Encyclopédie Infos & Actu Recherche Association Sites hébergés
Bienvenue sur le site nooSFere.
Le javascript est nécessaire à l'affichage du menu dynamique.

Recherche rapide
    nooSFere > Encyclopédie > Bandes dessinées
Connexion adhérent
Album
Le Feu de la discorde
Série : La Compagnie des Glaces - Cycle 3    Album précédent tome 3  Album suivant

Scénario : JOTIM
Dessins : JOTIM
Couleurs : JOTIM
D'après : Georges-Jean ARNAUD

Dargaud , décembre 2009
 
Cartonné
Format 295 x 225
48  pages  Couleurs
ISBN 978-2-5050-0735-7
 
Critiques
     À Whaler Station, les projets du Kid amènent une large population, contrainte de s'installer dans des bidonvilles. L'eau chaude promise n'arrive pas encore et la graisse de baleine reste la seule source d'énergie. Wolky et sa bande font flamber les prix. Yeuse et le cabaret Miki sont sur place et le succès de la chanteuse ne se dément pas. Le Kid, accompagné de Jdrien, rencontre le Mikado. Le Gnome a besoin de l'appui de ce dernier pour son projet de création de Titanpolis, la cité érigée avec l'énergie du volcan. C'est Jdrien qui perçoit la présence de Yeuse dans la station, alors que Lewin, l'espion au service de Lady Diana, intervient une fois encore pour la sauver. La Locomotive de Lien est en panne. Un groupe de chasseurs de phoques l'aborde.
     Wolky veut régner en maître sur la station. Pour contrer cette volonté, le Kid va jouer son va-tout. Il décrète le monopole sur toutes les transactions relatives à la pêche et à la production de graisse, garantissant, ainsi, des prix accessibles et stables. Mais la réaction de Wolky ne se fait pas attendre !
 
     Il est vrai que l'on peut difficilement comparer le contenu d'un livre et celui d'un scénario de BD. L'approche, le traitement ne peuvent relever de la même démarche. La BD apporte au texte le soutien de l'image et nombre d'émotions, de descriptions passent par le graphisme. Il est d'autant plus important de soigner celui-ci pour retranscrire toute la richesse de l'œuvre originale où l'intrigue est sans cesse renouvelée par une action omniprésente et le déploiement d'une foultitude de personnages aux caractères bien campés. Et Dieu sait si La Compagnie des glaces en regorge !
 
     Alors, comment peut-on trahir une œuvre à ce point ? Comment est-il possible d'arriver à tel résultat ? Il devrait y avoir une surveillance pour empêcher un tel massacre. D'une œuvre d'une qualité exceptionnelle, qui regorge de sentiments et de péripéties, on arrive à une historiette simpliste. Le récit est dépouillé, l'intrigue rudimentaire avec des raccourcis approximatifs. Les dessins sont sommaires, les personnages et les décors sont minimalistes, les couleurs plates, voire ternes.
     Même Béatrice Tillier, qui signe la couverture, n'est pas au mieux de sa forme. Où est passée la magie, la légèreté, la grâce qu'elle met habituellement dans ses pages ?
 
     Les premiers tomes avaient une cohérence malgré un suivi graphique erratique. Mais l'expérience innovante de ce travail en studio l'excusait. Au fil des albums, la situation s'est encore dégradée.
 
     Quelle vision de l'œuvre initiale, cet ersatz peut-il donner ? Pour rencontrer une œuvre originale, inclassable, plongez-vous plutôt dans les soixante-deux volumes qui la composent.
 

Serge Perraud          
nooSFere          
16/01/2010          


.
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2021