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Les Ssahanis

Gilles SERVAT


Cycle : Arcturus (Les Chroniques d')  vol.


Illustration de LIDWINE

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Dentelle du Cygne n° (13)
Dépôt légal : mars 2000
304 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-84172-126-4   
Genre : Fantasy



    Quatrième de couverture    
     « Cette femme qui ressemble trait pour trait, doigt pour doigt à Canawyr est une Brésie. Son nom est Dour, fille de Lôr, roi de Délienne, et de Sul, qui règne sur Mané, l'île où nous nous trouvons... »
     Myrdhinn s'éveille-t-il de la folie ? Enfin revenu sur Bré, il atterrit avec Dour sur l'île des Rotanes qui surveillent les destinées dans les arbres de vie. C'est pour y découvrir les Ssahanis, envahisseurs d'un autre monde qui ont entrepris de conquérir la planète...
     Un an plus tôt, Arcturus accoste à Dynépu, en route pour Camoghère. Il est en quête des armes divines susceptibles de repousser l'invasion à venir. Il ignore qu'une malédiction terrible l'attend en Askol...
     Avec ce quatrième récit des Chroniques d'Arcturus, Gilles Servat poursuit sa geste lyrique et passionnée qu'il nourrit des mythes irlandais.
 
    Critiques    
     C’est une drôle d’ambiance qui émane des Chroniques d’Arcturus. Si l’on considère l’intrigue, il s’agit d’un récit de science-fiction tout à fait classique, avec extraterrestres et voyage spatial, mais le ton, la couleur et le style sont ceux d’une véritable épopée celtique, dont le lyrisme nous pousse à rappeler que Gilles Servat est aussi un barde, poète-chanteur, qui s’attache autant à la musique des phrases et des mots qu’à leur sens.
     Comme dans les épopées antiques, les noms de personnages et de lieux sont très nombreux, rythmant les phrases de leurs sonorités étranges, d’autant plus que Servat a choisi de conserver les formes celtes originales – comme drwidh à la place de druide – ce qui demande au lecteur un temps d’adaptation et une attention particulière.
     Cette grande diversité de termes inhabituels contribue évidemment à donner au texte sa forme de chant héroïque. Elle pourra peut-être agacer le lecteur habitué à une écriture plus fluide et à un style moins exalté, mais en revanche, elle ravira les amateurs d’Homère ou des gestes arthuriennes, qui apprécieront en particulier le contraste entre cette forme ancienne et une intrigue résolument moderne de space opera, une histoire complexe où les personnages se dressent comme de grandes figures mythiques.

     Existe-t-il une originalité du space opera français ? La question s’est posée notamment au cours des Galaxiales 2000, et il a été répondu que les Henneberg sont probablement parmi les seuls auteurs à échapper réellement à toute influence américaine – entre autres avec l’étonnant La plaie, également publié chez l’Atalante. On pourrait sans doute y ajouter l’œuvre de Gilles Servat, qui puise son inspiration aux sources des littératures européennes, même s’il s’agit plus d’un space opera celte que d’un roman véritablement français.

     Après s’être pénétré de cette langue chantante et mystérieuse, on se laisse ainsi bercer par la musique extraordinaire qui baigne cette saga tout à fait hors du commun et on savoure les couleurs chatoyantes de cette oeuvre qui réussit un subtil mélange de SF, de fantasy et de poésie épique.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 1/6/2000 nooSFere


 
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