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Le Père de feu

Pierre PELOT


Cycle : Les Hommes sans futur  vol. 4 


Illustration de Wojtek SIUDMAK

POCKET (Paris, France), coll. Science-Fiction / Fantasy n° 5173
Dépôt légal : janvier 1984
Première édition
Roman, 192 pages, catégorie / prix : 2
ISBN : 2-266-01354-8   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     La terre tremble toutes les semaines ; d'innommables taudis poussent sur les ruines. Cuerda, le padre, est là comme un poisson dans l'eau ; il sait toujours ce qu'il faut dire aux pelados. Et le signe arrive : en Terre de Feu, les humains ressuscitent. Serait-ce la fin des temps ? Cuerda n'en doute pas ; il veut conduire Nieve dans cette île du bout du monde ; la belle orpheline y retrouverait sa mère disparue. Rien n'arrête le padre ; quand le gouvernement fait dire que les miracles sont l'œuvre des Supérieurs, il prêche la croisade et entraîne les pelados vers le sud. Sans être contredit par Nieve, qui est aveugle et muette ; ni par son père, qui boit trop de tequila.

     Pierre Pelot est né en 1945 dans la montagne vosgienne où il vit toujours avec sa femme, son petit garçon, son chien et ses cinq chats. Auteur visionnaire et inspiré dans le Sourire des crabes et les iles du Vacarme, il a aussi écrit, sous le pseudonyme de Pierre Suragne, d'excellents romans d'action percutants et incisifs édités au Fleuve Noir. Il se déchaîne actuellement dans le cycle des « Hommes sans futur » dont Le père de feu est le quatrième tome.
 
    Critiques    
 
     Il y a décidément un ton Pelot, une façon particulièrement noire de bâtir une histoire et de la mener, à son terme en détruisant chaque route d'évasion possible, jusqu'à la chute finale dans le précipice. Bien sûr, ça ne marche pas toujours, il arrive que le livre avorte en cours de route ou se perde dans des méandres sans intérêt. Mais quand ça fonctionne jusqu'au bout, on obtient Blues pour Julie ou Le sourire des crabes. On obtient Le père de feu : un Pelot indispensable de plus.
     Dès les premières pages, l'atmosphère se créée : moite, pourrissante, elle envahira le livre et finira par submerger les personnages qui descendent du Sud-Amérique jusqu'à la Terre de Feu. Dans les décors/décombres, envahis de charognards et d'épaves sordides (là où Ballard dépose artistiquement ses carcasses de voiture fossilisées, stérilisées, propres, Pelot laisse s'installer la moisissure, la rouille et le tétanos), quelques personnages/perdants s'efforcent de s'évader de la pourriture ambiante. L'histoire, ici, n'est que prétexte. Il se passe quelque chose ailleurs, un espoir possible (la résurrection des morts) mais surtout il ne se passe plus rien ici et il faut bouger pour éviter les charognards. Malheureusement, le monde contrôlé par les supérieurs n'est plus qu'une gigantesque nasse et les personnages n'échapperont pas à leur destin/destruction. Les quelques pèlerins guidés par le Padre de feu s'arrêteront quelques minutes de trop dans un village et seront rattrapés et détruits. L'ex-soldat finira poignardé dans un bar après l'immobilisation de sa voiture, les autres se perdront dans l'autisme ou dans l'alcool...
     Pas vraiment un roman gai, non, mais les grands livres le sont rarement. Un des meilleurs Presses Pocket depuis longtemps.
 

Jean-Claude DUNYACH (lui écrire)
Première parution : 1/5/1984 dans Fiction 351
Mise en ligne le : 16/12/2008


 
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