     3°c) Comment est rémunéré un traducteur ? fixe ? droits d'auteurs ?

     Pour la rémunération... ça dépend !
     En général, le traducteur est payé au feuillet, et ce salaire est à considérer comme un à-valoir sur d'éventuels droits d'auteur (à peu près 1% du prix de l'ouvrage). Cet à-valoir reste acquis au traducteur, même si ses droits d'auteur n'atteignent jamais la somme versée. Tant mieux, vu les scores de certains des bouquins que j'ai traduits (hélas !).
     Mais il m'est arrivé de travailler au forfait, en diverses occasions. En général, c'était il y a longtemps, ou pour de petits travaux auxquels je tenais suffisamment pour fermer les yeux sur ces conditions plus discutables. Les ventes ont confirmé qu'il y avait peu de droits d'auteur à attendre de l'entreprise, de toute façon (hélas !).


     4°) Je te connais comme traducteur de romans ou de nouvelles, t'est-il arrivé de traduire des BD, films, où autre chose ? ou de faire de la traduction/interprétation orale ?

     J'ai traduit plusieurs albums de BD : des comics américains (Cosmic Odyssey, de Starlin et Mignola chez Bethy, et l'épatant et assez délirant Mister Miracle de Jack Kirby, qui vient de paraître chez Vertige Graphic. De même, Les Mystères du meurtre, de Neil Gaiman et P. Craig Russell, chez Semic, d'après une nouvelle de Gaiman parue dans son recueil Miroirs et fumée).
     Mais aussi des BD pour une publication originale en France ! Dan Christensen, auteur des excellents Red Hands (Le Cycliste) et Un goût de cendres (La Comédie Illustrée), bien que parlant parfaitement français et vivant en France, préfère écrire ses textes dans sa langue maternelle, l'américain. Je les traduis donc pour la publication.
     Quant à l'interprétariat, je m'y suis essayé récemment, lors de la venue à Bordeaux d'Howard Cruse, auteur de l'album de BD Un monde de différences. Je lui ai servi d'interprète durant le festival de BD où il était invité, notamment pour les deux débats auxquels il a participé. C'est un exercice intéressant, et parfois assez périlleux. Ce n'était quand même pas tout à fait de la traduction simultanée, qui doit exiger une certaine pratique.


     5°) T'est-il déjà arrivé de co-traduire, et comment cela se passe-t-il ?

     Non, jamais fait.


     6°) Es-tu aussi écrivain(e) ? Si oui, est-ce fondamentalement différent ? Publies-tu sous un autre nom ? Si non, est-ce quelque chose que tu regrettes ?

     Pas écrivain, sinon pour des short-short, il y a pas mal de temps, maintenant. Par contre, j'aimerais bien faire de la BD, scénario et dessins. J'en ai fait il y a quelques années, et je traîne quelques idées depuis un moment, mais difficile de trouver le temps nécessaire à un travail qui exige un tel investissement de soi.


     7°) Que signifient pour toi les termes « sourcier » et « cibliste » et comment te situes-tu dans ton approche de la traduction ?

     Ce sont deux termes qui désignent une approche théorique différente de la traduction. Le « sourcier » s'attache à rester le plus près possible du texte qu'il traduit, le « cibliste » vise à donner une traduction aussi fluide que possible au lecteur.
     Je n'ai pas de théorie bien arrêtée, au-delà d'essayer de rendre au mieux les textes qui me sont confiés, et je suis souvent sourcier et cibliste à l'intérieur d'un même roman, voire d'un même paragraphe, selon la méthode qui s'applique à mon avis le mieux aux portions de texte concernées.
     Je tends sans doute plus vers le cibliste, avec le temps. Je n'hésite pas à bouleverser l'ordre des mots d'une phrase si ça en améliore la compréhension, ou que ça évite des voisinages regrettables pour certains mots ou expressions. Mais j'ai toujours un petit remords, ce qui trahit sans doute en moi la présence d'un sourcier refoulé.
     Le problème de la traduction étant que, quoiqu'on fasse pour rester fidèle au texte d'origine, il ne faut pas se bercer d'illusions : ce n'est PLUS le texte d'origine. On tente de préserver le climat du texte, son sens, et tout ce qui peut s'exporter d'autre du texte original. Mais on aboutit forcément à un autre texte.


     8°a) Il y a certaines particularités des différents langages qui sont intraduisibles. Par exemple : comment choisir entre le « tu » et le « vous » anglo-saxon ?

     Le contexte reste l'arbitre le plus fiable. Par exemple, une fois que deux personnages ont couché ensemble, on peut commencer à les faire se tutoyer, d'ordinaire. Sauf s'ils sont excessivement coincés ! Il n'y a pas de recette précise. Il m'est même arrivé de faire se vouvoyer des gens qui se tutoyaient précédemment et s'étaient disputés entre-temps. C'est un des menus plaisirs du traducteur, qui peut ajouter ainsi des détails de son cru aux textes - — tant qu'ils sont pleinement justifiés par le contexte.

     8°b) entre Bilbo Baggins et Bilbon Sacquet ?

     Je suis plutôt partisan de Bilbon Sacquet (ou de la démarche que cette traduction de nom représente), puisque ce nom est celui d'un personnage dans une civilisation qui n'a en théorie pas d'attache avec le monde anglo-saxon. Bilbo Baggins est déjà la traduction en anglais du nom hobbit du personnage, il semble donc qu'il faille trouver un équivalent français pour que le nom soit aussi parlant en français que Tolkien l'a fait pour son public anglophone.
     Si le nom n'est pas lié à un contexte linguistique impératif, je suis pour sa traduction, autant que faire se peut. Dans The Book of Ash, par exemple, l'héroïne s'appellera Cendres, dans la traduction. Parce que rien, ni dans le contexte, ni dans la logique, ne justifie que l'on garde le nom Ash, opaque au lecteur français, alors que, justement, « Ash » a été choisi pour les associations d'images et d'idées qu'il suggère au lecteur de la VO.
     En plus, elle se bat en Bourgogne : faut pas pousser !

     8°c) Comment traduire « axeman » ?

     « Axeman »... Ah, la la. Je sors d'en prendre, ma bonne dame, et je peux dire que là encore, la réponse est : « Ça dépend » !
     Parfois, c'est un guerrier armé d'une hache, mais dans un contexte moyenâgeux, la hache en question peut en fait être une vouge ou une guisarme. Selon le contexte et en fonction des répétitions ou des tournures lourdes qu'on cherche à éviter, on pourra joyeusement alterner entre « guerrier/fantassin/piéton armé d'une hache » et « guisarmier ». (A priori, « vougier » n'existerait pas. C'est bien regrettable.)

     8°d) Des jeux de mots intraduisibles y compris dans les noms propres ? Y a-t-il d'autres exemples de ce genre dans la (les) langue(s) que tu traduis ?

     Les jeux de mots intraduisibles.... sont intraduisibles par définition. La parade la plus employée est de traduire par un jeu de mots équivalent mais différent, ou, dans les cas totalement désespérés, de laisser une note de traducteur, ce qui est vraiment l'ultime refuge et un aveu de capitulation.
     Parfois, le jeu de mots disparaît, mais une occasion de jeux de mots en français qui n'existait pas dans le texte d'origine permet au traducteur de revenir à la marque !
     Tout dépend du jeu de mots : est-il vital pour la compréhension ? Peut-on s'en passer sans que la compréhension du texte en souffre ? En fonction des réponses, on avisera et on fournira au lecteur les éléments nécessaires sous leur forme la plus appropriée.
     Le jeu de mots dans le nom propre est un vrai casse-tête. Je viens de lire The Eyre Affair, un roman de Jasper Fforde dont l'héroïne s'appelle Thursday Next et est indubitablement anglaise. Donc, pas question de traduire ce beau nom, qui signifie Jeudi Prochain. Bon, mais alors, quid du dialogue : « You're Next ? — Call me Thursday. » : qui peut se lire : « Vous êtes Next ? --Appelez-moi Thursday », mais aussi : « Vous êtes la suivante ? — Appelez-moi jeudi. » Ça peut se résoudre en l'appelant Jeudi Lasuivante, mais heu... voilà un nom qui craint pas mal, et l'employer dans tout un roman pour sauvegarder un jeu de mots n'est guère enthousiasmant.
     J'avoue que j'adorerais m'affronter à ce problème.


     9) T'est-il arrivé de traduire des textes que tu n'aimais vraiment pas (je ne te demande pas de nom ;-)) et comment l'as-tu géré ?

     Ce n'est pas facile. Le problème de la traduction, c'est que, là où le lecteur ne passe qu'une fois sur un texte, le traducteur revient sans cesse, lit, relit et scrute les mêmes phrases. Un passage désagréable ulcère de plus en plus au fur et à mesure des lectures. Mon plus mauvais souvenir est sans doute celui de la traduction d'un guide de série un peu trop complaisant qui, au fur et à mesure que je relisais les phrases, m'agaçait de plus en plus. J'ai fini par insulter l'auteur à voix haute, tellement il m'horripilait !
     Mais bon : je vis seul et en plus, je me soigne.


     10°) Pour ton plaisir, lis-tu des livres en langue étrangère ou non ? Pourquoi ? Et les films ?

     Oui, je lis beaucoup en anglais, d'abord parce que j'adore l'anglais, et ensuite parce que je n'aime pas les traductions ! Je suis bien placé pour savoir que, même si le traducteur fait tout son possible, la traduction n'est pas le texte original. Je préfère donc remonter à la source quand c'est possible !
     De plus, je souffre maintenant de déformation professionnelle, et il m'est devenu très difficile de lire une traduction en français sans chercher ce que le texte disait dans l'original, chipoter sur les tournures choisies par le traducteur, et autres pinailleries qui me bousillent le plaisir. C'est un gros et douloureux handicap. En même temps, quand je lis en anglais, je me demande comme je traduirais en français.
     Finalement, la traduction m'a un peu torpillé le plaisir de la lecture. Sauf en VO française, je suppose.
     Ça se passe mieux pour les films. La VO permet d'entendre la voix véritable des acteurs, d'apprécier des textes dont la qualité ne passe pas toujours aussi bien au filtre du doublage (qui, même dans les meilleurs cas, reste inféodé à des considérations de mouvement des lèvres, et non au seul sens des paroles). Et puis, franchement, comment voulez-vous rendre la verve et le délire des Monty Python en français ? Même Buffy souffre après VF ; alors, Monty Python, je ne vous raconte pas...
     Béni soit le DVD, qui permet d'avoir accès à ces VO qui n'étaient jusqu'ici offertes que dans certains cinémas tendance Art & Essai, de rares plages horaires sur de rares chaînes de télé, et lors de voyages à l'étranger ! En plus de me donner aussi accès à des oeuvres qui ne sont pas forcément disponibles en France, ça me permet d'entretenir mon anglais par la pratique.


     11°) A ta connaissance, la situation des traducteurs (travail, statut...) est-elle différente en France et dans les autres pays francophones ? Je pense en particulier aux pays bilingues comme le Canada ou la Belgique... Le vocabulaire « français de France » ou « français du Canada » est parfois bien différent ; comment cela se reporte-t-il sur ton travail ?

     Je n'ai pas trop de renseignements sur ces questions de statut.
     Pour les différences de français : je traduis les ouvrages qu'on me confie avec pour cible des lecteurs « français de France ». Le canadien diffère du français métropolitain par pas mal de mots et d'expressions, ce qui exige un minimum de prudence quand on trouve de la documentation canadienne. Un ami québécois, récemment, me conseillait de traduire « bat » par « bâton », dans un texte sur le base-ball. J'ai dû un peu insister et lui dire qu'en France, quand même, on disait plutôt « batte » ! ^___^


     12°) Quels sont ton pire et ton meilleur souvenir de traduction ?

     Le pire : quelques bouquins vraiment mal écrits et totalement creux. Une biographie de David Duchovny publiée au temps de la deuxième saison de X-Files, par exemple, n'avait vraiment pas grand-chose à dire. Des délais trop courts peuvent également conduire à des passages douloureux sur un ouvrage. J'ai aussi eu des expériences plus ou moins traumatiques avec certains éditeurs, mais les traductions en elles-mêmes n'étaient pas en cause.
     Le meilleur, c'est difficile à dire. En général, certains textes difficiles apportent plus de plaisir au traducteur, parce que l'exercice est stimulant. Et puis, il y a les textes qu'on aime bien. Malgré des délais beaucoup trop courts, j'avais adoré traduire De bons présages de Pratchett et Gaiman, par exemple. Ou la trilogie de Barry Hughart avec son langage savoureux. En fait, j'ai été assez gâté : depuis que je suis chez Denoël, j'ai eu le plaisir immense d'être en position de traduire certains livres que je rêvais depuis longtemps de traduire, sans imaginer que je le pourrais un jour.


     13°) Es-tu en contact avec un (ou des) auteur(s) que tu traduis ? Comment est-ce que ça se passe ? Des anecdotes à raconter aux lecteurs d'Onire ?

     J'ai obtenu l'e-mail ou l'adresse courrier de plusieurs auteurs que j'ai traduits, j'en connaissais personnellement d'autres. En général, j'essaie de contacter l'auteur en fin de traduction, quand j'ai réduit les problèmes autant que possible, de façon à ne pas trop le/la déranger par mes questions, et à ne l'interroger que sur les points vraiment irréductibles (et, considération non négligeable, à ne pas trop passer pour un benêt en l'interrogeant sur des points qu'un minimum de recherche m'aurait permis d'élucider). Les auteurs sont la plupart du temps très serviables, et les contacts peuvent se prolonger après la traduction. J'ai de très bons rapports avec Barry Hughart, à qui je répète insidieusement (et sans résultat jusqu'ici) qu'un nouveau roman de lui serait très bien accueilli par plein de gens !
     Anecdotes ? Oh, pas de quoi se rouler par terre de rire, mais on s'aperçoit que, parfois, le traducteur chipote davantage que l'auteur. Pour Les Chemins de l'espace de Colin Greenland, j'ai potassé les termes de marine qu'employait Colin pour parler de ses grands voiliers qui naviguent à travers l'éther du système solaire. Après lui avoir signalé que certains noms de voiles ou de mâtures m'avaient parfois un peu étonné par leur localisation, je me suis vu répondre : « Oh, mais je n'ai souvent employé certains que parce que j'aimais leur sonorité. Je ne sais pas ce qu'ils désignent, exactement ! » Ce en quoi, il avait d'ailleurs bien raison.


     14°) Y a-t-il une question que j'aurais dû te poser ou que tu aimerais poser à l'un de tes collègues assis sur la même sellette ? Dans ce cas, je me ferai un plaisir de la retransmettre !

     En lisant les commentaires des gens qui ont répondu avant moi, je vois en effet que Gilles Goullet a posé la question pertinente : « Pourquoi traduis-tu ? » Je ne saurais pas vraiment répondre, moi non plus, sinon pour dire que j'en ai toujours eu envie et que j'adore ça. Mais je ne m'imaginais pas que je le ferais un jour, à un niveau professionnel.
     En fait, c'est un passe-temps qui a gravement dérapé.


     15°) Last but not least (super ! je sais au moins dire ça ;-)) Un grand merci à tous de votre participation !

     De rien, mais c'est de la triche : ça ne fait pas quinze questions !

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