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Le Livre d'Or de la science-fiction : Roger Zelazny

Roger ZELAZNY

Textes réunis par Marcel THAON

Première parution : Paris, France : Pocket, Le Livre d'or de la science-fiction n°5217, 17 décembre 1985

Illustration de Marcel LAVERDET

POCKET (Paris, France), coll. Le Livre d'or de la science-fiction n° 5217
Dépôt légal : décembre 1983, Achevé d'imprimer : 17 décembre 1985
Retirage
Recueil de nouvelles, 384 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-266-01650-4
Format : 10,8 x 17,8 cm
Genre : Science-Fiction



Quatrième de couverture
     Né en 1937, Roger Zelazny, débuta en 1962 et devint d'emblée une des stars de la nouvelle science-fiction américaine : dès 1965, son roman le Maître des rêves, sorte d'adieu à ses études de psychologie, remportait le prix Nebula. Cultivant la poésie depuis l'enfance, il s'est imposé par ses dons de visionnaire et son exceptionnelle qualité de style. Un héros en quête de lui même se découvre immortel et doué de superpouvoirs : peut-il devenir dieu, créer des mondes à profusion, jouir à jamais d'une perfection grandiose ? Va-t-il hésiter au seuil de la toute-puissance qui abolit le désir, rencontrer la mort dans l'éternité, affronter des doubles maléfiques aussi forts que lui ? L'euphorie est une frêle pellicule à la surface de l'horreur, les dieux reculent et rêvent de redevenir de hommes. c'est le sujet de ses premiers romans. Puis son imagination a produit de purs joyaux comme l'Ile des morts, les Neuf Princes d'Ambre et le Maître des ombres.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - Marcel THAON, Roger Zelazny : entre Frankestein et Pygmalion, pages 7 à 49, préface
2 - Le Mystère de la passion (Passion Play, 1962), pages 53 à 59, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
3 - Corrida (Corrida, 1968), pages 60 à 63, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
4 - L'Assassinat politique considéré comme une attraction foraine (No Award, 1977), pages 64 à 75, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
5 - En exposition (A Museum Piece, 1963), pages 76 à 88, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
6 - Le Cadeau des Borgia (The Borgia Hand, 1963), pages 89 à 93, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
7 - Le Monstre et la pucelle (The Monster and the Maiden, 1964), pages 94 à 95, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
8 - La Véritable histoire d'Ulysse et de la fée Circée (Circe Has Her Problems, 1963), pages 96 à 103, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
9 - La Sangsue mécanique (The Stainless Steel Leech, 1963), pages 104 à 110, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
10 - Évasions (The Misfit, 1963), pages 113 à 119, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
11 - Que vienne le pouvoir (Comes Now the Power, 1966), pages 120 à 127, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
12 - Clefs pour Décembre (The Keys to December, 1966), pages 128 à 157, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
13 - Lumière lugubre (Dismal Light, 1968), pages 158 à 175, nouvelle, trad. Jacques POLANIS
14 - L'Homme qui aimait la Faïoli (The Man Who Loved the Faioli, 1967), pages 179 à 189, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
15 - Une plage au bout du chemin (The Engine at Heartspring's Center, 1974), pages 190 à 200, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
16 - Les Amours de vacances (Halfjack, 1979), pages 201 à 207, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
17 - Le Temps d'un souffle, je m'attarde (For a Breath I Tarry, 1966), pages 208 à 250, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
18 - Le Chant du babouin bleu (Song of the Blue Baboon, 1968), pages 253 à 259, nouvelle, trad. Denise HERSANT
19 - Une effroyable et merveilleuse beauté (A Thing of Terrible Beauty, 1963), pages 260 à 266, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
20 - La Fièvre du collectionneur (Collector's Fever, 1964), pages 267 à 271, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
21 - L'Anneau du roi Salomon (King Salomon's Ring, 1963), pages 272 à 298, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
22 - Le Jeu de Cendre et Sang (The Game of Blood and Dust, 1975), pages 299 à 304, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
23 - La Route de Dilfar (Passage to Dilfar, 1965), pages 307 à 314, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
24 - Thélinde chantait (Thellinde's Song, 1965), pages 315 à 323, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
25 - Le Dernier rempart de Camelot (The Last Defender of Camelot, 1979), pages 324 à 352, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
26 - L'Amour est un nombre imaginaire (Love is an Imaginary Number, 1966), pages 353 à 360, nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
27 - (non mentionné), Bibliographie de Roger Zelazny, pages 361 à 378, bibliographie
Critiques
     Je ne connaissais de Roger Zelazny que ses romans : Le Maître des Rêves, L'île des Morts, Le Maître des Ombres... Mais ses nouvelles, non, mises à part quelques-unes parues dans Galaxie, Fiction ou réunies dans L'Homme qui n'existait pas (Presses Pocket n° 5036).
     Marcel Thaon, en présentant ce Livre d'Or m'a permis de remédier à cette lacune.
     Force est de constater que Zelazny n'est pas seulement un romancier brillant ; il cultive également l'art du texte court, l'écriture du texte-choc. En exposition, Le cadeau des Borgia, La véritable histoire d'Ulysse et de la fée Circée, La sangsue mécanique, et Une plage au bout du chemin constituent des exemples révélateurs en la matière, lis illustrent, en outre, l'existence de sources d'inspiration formidables qui autorisent l'écrivain à ne pas se cantonner dans une spécialisation pouvant se révéler parfois mutilante. Zelazny sait transmuer le vieux en neuf et réinventer comme ceux du Moyen-Age.
     I ! excelle également dans les textes un peu plus longs tels Clefs pour Décembre et surtout Le temps d'un souffle, je m'attarde qui est la nouvelle préférée de l'auteur : l'histoire d'une machine qui veut devenir un Homme et qui, peut-être, va réussir...
     Marcel Thaon, en faisant la part belle aux inédits, a façonné un Livre d'Or très riche et particulièrement éclectique d'où ni l'humour, ni la science, ni l'amour, ni la Fantasy ne sont absents. Merci.
     Merci, Monsieur l'anthologiste, pour ce panorama complet et homogène dans sa qualité qui comptera probablement parmi les livres parus en 1986 à ne pas manquer.

Éric SANVOISIN
Première parution : 1/7/1986 dans Fiction 376
Mise en ligne le : 3/11/2003


     Prononcer le nom de Roger Zelazny revient à convoquer un pan entier de l'histoire de la SF moderne, aux USA comme en Europe puisqu'un roman tel que L'île des morts est devenu en langue française un véritable livre-culte. Qu'on l'aime ou non, qu'on apprécie ou non son recours aux mythes fondateurs ou aux tentatives stylistiques, on doit admettre que Zelazny occupe une place dont l'importance ne peut être niée ou simplement omise. Que le Livre d'Or lui consacre enfin un volume n'est donc que justice, et institutionnalisation de son influence. Que Marcel Thaon, grand spécialiste de Dick, s'en soit occupé, est un gage de sérieux et de compétence.
     Le choix des textes, comportant une bonne part d'inédits, trace de l'auteur un portrait éclaté qui se fige de brefs instants par et dans ses obsessions : l'acquis culturel, le pouvoir, la machine, l'étranger... L'introduction de Thaon, un modèle de ce qui se fait de mieux dans la collection, tente quant à elle de rétablir une lecture claire du romancier. Zelazny nous est parvenu dans la mouvance new-thing des années 60, et a été classé aussitôt expérimentateur de formes et révolutionnaire de la SF (l'amateur de SF n'aime rien tant que classer !). Un livre tel que Royaumes d'ombre et de lumière n'a en rien arrangé cette lecture. Avec ses trois prix Nebula, ses quatre Hugo, le succès de la série d'Ambre, Zelazny est pourtant loin des formalistes au succès confidentiel. Pour Marcel Thaon, ce fut une première erreur de lecture : Zelazny a expérimenté par souci de renouveler sa technique à chaque livre, non par choix délibéré ou par rejet des formes classiques de la narration. La seconde erreur fut de voir en lui un pourfendeur de la SF classique. Zelazny pencherait vers Clarke, Heinlein, Niven, et ferait montre d'optimisme et de foi en la Science. Je me permettrai d'être moins catégorique : je ne suis pas certain qu'une lecture approfondie d'un texte tel que Le temps d'un souffle, je m'attarde permette de le classer parmi les signes d'un optimisme béat. Courir les étoiles coupe des passions terrestres. Est-ce une victoire ? Souvent, la toute puissance (motif central chez Zelazny) est un leurre : le désir de contrôle absolu de l'univers (créer des mondes comme Francis Sandow : métaphore de l'écrivain) présente toujours des failles : Zelazny demeure à tout le moins très ambigu. Comme le souligne par ailleurs Thaon, donner un sens au monde n'est possible qu'à travers l'émotion, et celle-ci n'existe que par le renoncement à la toute puissance : l'immortalité est sans émotion (telle est la clé des grands textes que sont Clefs pour Décembre, Une plage au bout du chemin ou L'homme qui aimait la Faïoli).
     Quant au Zelazny récent, l'écrivain tourné vers la fantasy et les mythes celtes, qui a sans doute depuis longtemps provoqué une désaffection ou une déception dans son public des années 60, son évolution a peut-être comme source la même ambiguïté dans ses rapports avec la Science triomphante. Le recours à la Fantasy peut se lire souvent comme signe d'une suspicion intellectuelle face aux pouvoirs du rationnel (par lesquels la conquête du cosmos côtoie Bhopal). Je ne me détournerai pas de Zelazny à cause de ce recours au merveilleux (sous-jacent d'ailleurs dans ses œuvres « mythologiques »). Bien que non intéressé globalement par la Fantasy, je ne me permets pas pour autant d'asséner une condamnation tout aussi globale du genre. Qu'est-ce qui importe, sinon l'œuvre, quel que soit le genre dans lequel elle s'inscrit ? Par contre, l'utilisation qui est faite par certains de la Fantasy (perçue comme un tout nivelé, de Howard à Gene Wolfe !) dans une volonté de confrontation de celle-ci à la SF, cette utilisation-là m'agace profondément, et elle aboutit toujours, aujourd'hui, à présenter une SF agonisante relayée par une Fantasy glorieuse...
     Au total, on aurait tort de considérer Roger Zelazny comme un has-been de la SF new-thing. L'œuvre entière pèse un poids d'interrogations et de nécessité interne tel qu'on ne peut en négliger aucun pan. Mais le lecteur qui découvrirait soudain Terre mouvante a grand intérêt à lire Zelazny également dans Seigneur de lumière, L'île des morts ou... ce Livre d'Or.

Dominique WARFA (lui écrire) (site web)
Première parution : 1/6/1986 dans Fiction 375
Mise en ligne le : 6/11/2003

Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo...)
La Cinquième dimension ( Saison 1 - Episode 59 : Le dernier chevalier ) , 1986, Jeannot Szwarc (d'après le texte : Le Dernier rempart de Camelot), (Episode Série TV)

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