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Les Bêtes enracinées

Serge BRUSSOLO



Illustration de Brian SALMON

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. Anticipation n° 1275
Dépôt légal : janvier 1984
192 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-265-02479-1   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Dans les villes enracinées, quand sonne l'heure ultime il n'y a qu'une alternative : la mutation ou la mort. Devenir un monstre ou opter pour la cérémonie définitive du Suicide civique. Heureusement, les Seigneurs de l'Immobilité sont là pour décider à votre place. Ils ont choisi la mort...
 
    Critiques    
     Sur une planète lointainement colonisée par les Terriens, de mystérieuses influences mutagènes sont à l'œuvre, qui sont une véritable hantise pour les descendants des colons. Pour s'en protéger, un seul moyen : un sérum tiré de la bave de gigantesques dragons, les morawls, dont chaque ville garde un exemplaire entravé, véritable totem, vivant et dangereux. Le récit est centré sur le personnage d'un jeune gardien de monstre, et la fuite du morawl dont il a la charge. Un sujet mince pour Brussolo, qui nous avait habitué à un tout autre foisonnement. Mais, a contrario, la ténuité de son thème lui permet d'affiner ses personnages et de se centrer sur une intrigue qui, au moins, ne part pas dans tous les sens. Brussolo semble bien parti pour écrire des romans, et non pas des patchworks de nouvelles qui en tiendraient lieu, comme souvent à ses débuts. Et puis l'animal géant, la mutation... Ne sont-ce pas là les grands thèmes qui ont fait la gloire de Stefan Wul ? Une paternité encore inégalée toutefois : car il est dommage que Brussolo n'ait pas vraiment su terminer son récit, que des pistes qui semblaient prometteuses (le fantasme du matador cosmique) soient abandonnées en cours de route, et qu'il s'obstine à traiter le morawl, au gré des pages, de saurien et de pachyderme alternativement.


Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/3/1984 dans Fiction 349
Mise en ligne le : 1/11/2005


 
     Un mauvais Brussolo... Un de plus, diront certains. Je ne suis pas de ceux-là, au contraire. Il faudra, un jour ou l'autre que je me décide à reparler de lui en profondeur, ne serait-ce que parce que je lui dois quelques-uns de mes plus beaux cauchemars, de ceux dont on hésite à s'extraire, malgré le danger. Il y a trop peu d'écrivains capables comme lui de graver ses images directement sur les nerfs et les sens du lecteur. Ses livres sont remplis de constructions moites, de puzzles malsains et pervers MAIS reliés par des pages désespérément vides, où s'agitent des personnages incolores et sans consistance, ficelés par une vague intrigue PRETEXTE. L'exemple le plus frappant en est Le carnaval de fer (chez Denoël), superbe recueil de nouvelles qu'il suffit d'extraire de ce soi-disant roman en découpant les pages inutiles à la lame de rasoir. De même, le recueil Vue en coupe d'une ville malade et ses délires si souvent gâchés par les deux dernières pages d'explication ! ! La lame de rasoir, toujours.
     J'en ai pris mon parti, je me suis résigné. Brussolo est un dessinateur fou, un raconteur de visions alogiques que les conditions du marché littéraire ont poussé à écrire des textes de plus en plus longs. Résultat, il enfile ses perles au petit bonheur et souvent en désordre. Je ne juge plus ses romans qu'en fonction de la qualité des scènes, qu'ils renferment, sans me soucier du reste. Les semeurs d'abîmes (Fleuve Noir) était presque parfait à cet égard ; Territoire de fièvre et Les lutteurs immobiles (toujours an Fleuve Noir) contenaient chacun quelques fresques sauvables. Le petit dernier n'a strictement rien à montrer. On le croirait composé de chutes des précédents (et notamment de Territoire de fièvre dont il reprend en partie la thématique). Alors, un coup pour rien, Serge. Tant pis, j'attendrai le prochain, mais cette fois-là, s'il te plaît, dessine-moi quelque chose, n'importe quoi, même un mouton fera l'affaire.

Jean-Claude DUNYACH (lui écrire)
Première parution : 1/4/1984 dans Fiction 350
Mise en ligne le : 22/12/2008


 

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