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Ce qui vient de la nuit

Jean-Pierre ANDREVON

Illustration de Jean-Michel NICOLLET
NOUVELLES ÉDITIONS OSWALD (NéO), coll. Fantastique / SF / Aventure n° 112, dépôt légal : juin 1984
186 pages, catégorie / prix : nd, ISBN : 2-7304-0264-0
Couverture

    Quatrième de couverture    
     « Le fantastique de Jean-Pierre Andrevon sait à merveille partir d'axiornes bien français pour ensuite dévier, dériver, gauchir avec une logique aussi cruelle que, finalement, absurde, et vous emporter, sans que vous ayez pu reconnaître au passage le point de transition, vers les domaines de l'Outre-Nuit.
          Le recueil que voici est une sorte de résumé anthologique et cohérent des obsessions el des phantasmes de l'auteur. Rien n'est laissé au hasard : d'implacables et sournoises mathématiques régissent les songes éveillés (ou non !) de Jean-Pierre Andrevon.
          Une évidence s'impose : Andrevon adore raconter, et il sait remarquablement adapter son écriture au thème traité. Sa prose, disait notre grand ami commun, Alain Dorémieux, coule de source. Et cela, tout particulièrement, dans ses contes et ses nouvelles.
     Je ne veux pas être du nombre des préfaciers qui déflorent en quelques mots les textes qu'on va lire et qui se suffisent à eux-mêmes. Je dirai seulement que certains, comme, par exemple, ''Les Crocs de l'Enfance« ont envoûté mon imagination et que d'autres ont fait marcher mes phantasmes personnels. N'en révélons pas davantage, si vous voulez bien. Acceptez l'invitation au voyage d'Andrevon. Un insidieux, un périlleux voyage aux confins de l'imaginaire, dans un crépuscule qui ferme mal et dont les brèches laissent passer les démons et les merveilles, les monstres et les chimères, toutes ces choses mortes-vivantes qui »viennent de la nuit«  ».
Daniel Walther (Préface)

     Jean-Pierre Andrevon est né en 1937, dans l'Isère, de parents grenoblois. Enfance marquée par l'Occupation, la Guerre, études avortées au lycée. Travaille de quinze à dix-neuf ans, tout en commençant à écrire ses premières chansons et ses premiers récits de SF inspirés par la lecture des deux premières collections du genre en France : « Anticipation » (Fleuve Noir) et « Le Rayon Fantastique ». Entre aux Arts Décos de Grenoble en 1957. Il sera ensuite enseignant, tout en menant des activités parallèles de peintre, journaliste, auteur-compositeur-interprète et, bien sûr, d'écrivain. Sa première nouvelle professionnelle paraît dans « Fiction » en mai 1968 (un bon cru, forcément), et son premier roman, en 1969, dans « Présence du Futur » où il oubliera en tout une quinzaine de volumes. Sept romans au Fleuve Noir, sous le nom d'Alphonse Brutsche. Nombreux autres ouvrages chez d'autres éditeurs. Prix de la science-fiction française pour la jeunesse, en 1982. Joue un rôle important en tant que critique de SF dans de nombreuses revues, dont, actuellement, « Circus » et « L'écran fantastique ». Scénariste de BD, réalisateur de courts-métrages. Un Livre d'Or vient de lui être consacré (Presses Pocket). Son dernier roman, Soupçons sur Hydra, vient de paraître au Fleuve Noir.


    Sommaire    
1 - Daniel WALTHER, Un « fantastiqueur » français, pages 7 à 8, Préface
2 - La Veuve, pages 9 à 12
3 - Les Épées, pages 13 à 29
4 - Le Léopard, pages 31 à 33
5 - La Maison d'Emilie, pages 35 à 76
6 - Apparition des monstres, pages 77 à 88
7 - Les Crocs de l'enfance, pages 89 à 123
8 - Et le sommeil ne reviendra plus, pages 125 à 150
9 - Nocturne, pages 151 à 171
10 - Ce qui vient de la nuit, pages 173 à 181
11 - Le Coupable, pages 183 à 185
 
    Critiques    
     J'ai toujours pensé que Jean-Pierre Andrevon était bien plus à l'aise dans le Fantastique que dans la SF (beaucoup de ses textes qui s'y rattachent dépendent trop d'éléments fugaces de la réalité du moment où ils ont été conçus pour en faire des œuvres « durables »...) et je dois dire que le recueil Ce Qui Vient de la Nuit, paru chez NéO me conforte encore plus dans cette opinion.
     On découvre dans ce livre une sorte de conteur au coin du feu et en le lisant, on a bien plus l'impression d'écouter le « père » Andrevon en train de raconter ses histoires devant l'âtre, la pipe au bec, que d'imaginer un auteur professionnel en train de taper sur une machine à écrire...
     C'est donc à un Fantastique du terroir que le lecteur est confronté ici, un Fantastique qui doit plus à une certaine tradition française jouant sur un gauchissement de la réalité qu'aux machines infernales issues des word-processors anglo-saxons. Il y a la même différence entre ces deux tendances qu'entre un verre de liqueur de verveine et une rasade de Jack Daniel's. Pour ma part je préfère ce dernier, mais je dois avouer que j'ai quand même apprécié le digestif concocté à Grenoble...


Richard D. NOLANE
Première parution : 1/12/1984
dans Fiction 357
Mise en ligne le : 4/6/2003


 
Base mise à jour le 17 juillet 2017.
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