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Le Sang d'Arion

Alexandre MALAGOLI

Première parution : Paris, France : Mnémos, Légendaire, octobre 1999
Cycle : La Pierre de Tu-Hadj  vol. 1 


Illustration de Julien DELVAL

MNÉMOS (Paris, France), coll. Légendaire n° (49)
Dépôt légal : octobre 1999, Achevé d'imprimer : octobre 1999
Première édition
Roman, 384 pages, catégorie / prix : 6
ISBN : 2-911618-52-1
Format : 11,1 x 17,5 cm
Genre : Fantasy



Quatrième de couverture
     « Là où est né l'Enfant, j'ai vu les derniers des Tu-Hadji,
     Et les Sœurs Magiciennes en manteaux de lumière,
     Leurs grandes ailes déployées, sculptant le néant.
     J'ai chanté le début et la fin du Temps,
     J'ai vu les Tu-Hadji. récompensés dans leur longue veille.
     Là où est né l'Enfant, tout drapé d'argent... »
 
     L'Empire s'effondre, l'Empire s'enflamme ! Les cadavres jonchent déjà les steppes autour de Youbengrad. La main du destin s'est refermée sur ces terres oppressées par les Provinces voisines et tiraillées par les querelles... Mais la fatalité prend parfois des voies surprenantes : qui aurait cru que Wilf, un orphelin recueilli par un maître-tueur, et Lucas, un jeune moine prometteur, se trouveraient engagés dans la même quête ? Des bas-fonds de Mossiev au cloître de l'abbé Yvanov, la magie de Djulura, une diseuse de bonne aventure, lui permet d'entrevoir leur avenir. Haine, guerre, amour et mort sous un linceul de neige dans une capitale assiégée : Wilf et Lucas avancent sur une route glacée où le moindre faux pas peut mener au bûcher. Car ici, on brûle les magiciens... Ici, seul le peuple mythique des Tu-Hadji garde en son sein un espoir de paix...
 
     Alexandre Malagoli, né en 1976, s'impose d'emblée avec ce premier roman comme un grand espoir de la nouvelle génération de la Fantasy.
Critiques
     L'ampleur est un art. Certes, n'est pas Tolkien qui veut, mais dans cette fantasy-là, mieux vaut maîtriser son sujet si l'on ne souhaite pas s'exposer aux foudres de la critique, ce vieux dragon à l'estomac délicat qui ne jubile que lorsqu'il peut déverser sa bile contemptrice sur les aspirants écrivains. Avec Le secret de Ji, Grimbert avait réussi son entrée, se hissant sans complexe au niveau des meilleurs artisans anglo-saxons du genre ; Malagoli lui est loin de marcher dans les pas du grand Pierre. Le premier tome de ce cycle souffre de beaucoup trop de maladresses, tant dans le style que dans la construction. Manque de cohésion, de cohérence, aussi bien dans l'histoire développée — l'enchaînement des évènements laisse trop souvent un goût d'artificiel, comme dans une partie de jeu de rôles préparée à la hâte — que dans l'univers créé, de bric et de broc, trop impersonnel. Reste que le cas n'est probablement pas désespéré et que des pages plus réjouissantes s'annoncent peut-être — la mention d'hommes-taupes a excité ma curiosité. Ce premier volet n'était sans doute pas mûr, pas prêt à être publié.

ALIÉNOR
Première parution : 1/5/2000 dans Faeries 1
Mise en ligne le : 1/10/2004


     Les éditions Mnémos nous proposent encore une fois de découvrir un nouvel auteur de fantasy qui se lance d’emblée dans une grande saga, La pierre de Tu-Hadj. Ce premier volet commence par l’enfance de deux jeunes orphelins que tout oppose a priori. Lucas est un jeune moine prometteur officiant dans un petit monastère loin des centres de l’Eglise et du pouvoir, alors que Wilf est un vagabond recueilli par un maître-tueur qui fait de lui son apprenti. Tous deux vont assez rapidement se retrouver réunis par le destin et plongés au cœur d’intrigues qui menacent l’Empire d’effondrement.

     Le Sang d’Arion ne sort jamais vraiment des canons du genre et le début ne réserve guère de surprises. Les personnages restent assez mal dégrossis et un peu trop caricaturaux, malgré leur cheminement peu banal. Les figures secondaires sont également plutôt sommaires et l’on ne sait pratiquement rien de leurs motivations ; elles ont aussi un peu trop tendance à disparaître de la scène, le récit suivant toujours Wilf et Lucas.

     L’intrigue ressemble davantage à une suite d’épisodes distincts qu’à un récit suivi. On passe d’un événement à un autre sans que les uns influent vraiment sur les autres, ce qui fait que certains passages arrivent parfois un peu comme un cheveu sur la soupe, comme par exemple le début de romance entre le jeune tueur et une aristocrate de la cour, qui se conclut de manière bien peu convaincante, et dont on n’entendra plus parler par la suite.
     Les différents épisodes du récit sont également de qualité inégale : ainsi, après un passage plutôt réussi au palais du Csar, les batailles qui s’ensuivent paraissent bien pâles, malgré leur conséquence sur l’empire.

     Tous ces défauts n’empêchent cependant pas le récit d’être d’une lecture agréable. Bien qu’un peu confus, l’univers de l’auteur, sorte de version parallèle de la Russie tsariste, est riche en possibilités. Ce n’est certes pas d’une folle originalité, mais on a vu bien pire, surtout dans un premier roman. Certains rebondissements, quoiqu’un peu artificiels, relancent l’intérêt même si beaucoup d’éléments restent obscurs à la fin de ce premier volume, notamment tout ce qui tourne autour de la magie. Alors, attendons de voir comment va évoluer la série. En somme, malgré ses petits défauts de jeunesse, ce roman mérite le détour.

Frédéric BEURG (lui écrire)
nooSFere

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