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Le Salon des horreurs

James Graham BALLARD

Titre original : The Atrocity Exhibition / Love & Napalm: Export U.S.A., 1970

Traduction de Elisabeth GILLE
Illustration de Jean-Michel NICOLLET

Jean-Claude LATTÈS (Paris, France), coll. Titres/SF n° 37
Dépôt légal : 1er trimestre 1981
256 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : néant   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
Sous le titre La Foire aux atrocités   CHAMP LIBRE, 1976
   TRISTRAM, 2003, 2014

    Quatrième de couverture    
     Saturé de bruits, de violences et d'horreurs, englué dans la toile d'araignée des media assourdissants qui lui balancent à la figure les sanglantes atrocités du Vietnam, du Biafra et d'ailleurs, planté au centre d'un immense réseau d'autoroutes enchevêtrées qui déroulent à l'infini leur paysage de ponts et de tunnels, de remblais et d'échangeurs, agressé par des automobiles folles qui cherchent à célébrer à travers son corps disloqué le mariage de la chair et de l'acier, Travis — ou Trabert, ou Tallis, ou Travert — n'a plus qu'à renoncer à son identité pour plonger tête baissée dans l'énorme rumeur du monde. Qui le soignerait, en effet, quand l'univers est une bombe explosant au ralenti qui crache aux quatre coins du cosmos des parcelles de chair, de béton, de métal et de cris ?

James G. Ballard est né en Chine en 1930 où il passa les quinze premières années de sa vie. Son premier livre fut publié en 1957, propulsant son auteur au premier rang de la nouvelle vague britannique des années soixante. Il a écrit depuis une quinzaine de romans dont les plus récents, Crash, I.G.H., le Rêveur illimité poursuivent les fantasmes contemporains du Salon des Horreurs, l'oeuvre clef de Ballard.

Pour adultes seulement !

    Sommaire    
1 - Le Salon des atrocités (The Atrocity Exhibition), pages 7 à 31, trad. Elisabeth GILLE
2 - L'Université de la mort (The University of Death), pages 33 à 62, trad. Elisabeth GILLE
3 - L'Arme de l'assassinat (The Assassination Weapon), pages 63 à 81, trad. Elisabeth GILLE
4 - Vous ; Coma ; Marilyn Monroe (You: Coma: Marilyn Monroe), pages 83 à 93, trad. Elisabeth GILLE
5 - Notes servant d'introduction à une dépression nerveuse (The Death Module / Notes Toward a Mental Breakdown), pages 95 à 112, trad. Elisabeth GILLE
6 - Le Grand Nu Américain (The Great American Nude), pages 113 à 129, trad. Elisabeth GILLE
7 - Les Cannibales de l'été (The Summer Cannibals), pages 131 à 146, trad. Elisabeth GILLE
8 - Tolérances du visage humain (Tolerances of the Human Face), pages 147 à 184, trad. Elisabeth GILLE
9 - Vous, Moi et le Continuum (You and Me and the Continuum), pages 185 à 201, trad. Elisabeth GILLE
10 - Plan pour l'assassinat de Jacqueline Kennedy (Plan for the Assassination of Jacqueline Kennedy), pages 203 à 209, trad. Elisabeth GILLE
11 - Amour et Napalm : Export U.S.A. (Love and Napalm: Export U.S.A.), pages 211 à 219, trad. Elisabeth GILLE
12 - Crash ! (Crash!), pages 221 à 229, trad. Elisabeth GILLE
13 - Les Générations de l'Amérique (The Generations of America), pages 231 à 238, trad. Elisabeth GILLE
14 - Pourquoi j'ai envie d'enculer Ronald Reagan (Why I Want to Fuck Ronald Reagan), pages 239 à 245, trad. Elisabeth GILLE
15 - L'Assassinat de John Fitzgerald Kennedy (The Assassination of John Fitzgerald Kennedy Considered as a Downhill Motor Race), pages 247 à 251, trad. Elisabeth GILLE

    Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo, ....)    
Atrocity Exhibition (The) , 2000, Jonathan Weiss
La Foire aux atrocités , 2009, Pauline Bourse (Pièce de théâtre)
 
    Critiques    
 
     Lorsque j'étais encore un « jeune » auteur, à la recherche de moi-même, d'une forme plus personnalisée d'écriture, d'un signe de vie littéraire, je m'étais entiché d'un certain nombre d'écrivains : peu importe que je les cite tous, restons en à Ballard, qui faisait partie de cette poignée-là. La première lecture de son recueil The atrocity exhibition, en 1970, me remplit d'un enthousiasme encore juvénile, puisque je n'avais alors que trente ans. Je me disais : en Ballard, la SF a trouvé son Joyce.
     La traduction française de ce livre (La foire aux atrocités), me laissa plus froid déjà : quelques années avaient limé les hardiesses, émoussé les protubérances linguistiques du message. Le livre ressemblait fort à un exercice de style qui, pour prestigieux qu'il demeurât, n'en devenait pas plus convaincant avec le passage des saisons.
     De la LITTERATURE, il ne restait que la « littérature » : l'art pour l'art, dans un paysage culturel désolé. Les oracles avaient menti : la fiction spéculative ne renouvellerait pas la science-fiction : elle ne donnerait raison qu'aux vieux truqueurs que l'on croyait morts et qui allaient revenir en force : les Van Vogt, les Heinlein, les Anderson, les Asimov, les autres, tous les autres...
     Aujourd'hui, en prenant en main cette nouvelle mouture, à la portée de toutes les bourses, de The atrocity exhibition, je me sens las, je me sens solitaire, je me sens solidaire de tous ceux qui ont cru, quelques brèves et flamboyantes années durant, que la fiction spéculative allait être pour au moins quelques fraîches décennies quelque chose comme un art nouveau. Au lieu de cela, nous avons tourné en rond et quelques-uns de ceux qui auraient pu devenir de grands écrivains ont gardé un silence résigné. Je pense à vous, par exemple, Langdon Jones, James Sallis, Henry-Luc Planchat.
     Ces considérations émises, constatons que Le salon des horreurs date réellement un peu (beaucoup) et que les tics d'écriture y sont trop visibles. On me permettra de lui préférer les splendides gemmes qui composent cet irréprochable collier que demeure Vermillon Sands (Le Livre de Poche). Il faudra sauver de l'ensemble quelques textes majeurs qui feront date, mais davantage pour l'historien de la SF que pour le lecteur moyen. De toute façon, si vous ne possédez pas encore ce livre, procurez-vous le à présent qu'il existe dans une collection abordable.
     Et puis ensuite relisez Vermilion Sands. En toute confiance.

Daniel WALTHER
Première parution : 1/7/1981 dans Fiction 320
Mise en ligne le : 14/3/2009

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition TRISTRAM, (2004)


     Né en 1930 à Shanghai, interné par les Japonais dans un camp de prisonniers civils à la suite de l'attaque sur Pearl Harbor, médecin raté, pilote dans la RAF, grand amateur d'art moderne, concepteur-organisateur d'une exposition sur les accidents de voiture, J. G. Ballard est un des auteurs majeurs du XXe siècle, un des rares écrivains — plus de trente livres publiés — qui se soient attaqué à ce siècle, tel un chevalier, visionnaire et pervers, désireux de décrypter les courants souterrains d'une époque incompréhensible, trop complexe pour la plupart des gens. Will Self présente l'édition 2001 de La Foire aux atrocités de la façon suivante « ... le summum du roman expérimental en Angleterre. Les annotations de Ballard dans cette version définitive constituent un tour de force et sont par elles-mêmes une œuvre totalement originale. » Tout est dit ou presque, roman expérimental (illisible ?) complété en 2001, un tour de force. Mais essayons d'aller plus loin... de fournir quelques clés.

     1/ Comment lire La Foire aux atrocités ?
     Deux méthodes connues.
     a) La méthode dite classique, éprouvante, qui consiste à lire le livre dans l'ordre. b) Celle préconisée par l'auteur dans sa préface de l'édition 2001 : « Quant aux lecteurs qui se sentiraient quelque peu intimidés par la déconcertante structure narrative de La Foire aux atrocités (quoiqu'elle soit beaucoup plus simple qu'il y paraît au premier regard), ils devraient tenter une approche différente. Au lieu de commencer chaque chapitre par son début, comme dans tout roman traditionnel, contentez-vous d'en tourner les pages jusqu'à ce qu'un paragraphe retienne votre attention. Si quelque idée ou quelque image vous y semble intéressante, balayez alors du regard les paragraphes voisins jusqu'à ce que vous y trouviez quelque chose qui résonne en vous de façon à piquer votre curiosité. »
     Deux méthodes connues, donc, et plusieurs à inventer.

     2/ Qu'est-ce que La Foire aux atrocités ?
     Plusieurs hypothèses.
     a) Personne n'en sait rien, l'auteur y compris, mais plus malin que les autres, il se permet de faire semblant de savoir ; c'est ce qu'on appelle le « privilège de l'auteur ». b) Un livre collage sur les symboles et autres icônes des années 60 : Marilyn Monroe, Malcolm X, J. F. K, Elizabeth Taylor, Abraham Zapruder, Ralph Nader, la guerre du Viêt-nam, Jackie Kennedy, Lee Harvey Oswald. c) Une présucée de Crash ! dopée au napalm et au pop art, rythmée par le vacarme des hélicoptères Bell. d) Une galerie de peintures dans un hôpital psychiatrique. e) Une œuvre mineure de Williams S. Burroughs, signée par un anglais afin de respecter un système de quotas inconnu du commun des mortels. f) Une tentative plutôt aboutie de conciliation de l'architecture et de la sexualité.

     3/ Est-il vraiment nécessaire de lire La Foire aux atrocités ?
     a) Oui. b) Non. c) Il existe autant de réponses à cette question qu'il y a de lecteurs sur Terre.

     4/ Comment choisir entre La Foire aux atrocités (traduction de François Rivière) et Le Salon des horreurs (traduction d'Elisabeth Gille) ?
     a) Certaines sources bien informées se sont répandues en injures quand elles ont appris que les éditions Tristram reprenaient la traduction de Rivière et non celle de Gille. b) Certaines sources bien informées ont poussé un soupir de soulagement quand elles ont appris que les éditions Tristram reprenait la traduction de Rivière et non celle de Gille. c) Le rédacteur de la présente chronique serait tenté de faire un mix des deux ; mix qu'il prolongerait jusqu'au contenu même des deux éditions en intégrant au Salon des Horreurs les commentaires de Ballard datant de 2001 (passionnants), la préface de Burroughs datant de 1990 (intéressante) et en virant le texte grotesque de Jean-Jacques Schuhl qui n'a visiblement rien compris au pudding.

     En conclusion, La Foire aux atrocités est à la fois un livre majeur, un truc sans intérêt maintenant que nous sommes au XXIe siècle, et un majeur tendu au lecteur, aux critiques, qu'ils soient coincés ou non, et au XXe siècle défunté par la Shoa, l'agent orange et les architectes neo-puritains. Chapeau monsieur Ballard, vous avez parfaitement orchestré l'accident : les années 60 sont entrées en collision avec la littérature et les victimes déambulent sur Mulholland Drive, dans les bunkers de la Seconde guerre mondiale, hébétées, à peine capables de regarder Hollywood ou Utah Beach en contrebas.

CID VICIOUS
Première parution : 1/1/2004
dans Bifrost 33
Mise en ligne le : 1/3/2005


 

Edition TRISTRAM, (2010)


     Dans un article paru en 1962 dans le magazine New Worlds, Ballard souhaitait « que la S-F devienne abstraite et cool et invente des situations et contextes nouveaux qui illustrent obliquement ses thèmes. Par exemple, au lieu qu'on fasse du temps une sorte de super toboggan de fête foraine, l'utiliser pour ce qu'il est — l'une des perspectives de la personnalité — , et pour l'élaboration de concepts comme ceux de zone temporelle, de temps profond et de temps archéo-physique. Voir plus d'idées psycholittéraires, plus de concepts métabiologiques et métachimiques, de système temporels privés, de psychologies et d'espaces-temps synthétiques, plus de ces demi-mondes ténébreux qu'on peut entrevoir dans la peinture des schizophrènes, le tout baignant dans la poésie et les fantasmes spéculatifs de la science. »

     Un souhait que l'auteur concrétise en 1966 en publiant « Toi, moi et le continuum », le premier texte de ce qui allait devenir en 1970 Atrocity Exhibition, l'ouvrage le plus marquant de la new wave anglaise.

     Dans la préface à l'édition américaine de 1990, William Burroughs explique que dans Atrocity Exhibition, « la ligne de démarcation entre les paysages intérieurs et les paysages extérieurs s'estompe. Des bouleversements peuvent résulter de convulsions sismiques à l'intérieur même de l'esprit humain. Tout l'univers stochastique de l'âge industriel s'effondre en fragments cryptiques. »

     Mais en disant cela, ne parle-t-il pas aussi de ses propres textes, Le Festin nu, et surtout la Trilogie ? Comme si en publiant au début des années soixante La Machine molle, Le Ticket qui explosa et Nova express, Burroughs avait honoré les souhaits de J. G. Ballard. Et lorsqu'il dit, à propos de la Trilogie : « dans cette œuvre je tente de créer une nouvelle mythologie pour l'ère spatiale. J'ai l'impression que les vieilles mythologies sont définitivement brisées et ne sont pas adaptées au temps présent », n'évoque-t-il pas également Atrocity Exhibition ?

     Les propos de Marshall McLuhan intensifient encore ce jeu de miroir entre les deux écrivains : « Burroughs tente de reproduire en prose ce dont nous nous accommodons chaque jour comme un aspect banal de la vie à l'âge de l'électronique. Si la vie collective doit être rendue sur le papier, il faut employer la méthode de la non histoire discontinue », méthode qui s'applique également au Ballard d'Atrocity Exhibition, premier et peut-être seul non roman discontinu de l'histoire de la S-F.

     C'est en 1959 que Burroughs lance son « laboratoire expérimental » en publiant Le Festin Nu, mais il ne devance pas pour autant J. G. Ballard dont les premières tentatives de fiction expérimentale remontent à 1958, date à laquelle il inventa un roman entièrement conçu pour des panneaux d'affichage intitulé Projet pour un Nouveau Roman, avec un texte en partie illisible d'où ne se détachent que les titres et quelques observations, et dans lequel apparaissent déjà Xero, Coma et Kline, futurs personnages emblématiques d'Atrocity Exhibition.

     De nombreuses lignes de forces lient donc ces deux auteurs qui, dès la fin des années cinquante, veulent éviter le langage et le côté formel de l'écriture classique étrangère à tout réalisme, toute systématisation assujettie au conformisme, à la routine, à la duplication. Mais là où Burroughs se sert de la S-F pour aller le plus loin possible dans l'expérimentation en utilisant tous les instruments lui permettant de « dépasser les limites de la page imprimée » — cut-up, permutations, épissures, montage cinématographique — , Ballard part de la S-F et essaye de transformer, radicaliser le genre en le poussant dans ses extrêmes limites.

     Malgré son ardent désir de fiction expérimentale, Ballard s'est toujours considéré comme un « auteur à l'ancienne » et n'a jamais totalement dynamité la syntaxe comme ont pu le faire James Joyce, Raymond Roussel ou William Burroughs. Pour lui, la technique ne doit pas devenir le vrai sujet du roman et ne jamais reléguer l'émotion au vestiaire. Ainsi, dans la préface à l'édition anglaise de 2001, il donne la recette pour lire Atrocity Exhibition, roman mosaïque à la structure narrative peut-être déconcertante mais qu'il juge plus simple qu'il n'y paraît au premier regard : « contentez-vous de tourner les pages jusqu'à ce qu'un chapitre retienne votre attention. Si quelque idée ou quelque image vous y semble intéressante, balayez alors du regard les paragraphes voisins jusqu'à ce que vous trouviez quelque chose qui résonne en vous de façon à piquer votre curiosité. Et bientôt, je l'espère, le rideau de brume se déchirera pour permettre au récit sous-jacent d'en émerger. A ce moment, vous lirez enfin ce livre exactement comme il a été écrit. »

     Et Bill Burroughs de conclure : « Grossir l'image jusqu'au point où elle en devient indistincte constitue la tonalité fondamentale de La Foire aux atrocités. (...) Et comme les gens sont faits d'images, nous avons affaire à un livre littéralement explosif. »

     Crash !

Jacques BARBÉRI
Première parution : 1/7/2010
dans Bifrost 59
Mise en ligne le : 3/1/2013


 

Edition CHAMP LIBRE, Chute libre (1977)



     Quinze paysages mentaux où l'attirance morbide pour la mort automobile rejoint la fascination mécanique des figures stéréotypes (Marilyn Monroe, Jackie Kennedy, Ralph Nader) ; où l'expérience personnelle de l'auteur (décors d'une enfance en Extrême-Orient, mort de sa femme dans un accident d'automobile) se fond à la pression de l'actualité (guerre du Viêt-Nam, assassinats politiques) ; où Raymond Roussel donne la main à William Burroughs et Roland Barthes à Macluhan ; où est en cours une fossilisation de la conscience (avec peut-être naissance d'une nouvelle morale sadomasochiste de l'âge industriel ?) en même temps qu'une géométrisation (robotisation ?) des corps aspirant à la rigidité du béton et de l'acier ; où, enfin, l'auteur se livre à un jeu d'écriture dans la logique de ce qui précède (et en procède), et où naît, comme d'étranges fleurs sémantiques, une phraséologie autre destinée à célébrer les noces linguistiques de l'animé et de l'inanimé : un diorama de chair et de monticules ; les larges avenues des cuisses, les piazzas du pelvis et de l'abdomen, les arcades closes de la matrice.
     Le paysage scarifié de La forêt de cristal annonçait le sable onirique de Vermillon sand, qui s'actualisait dans The terminal beach, d'où provient cette Atrocity exhibition d'où va jaillir Crash ! Jamais aucun écrivain n'aura eu un itinéraire aussi cohérent, aussi rigide, aussi infaillible que Ballard. Cette nouvelle traduction de ce qui est un chef-d'œuvre malaisé, malcommode, haïssable sûrement pour certains, vient à point nommé pour combler les trous de ce parcours exemplaire, en même temps qu'il rehausse le blason parfois éclaboussé de « Chute Libre », et même donne à cette collection souvent brocardée pour ses détournements douteux un certificat d'opiniâtreté et d'homogénéité : car avec ses Farmer, ses Spinrad, son Moorcock, son Sturgeon, son Watson, « Chute Libre » est peut-être bien le lieu géométrique où la s-f s'en vient réfléchir sur elle-même et sa production en tant que littérature, sur son insertion et/ou sa dislocation dans la « débauche de fictions » (ou la fiction débauchée ?) du réel. Loin des causes superficielles et voyantes pour lesquelles on la louait ou la détestait (sang, sexe), « Chute Libre » ne serait-elle pas un austère laboratoire ?
 

Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/1/1977
dans Fiction 276
Mise en ligne le : 1/10/2012




 

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