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Une vie après l'autre

Kate ATKINSON

Titre original : Life After Life, 2013
Traduction de Isabelle CARON

LIVRE DE POCHE (Paris, France) n° 34366
Date de parution : 11 janvier 2017
Dépôt légal : janvier 2017
Réédition
Roman, 640 pages, catégorie / prix : 8,90 €
ISBN : 978-2-253-08746-5
Format : 11,0 x 17,8 cm
Genre : Science-Fiction

Couverture : Studio LGF. © Spitta + Hellwig / Plainpicture.


Quatrième de couverture
     11 février 1910 : Ursula Todd naît – et meurt aussitôt.
     11 février 1910 : Ursula Todd naît – et meurt, quelques minutes plus tard, le cordon ombilical enroulé autour du cou.
     11 février 1910 : Ursula Todd naît le cordon ombilical menace de l’étouffer, mais Ursula survit.
     Ursula naîtra et mourra de nombreuses fois encore – à cinq ans, noyée ; à douze ans, dans un accident domestique ; ou encore à vingt ans, dans un café de Munich, juste après avoir tiré sur Adolf Hitler et changé ainsi, peut-être, la face du monde...
 
     Démiurge, « grand horloger » romanesque, Kate Atkinson déplace ses pions avec maestria mais, avant tout, s’interroge sur cette infinité de petits riens qui jalonnent la folle aventure de la vie. Emmanuelle Giuliani, La Croix.
 
     Trépidant, imaginatif et plein d’entrain. Christine Ferniot, Lire.
 
     Une conteuse surdouée. Christophe Mercier, Le Figaro littéraire.
 
     PRIX COSTA.
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition GRASSET, (2020)

Ursula vient au monde en 1910 dans une famille de la bourgeoisie anglaise. Enfant mort-née. Puis, dans un récit alternatif, elle survit quelques heures. Une troisième histoire démarre, où Ursula vit jusqu’à l’âge de cinq ans avant de mourir accidentellement... Petit à petit, Kate Atkinson suit les différentes trajectoires que peut prendre la vie d’Ursula, à la manière dont on explore les branches d’un arbre de décision : Ursula, petite fille, va jouer dans la mer et se noie sous les yeux d’un homme trop loin pour la sauver ; ou bien l’homme n’est pas trop loin, il intervient juste à temps et l’histoire peut continuer.

Reprenant sans cesse le même point de départ (en variant les points de vue), Atkinson déploie l’éventail des possibles qui font et défont une vie pour raconter une petite fille anglaise née juste avant la Grande Guerre, son enfance puis sa jeunesse jusqu’à la seconde guerre mondiale.

La structure particulière du roman déborde sur l’histoire elle-même : par un fascinant mimétisme entre le personnage principal et le lecteur, Ursula est souvent  l’objet d’une sensation de déjà-vu, de réminiscence platonicienne (« maintes fois renaissante l’âme a tout vu ») qui lui permet, parfois, d’échapper à son destin funeste. Plus encore, cette intuition des bifurcations multiples de sa destinée amène Ursula à s’interroger tandis que l’Europe assiste à la montée du nazisme : et si quelqu’un assassinait Hitler, le cours de l’Histoire serait-il changé ? Cette question, familière aux lecteurs d’uchronies, conduira plusieurs avatars d’Ursula à côtoyer le futur dirigeant du Reich.

Sans jamais s’affirmer comme relevant de la science-fiction ou du fantastique, le roman de Kate Atkinson, par sa structure arborescente, son jeu sur l’uchronie et les brusques accès de précognition de son héroïne, se rattache aux littératures de l’imaginaire (signe qui ne trompe pas : la critique mainstream parle de « fiction légèrement surréaliste »). C’est aussi une fresque familiale couvrant la première moitié du vingtième siècle, avec une galerie de personnages auxquels on s’attache vite, une successions de petites histoires du quotidien mêlées à la grande Histoire (les scènes durant le Blitz, notamment, sont d’une force peu commune). Une vie après l’autre se lit aussi comme une chronique de l’évolution de la société, des moeurs et, surtout, de la place des femmes. Grâce à Ursula d’abord, tantôt épouse martyrisée, tantôt vieille fille, tantôt mère, tantôt célibataire carriériste, tantôt volontaire de la défense passive dans le Blitz de Londres ; mais aussi grâce aux autres personnages féminins, sa mère bourgeoise névrosée, sa tante libre et « scandaleuse », ou même une certaine Eva Braun !

Le style plein d’ironie affectueuse, d’humour très british et de tendresse de Kate Atkinson ajoute au plaisir de la lecture de ce roman intelligent, parfois labyrinthique et toujours passionnant.

Jean-François SEIGNOL
Première parution : 2/12/2020
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