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Utopiae

ANTHOLOGIE

Textes réunis par Bruno DELLA CHIESA & Denis GUIOT


Cycle : Utopiales  vol. 2 


Illustration de Enki BILAL

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Dentelle du Cygne n° (26)
Dépôt légal : octobre 2000, Achevé d'imprimer : octobre 2000
192 pages, catégorie / prix : 1
ISBN : 2-84172-149-3
Format : 13,0 x 18,0 cm  
Genre : Science-Fiction

Sept auteurs européens en quête d'utopies. Toutes les nouvelles sont inédites dans leur langue d'origine.



    Quatrième de couverture    
     L'utopie...
     Songe creux pour les uns, genre littéraire porteur d'un projet politique ou social pour les autres, l'utopie a connu bien des aventures, bien des déboires, depuis la création du mot latin utopia en 1516 par Thomas More (du grec ou, « non », et topos, « lieu »).
     Et si ce « non-lieu » était avant toute chose l'expression d'un désir en partance, la prise de conscience que le voyage est plus important que la destination, bref, une question d'attitude ?
     Avec Utopiae, publié à l'occasion du festival Utopia 2000 de Nantes, sept auteurs de science-fiction européens abordent de manière originale les rivages de l'utopie, de l'utopie intérieure.
     Avant de changer le monde, change le monde qui est en toi.

    Sommaire    
1 - Bruno DELLA CHIESA & Denis GUIOT, Préface, pages 9 à 11, Préface
2 - Andreas ESCHBACH, L'Envol du faucon sagittal (Der Schwung der Pfeilfalken), pages 13 à 40, trad. Claire DUVAL
3 - Hans Henrik LOYCHE, Vision par défaut (Vision by Default), pages 41 à 63, trad. Corinne FAURE-GEORS
4 - Nicoletta VALLORANI, Celle qui libère (Floppy libera tutti), pages 65 à 87, trad. Éric VIAL
5 - Peter SCHAAP, La Sixième porte (De Zesde Poort), pages 89 à 106, trad. Joke Marjolein LANGERIJS
6 - Christopher PRIEST, L'Utopie, et après… (Beyond the Beyond), pages 107 à 118, trad. Thomas BAUDURET
7 - Armando BOIX, L'Enfant qui ne voulait pas être heureux (El niño que no quiera ser feliz), pages 121 à 155, trad. Christophe JOSSE
8 - Christian GRENIER, Partir pour Edena, pages 157 à 182
9 - (non mentionné), Les Auteurs, pages 183 à 189, Dictionnaire d'auteurs
 
    Critiques    
     Prolongement au festival d'Utopia 2000 qui s'est déroulé en octobre à Nantes, cette anthologie européenne réunit sept auteurs de sept pays européens, sur le thème de l'utopie, « bien malmenée par l'histoire du XXe siècle ». Et de fait, celle-ci n'évoquée qu'en filigrane, comme s'il y avait impossibilité, de nos jours, à penser le bonheur à l'échelle d'un pays ou d'une société.
     Certes, le visage de l'utopie a bien changé au fil des siècles. On s'est depuis longtemps rendu compte que la société parfaite est synonyme d'immobilisme et d'ennui, ce qu'illustre parfaitement Christopher Priest (L'Utopie, et après...). La diversité étant le lot de la nature humaine, elle ne saurait convenir à tous ses représentants, générerait ses laissés-pour-compte et devrait tenir compte de l'évolution personnelle de chacun comme cela est joliment suggéré dans L'Enfant qui ne voulait pas être heureux, d'Armando Boix. Sa perfection en fait de toute façon un horizon indépassable, qui provoque frustrations et insatisfactions, mais qui offre, à chaque étape, la justification de ses efforts (L'Envol du faucon sagittal, d'Andréas Eschbach). Car l'utopie se gagne ou se conquiert, parfois au prix de la dissidence ; c'est ce que rappelle Christian Grenier, dans un texte qui n'est pas sans évoquer 1984 d'Orwell et Les Dépossédés de le Guin (Partir pour Edena).
     Comme elle ne saurait être imposée pas plus qu'elle n'est donnée, l'utopie se reçoit donc moins qu'elle ne s'acquiert, au terme d'une trajectoire personnelle, la quête devenant le temps de l'apprentissage : « Merci de nous avoir laissé chercher la vérité tout seuls », pense le héros de Vision par défaut (Hans Henrik Loyche). La trajectoire contient en elle le processus de la métamorphose (La Sixième Porte, de Peter Shaap), de la libération de soi, à l'instar de l'héroïne renfermée de Nicoletta Vallorani (Celle Qui Libère).
     Les anthologistes en conviennent dès la préface : aujourd'hui, l'utopie n'est plus une destination mais une trajectoire, individuelle avant d'être collective. « Avant de changer le monde, change le monde qui est en toi », écrivent-ils, entérinant la conclusion de Grenier : « Car l'utopie, ce n'est pas un lieu, un temps, un système. C'est de tenter de vivre au présent. Et de rendre heureux ceux qu'on aime ».
     Quête du bonheur ou accomplissement de soi, il n'en reste pas moins que l'idée qu'on se fait de l'utopie est à l'image de notre temps, élaborée dans une perspective toute personnelle et forcément relative. Les désastreuses idéologies totalitaires du XXe siècle sont passées par là, suscitant un réflexe de méfiance devant tout système. Cette anthologie au sortir d'un siècle qui vit fleurir plus de contre et d'anti-utopies a donc le mérite de faire le point.


Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/12/2000 dans Galaxies 19
Mise en ligne le : 1/3/2002


 
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